De la démocratie moderne comme paradoxe

1- La démocratie représentative, appelée aussi ‘démocratie délégative’, est tellement devenue la forme dominante de la démocratie, dans le monde d’aujourd’hui, qu’elle a fini –en tant que signifiant- par en être un synonyme. Elle est un ordre dans lequel les citoyens élisent -au niveau national, régional et local- des représentants qui sont censés exercer le pouvoir en leur nom –au nom des électeurs, évidemment. L’élu y est, toujours, représentant pour une durée limitée, ce qui ne fait que renfoncer le caractère démocratique du mandat …et ce sans quoi, pour des raisons aisément compréhensibles, le risque que la pratique du vote conduise à un renversement du pouvoir du peuple, par le peuple, se fait fort.
Par ailleurs, tout citoyen -entendu au sens de la citoyenneté politique, laquelle est probablement née dans l’antique Athènes, ou de membre de l’État- y est éligible, dans un monde où les conditions (formelles) d’éligibilité sont de plus en plus réduites au plus strict minimum de ce que la raison impose. Enfin, et à plus forte raison, tout citoyen y est électeur, dans un monde dont le type de suffrage -celui dit ‘universel’- a de quoi marquer et interpeller les contemporains que nous sommes …et qui, le plus souvent, oublient ce que signifient des expressions comme celles de ‘suffrage censitaire’ ou de ‘suffrage capacitaire’ –et, plus encore, oublient combien il s’agit de signifiants et de signifiés fondamentalement modernes, pour ne pas dire : contemporaines.
Pour prendre la mesure de combien la démocratie représentative, dans le monde d’aujourd’hui -lequel est, pour ce qui nous intéresse ici, celui du suffrage universel-, a bouleversé notre monde, et donc de combien elle est au cœur de l’histoire, plus que moderne, contemporaine, nous nous contenterons des deux observations qui suivent. D’une part, un homme de couleur noire –et dont, de surcroit, le père est, tout à la fois, africain et musulman (de naissance et d’éducation)- dirige la plus grande puissance de la planète. Cet homme dirige cette même puissance où le Klu Klux Klan -défendant, outre la supériorité de la race blanche et y compris par la violence et le crime, la ‘blancheur’ et le protestantisme de la nation américaine- s’est imposé comme force politique en plein XX° siècle, et où, un jour d’avril 1968, et après avoir prononcé l’un des plus beaux et plus prophétiques discours de l’histoire politique contemporaine, un certain Martin Luther King a été assassiné. D’autre part, lorsque nous contemplons combien il y a de femmes parmi les grands décideurs politiques, dans le monde actuel, et remarquons combien l’écrasante majorité d’entre elles n’y est parvenue –plus qu’extérieurement à toute hérédité ou alliance (monarchique)- qu’après avoir fait l’expérience de l’épreuve des urnes, on ne peut ne pas prendre conscience de tout le chemin parcouru …dans un univers où, dans les pays les plus développés et les plus démocratiques, le suffrage universel n’a cessé de signifier ‘suffrage universel masculin’ qu’au siècle précédent.

2- Ceci étant, dans la démocratie représentative, qui, du droit de vote et d’éligibilité, a fini par faire un droit fondamental …et le principal droit civil, ce qu’on entend par ‘souveraineté du peuple’ s’exprime par une délégation des prises de décision à des assemblées de représentants élus et à un gouvernement. Toutefois, ce système politique –qui est loin d’avoir réglé tous les problèmes liés à ladite souveraineté- rencontre un certain nombre de limites dont la plus caractéristique pourrait consister, à notre humble sens, dans la remarquable liberté qu’a l’élu, une fois élu, de ne plus rien faire dans le sens de la réalisation de ce pourquoi il a été élu. Loin de concerner uniquement le Premier magistrat, dans les États où celui-ci est élu, qu’il le soit par le suffrage universel direct ou non, ce phénomène concerne probablement, beaucoup plus encore, le reste des élus –c’est-à-dire la grande masse des représentants, ceux dont on peut attendre de façon bien plus concrète et plus immédiate.
Notons bien qu’on peut attendre, de ces représentants siégeant en assemblées, y compris si on n’a voté (directement ou indirectement) ni pour le Président ni pour le parti majoritaire –dont, souvent, le chef se retrouve, plutôt qu’a la tête de l’État, à celle du gouvernement. Au fond, il y est question, principalement, des élus siégeant dans des assemblées de niveau national –plus concrètement, dans les systèmes (bicaméraux) à deux chambres, la chambre dite ‘basse’. Mais ne sommes-nous pas dans un monde où la démocratie dite ‘parlementaire’ constitue l’expression dominante de la démocratie ?

3- Dans ledit monde, le Parlement -constitué par des représentants élus, du peuple- est l’agent central de l’exercice du pouvoir (cratie ou kratos) par le peuple (démos). Et aussi surprenant que cela puisse paraitre, cette démocratie est née, beaucoup plus concrètement que sous le ciel des athéniens et de leur citoyenne Agora, sur la terre de la monarchie britannique et de ses sujets. Sur cette terre, et aussi royaliste qu’elle semble avoir été et continuer à être, le gouvernement a commencé à être responsable (politiquement) devant le parlement, dont, par ailleurs, il est issu -ce qui signifie que les parlementaires ont acquis le pouvoir de dissoudre le gouvernement.
Il en est ainsi dans cet État où les droits du monarque se ramènent, depuis bien plus longtemps qu’on ne l’imagine couramment, à trois, à savoir : «le droit d’être consulté, le droit d’encourager et le droit de mettre en garde ». Ceci est l’ordre politique connu sous le nom de ‘régime parlementaire’, et qu’il peut être judicieux –malgré toute la substance commune qu’on peut trouver entre les deux- de ne pas identifier à la ‘démocratie parlementaire’, celle-ci pouvant, d’ailleurs, être associée à un régime non-parlementaire. Cette dernière précision étant faite, notons que ledit régime s’impose, d’une façon ou d’une autre, comme le régime le plus répandu dans le monde …et, plus particulièrement encore, dans les pays reconnus être des démocraties.
Fait qui pourrait surprendre, ce régime britannique s’impose, à l’exception centrale, dans le monde développé, des États-Unis d’Amérique –lesquels constituent, très probablement, l’unique réalisation plus ou moins pure de ce qu’on nomme ‘régime présidentiel’. Autre exception à cette loi, mais avec une radicalité beaucoup moindre, est constitué le système dont la France –celle de la V° République et de la Constitution de 1958- pourrait bien être l’expression la plus classique –et en lequel on voit une troisième voie entre la Parlementaire et la Présidentielle. A propos de ces deux exceptions, et vu la petitesse du présent texte, nous nous contenterons de dire ceci : Quelle que soit l’ampleur, effective ou supposée, de la moindre importance qu’ils octroient au parlement, relativement à ce qui caractérise le système dominant, ils relèvent de la démocratie parlementaire -et donc de la démocratie indirecte, celle-là même dont nous traitons ici.
Des États comme l’Australie, le Canada, l’Inde ou la Nouvelle-Zélande, pour des raisons (historiques) qui peuvent se comprendre, ont repris le système dominant de manière plus entière, plus fidèle, comparativement à ce que d’autres pays en ont fait. Il n’en est pas très différemment de l’Irlande, même si on la présente, parfois, comme une illustration de ce que le constitutionnaliste français Maurice Duverger distingue par l’expression de ‘régime semi-présidentiel’ –régime par rapport auquel, un pays comme la Finlande, depuis la Constitution adoptée en 2000, a reculé. Maintenant, que de nombreux États l’aient appliqué en tenant compte de telle ou telle particularité nationale, ou en l’adaptant par choix délibéré, il n’en reste pas moins que la transition du parlementarisme dualiste –responsabilité du gouvernement devant le parlement et devant le chef de l’État- au parlementarisme moniste -responsabilité, uniquement, devant le parlement- a commencé à se généraliser dès le XIX° siècle ; ajoutons qu’il arrive que cette responsabilité unique s’exprime plus dans les faits que dans le droit. Par ailleurs, les États –comme la Belgique, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, le Danemark, la Norvège ou le Japon- qui restent des royaumes, jusqu’à nos jours, ne sont pas restés à l’écart de ce mouvement historique qui a fait passer le monde -essentiellement en sa partie occidentale- de l’ère de l’absolutisme (monarchique) à l’ère de la ‘souveraineté populaire’.

4- Pour revenir à la liberté du Parlementaire, vis-à-vis de ses électeurs, comprenons bien qu’elle est absolument légale ; concrètement, outre son impossible révocation, le représentant qui n’aurait pas respecté les engagements, pris devant ses mandants, n’est attaquable devant aucun Tribunal- et que la seule sanction possible, pour qui exercerait une telle liberté, se réduit à l’éventualité d’une non-réélection. Face à ce constat, on pourrait penser à l’existence d’un vide juridique et, par conséquent, croire qu’il suffirait de le combler -pour que le problème soit dépassé. Il n’en est rien puisqu’il nous faut remarquer que, de façon encore plus explicite, le mandat en question est, formellement, qualifié de ‘représentatif’ …par souci de le distinguer de ce qu’on nomme ‘mandat impératif’ –ce qui signifie que le droit de l’élu, de ne pas tenir compte de la volonté (particulière) sur la base de laquelle il a été choisi, est formellement affirmé et reconnu.
Nous sommes, ici, en plein dans la distinction entre ‘mandat représentatif’ et ‘mandat impératif’, celui-ci étant –à la totale différence de celui-là, qui est celui caractérisant la démocratie représentative- une forme dans laquelle le mandaté est lié à ses mandants par un contrat l’obligeant à accomplir les taches pour la réalisation desquelles il a été choisi.
Maintenant, les hommes de lois peuvent confirmer combien il n’est point invraisemblable qu’on observe l’existence de normes juridiques qui –bien plus significatives que celles qui seraient inutiles ou auraient cessé d’être utiles- seraient inadaptées à leur objet ou, pire encore, franchement contreproductives. Ceci étant, et pour ce qui se rapporte à la question qui nous préoccupe ici, on pourrait être amené à conclure par la nécessité de modifier la norme relative à la totale liberté de l’élu vis-à-vis de son électeur. Autrement-dit, il pourrait suffire d’une rectification (ou modification) juridique pour que la démocratie représentative cesse d’être -ou, du moins, de paraitre- contradictoire avec elle-même : un État dans lequel le Souverain –qui, en démocratie, est le corps constitué par les citoyens- peut n’exercer aucun pouvoir. Le problème est que ladite norme, celle dont nous sommes entrain de dire que l’abrogation devrait être hautement souhaitable, est jugée comme nécessaire pour arriver à ce que la démocratie ne fasse pas triompher des intérêts particuliers, de tel ou tel groupe social, au détriment de ceux de la communauté nationale.

5- C’est dans ce sens que la Constitution française d’octobre 1958 (article 27) –celle qui est en vigueur, à ce jour, et dont de Gaulle a été le principal instigateur- ordonne : «Tout mandat impératif est nul » en précisant que « Le droit de vote des membres du Parlement est personnel ». Nous manquerions de discernement, certainement, si nous refusons d’admettre que la France constitue –et ce, que son régime soit ‘parlementaire à orientation présidentielle’ ou ‘semi-présidentiel’- l’une des plus importantes démocraties au monde.
La raison de ce phénomène, pour l’essentiel, peut se retrouver dans ce que l’irlando-anglais Edmund Burke (1729-1797) soutenait il y a près de deux cent quarante ans (1774), quand il expliquait que, tout au contraire d’un « congrès d’ambassadeurs représentant des intérêts divers et hostiles », le Parlement est « l’assemblée délibérante d’une nation n’ayant qu’un seul et même intérêt en vue, celui de la Nation »*.
Il n’est, certainement, pas aisé de ne voir aucune pertinence dans l’idée –celle de la supériorité de l’intérêt de la communauté, dont l’intérêt de la nation peut être une expression, sur les intérêts des individus et de leur pluralité- qu’exprime, d’une façon ou d’une autre, cette comparaison faite par Burke. Postuler que les élus en question se doivent d’avoir le souci de la nation …n’est point, pour le moins que l’on puisse dire, dénué de sens. En effet et concrètement, la mission des parlementaires ne se ramène-t-elle pas, d’une part, à faire et défaire les lois qui régissent la vie de l’ensemble national, et, d’autre part, à contrôler la politique par laquelle la nation est gouvernée ? Quoi qu’il en soit, et il nous semble hautement instructif de le souligner, cette comparaison datant du XVIII° siècle, et d’avant la Révolution française, demeure au fondement de la démocratie contemporaine.
Par ailleurs, concernant l’auteur à qui nous devons la comparaison que nous discutons, s’il n’est point l’un des plus grands théoriciens de son temps, il est loin d’en être l’un des plus quelconques. Avant d’entrer en politique, il publia une Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du Sublime et du Beau (Vrin, Paris 2009) qui attira l’attention et mérita les éloges de Kant lui-même, le philosophe de l’esthétique et le summum du siècle des Lumières ; avant d’en sortir, il publia (et dès 1790) des Réflexions sur la Révolution de France (Hachette, Paris-2004) dans lesquelles ne manquèrent pas de se reconnaitre des auteurs comme Friedrich Hayek –qui, ne l’oublions pas, est l’un des plus imposants théoriciens (défenseurs) du libéralisme, au XX° siècle.
Néanmoins, et pour finir ce petit texte traitant du paradoxe de la démocratie représentative, peut-on –sans tourner le dos à la raison- ne voir aucun paradoxe dans le fait de faire prendre en charge un programme politique par des élus qui n’ont aucun compte à rendre à leurs électeurs ?

Mourad REMAOUN.

 

 

Note :
*- Cité par Bernard Chantebout, dans Droit constitutionnel et Science politique, Dalloz-Sirey 2006 (23° édition).


le 04 mai 2015


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04 mai 2015

26 Commentaires pour “De la démocratie moderne comme paradoxe”

  1. alger-newyork

    la democratie en islame existe mais elle se repose sur un systéme productif pas sur une rente et un pays de 40 millions d’administrateurs…ces 40 millions vont finir par imposer leurs systeme’dite démocratique..ils l’ont trouvé lorsque le systeme productif d’avant 62 ou il n’ y avait comme adminitrateur que les collecteurs d’impots les kaid gaid et bachagha…tout le reste des algeriens et algeriennes travaillaient pour leurs compte…le systeme autonome des europeens il faut le rappeler car beaucoup croient que l’algerien travaillaient chez l’europeen..c’est faux..ce sont les gens du fln de france qui ont répo’du cette fausse idée chez nous..eh bien une fois le systéme liberale est terminé et tous les algeriens sont devenue travailleurs chez l’etat le systeme a trouvé une démocratie qui maintient l’equilibre
    ”koule et wakkale”
    ”mange l’etat et fait manger”…c’est la base du systeme rentier..il n’a pas le choix, la seule chose a appliquer dans le systeme rentier c’est le principe du partage…
    si vous enlever le partage cous devez introduire le systeme productif donc distribuer les ressources naturels sur tout le monde..l’etat a peur elle fait un pas en avant dans le liberalisme de 62 et 10 pas en arrieres dans le systeme rentiers….elle distribu les terres pour la production, l’algerien vend les terres et retourne au systeme rentier,,il construit une villa et loue le garage comme local commercial..au depart falait pas donner des terres lui donner un credit banque pour qu’il construit sa rente..le jeux serais direct et sans tracasserie de la tete…
    entre nous Mourade si on applique le lineralisme en privatisant l’université et l’etudiant doit payer sa formations..qui fera science humaine ? faute d’etudiant certaines fac fermeront? l’accepterez vous? dite la verité pas de zigzag stp
    lol

  2. rihab

    On peut utiliser 1 pseudonyme pour soutenir une victime qui raconte l injustice qu’elle vit.On agit souvent ainsi et on le fait dans le bon sens et pour une bonne cause.
    Mais se cacher derrière un pseudo pour attaquer une victime c’est plus que méchant. C’est pire que malhonnête. C’est indigne.
    Le plus grave c’est quand on attaque la victime (M Remaoun mourad) et une collègue (LE CYGNE ou ”Gadoum” ou ‘ l’arrogante’) qui le défend. On peut tout faire derrière un maque.

    • mouradre

      Merci chère Mme Rihab. Je ne voulais pas répondre à ce grand courageux qui dans le plus total anonymat insulte une dame, Le Cygne, parce qu’elle a été sensible à l’injustice que je subis [dans ses commentaires de ma lettre publiée ici.
      Ce Monsieur qui fait certainement partie des collègues qui ont été les véritables auteurs de ma radiation, serait très aimable s’il retire son masque et me promet de ne pas m’en vouloir si je rends publique ce que je pense de ses compétences d’économiste, preuves à l’appui. Il ignore combien j’ai à dire là-dessus et combien depuis des années je me suis efforcé de ne jamais rien écrire sur ça. S’il savait !

      • le cygne

        Salam Mr mouradre…!!! Tout d’abord, je vous remercie pour votre perspicacité, gentillesse et élégance…! Ensuite, je tiens à préciser que je ne suis pas une collègue, juste une lectrice qui n’aime pas la grande vadrouille et les vadrouilleurs quels qu’ils soient….!!!!!
        Quant à celui qui ne sait même pas « lire », il doit comprendre que je n’ai pas de parti-pris, car je n’ai pas toutes les données sur cette affaire, c’est pour cela d’ailleurs que j’ai posé la question: quelle serait la réponse de l’administration de l’université…???? Néanmoins, j’ai donné mon avis sur le contenu de votre lettre mise en ligne sur BAI…!

        Ceci dit, on ne pourra jamais cacher par un tamis tout ce qui se passe actuellement à l’université algérienne en général et bélabesienne en particulier, et c’est bien dommage, car j’ai étudié dans les écoles, les collèges, les lycées et les universités algériennes un peu avant qu’ils ne se dégradent…! Une dégradation bien calculée…. !!!!

        Mais parfois, à certaines personnes, il faut juste leur dire: ” Wa Ida Khatabahoum El Jahilouna 9alou Salama”…!!!

        Cordialement Mr mouradre… !

        • mouradre

          Mme Le Cygne,
          Bonjour.

          J’ai réagi aux propos de M. l’Economiste, un peu trop vite. J’ai cru que ce qu’il disait de vous était dû à ce que vous avez écrit sur ma lettre, qu’il ne vous connait pas et qu’il agit en total anonymat. J’ai tenu à vous défendre en jugeant que j’étais la cause de ce qu’il a dit de vous.
          Or, je pense m’être absolument trompé -et ma conscience me torturant même pour de petits détails, j’ai très mal dormi en jugeant que j’ai mal agi à son encontre.

          Lecture refaite (dès hier), je crois qu’il s’adresse à vous indépendamment de la sympathie que vous avez (ou pas) pour moi …et que, tout au contraire, il ne se réfère à moi qu’en ce sens où je vous aurais (par mes éloges) encouragé dans vos propos très critiques vis-à-vis de l’université et autres -et que je trouve très pertinents. Au fond, il peut même vous connaitre et réagir, ici, à ce qui lui déplairait dans vos propos (et positions) exprimées à d’autres occasions (dans ce journal ou ailleurs) -ce qui est son droit et que je n’ai pas le droit de lui interdire.

          Lecture refaite, il se peut même qu’il n’ait aucune position quant à mon cas et qu’il n’en ait pas entendu parler avant la parution de ma lettre et qu’il n’ait même pas vraiment lu celle-ci (se contentant de nos commentaires). Ainsi, les éloges que je vous ai faits lui auraient paru déplacés (c’est son droit) et ceci a été aggravé par mon propos relatif aux moins de 5 sur 20 -par lequel il peut s’être senti concerné …et qu’il semble avoir très mal lu, à mon regret.

          D’ailleurs, il ne laisse aucun commentaire dans ma lettre et ne dit, ce qu’il a à dire, que dans mon article sur la démocratie (dont l’objet est tout autre que ma radiation). En outre, ce qu’il a dit sur vous -Chère Cygne- n’est point si méchant que ce que j’ai hâtivement cru -dans ma réaction toute spontanée -et rien n’indique qu’il ait le moindre sentiment négatif.
          Après ce que j’ai écrit hier, le concernant, je tenais (par conscience) à me rectifier.
          Bonne fin de semaine à vous.

  3. alger-newyork

    des fois certain hens qualifie la demacratie et la politique comme jeux…
    jeux démacratisue jeux politique..le jeux arrive et s’i’stalle lorsque le’systéme’prductif devient de non sens..tu prends les usa de 1700 et les usa de 2000 ce n’est pas pareil car la production des biens et services a passé du particuliers vers quelques groupes.
    si tu as perdu la production tu perds la decision polotique c’est normal..
    dans certain cas de situation historique ”un groupe de producteur peuvent prendre une decision devant des gens qui ne suportaient pas leirs afitation ”allez rassemblez les dans une ville, donnez leurs a manger qu’ils nous laisse’t tranquil”
    dans cette ville les gens passent leurs temos a faire de la politique un jeux poir passer le temps” mais une fois le groupe disparait suite a u’e catastrophe ou suite a une invasion destructive pas du toit prévus comme la sortie des Mongole, la ville sort du jeu politique au jeux productifs…en atendant les mongoles faites les jeux politique , ou comme preferait dire nos anciens parents faire la boulitique car le systeme de production particuliers avait disparu car tout le monde voulait devenir Maire d’ou la sortie du fameux dictons
    ”anta mire wana mire…chkoune issoug el hmir”
    ”toi maire et moi maire..qui va conduire les anes’,

    • mouradre

      alger-newyork
      C’est vrai que le fameux ” Anta mir wana mir …wachkoun aysoug lahmir ” témoigne d’une situation à laquelle peut conduire une certaine pratique de la démocratie. Vous avez raison.

  4. le cygne

    Et voici, une nouvelle fraîche qui nous provient d’un pays que vous qualifiez de “l’une des plus importantes démocraties au monde.”, mon oeil…., plus maintenant en tout cas…!!!!

    En France, la loi sur le Renseignement a été adoptée par “438 pour, 86 contre et 42 abstentions”, malgré la vive opposition et réserve de la société civile, des acteurs du net et des défenseurs des libertés civiles et en ligne.

    “Jean-Marie Delarue, président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), bientôt remplacée par la CNCTR (Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement) a dit: “« Le projet de loi relatif au renseignement n’est pas adapté aux libertés publiques et à la sécurité du pays. Il faudra songer à amender sérieusement ce texte qui, en l’état, est extrêmement critiquable. »
    Il critique, « Ce projet de loi ne respecte pas les conditions d’un contrôle effectif »………. « Pour fréquenter les services depuis des années, je sais que ces gens font un métier formidable et difficile, mais aussi que le principe de véracité n’est pas ce qu’ils apprennent en priorité », avait-il expliqué aux députés de la Commission de la Défense.”
    Il dénonce notamment des « techniques évidentes de pêche au chalut ».

    New York Times estime que « Les législateurs français ne devraient pas approuver la loi à moins qu’il ne soit donné aux juges un rôle approprié, que les définitions vagues de ce qui constitue une menace terroriste soient retirées du projet de loi et que la liberté de la presse soit protégée. »

    L’éditeur de Firefox est très critique envers la loi Renseignement elle y voit « une menace pour l’infrastructure d’Internet, la vie privée des utilisateurs, ainsi que pour la sécurité des données » et se dit « particulièrement préoccupé par l’installation de ‘boîtes noires’ au sein des infrastructures des fournisseurs de services de communications afin de procéder à une surveillance par algorithme. »
    « Cette disposition oblige les entreprises à permettre une surveillance gouvernementale de l’activité en ligne de tous leurs utilisateurs, à la recherche d’un ensemble obscur de motifs comportementaux ‘suspects’ »

    Quant aux Hébergeurs français, dans une lettre ouverte à l’intention de Manuel Valls, ils dénoncent « qu’en voulant être capable de capter en permanence toutes les données personnelles des utilisateurs, notamment par le biais de ‘boîtes noires’, le projet de loi du gouvernement est non seulement liberticide, mais également anti-économique, et pour l’essentiel, inefficace par rapport à son objectif », et craignent l’établissement d’une « surveillance de masse telle que nous ne l’avons jamais connue. »
    Ils menacent de quitter la France en cas d’adoption du texte. Menace mise à exécution pour Altern.org, comme annoncé sur la page d’accueil du site.

    Voilà pourquoi des coups comme celui de Charlie Hebdo sont nécessaires…!!!! C’est pour ,entre autre, faire passer des lois comme celle là…!!! Et devinez qui seront les plus touchés…??? Bien entendu, la communauté musulmane…!!!! Ah! Démocrassie quand tu nous tiens…!!!!

    Et qui a dit que l’Algérie n’était pas un pays démocratique….!!??

    • economiste

      Gadoum lkate yadha. Wela le signe lkate li yargos m3aha. L’arrogante à trouvé rajel en la personne de cette ensaignant aussi arogant qu’elle qui insulte tout le monde et pretent corrigé et donner 5 au autres. ygoul reellement 3lah tardouhe we3lah marahche lel3adala wila rahe Alah il a perdu a tout les niveaux. et cette mauvais signe qu’elle arrete de faire ch,,,,

    • mouradre

      Je n’en reviens toujours pas ! Qu’on puisse insulter UNE Collègue -ce qui est pire qu’insulter Un Collègue)- en terme de ”Gadoum”, ” L’arrogante ”, ” mauvaise signe” (ou singe ???) !! Qu’on le fasse en se cachant derrière un masque est le comble du manquement à la pudeur !

    • OULED BOUL

      Mme le cygne
      Votre récit me rappele l’histoire d’un écrivain talentueux et engagé dans les malheurs de son peuple.Seulement le quidam vit dans une dictature ou meme l’ombre de la contradiction n’est pas toléré.

      Le personnage est Philemon, condamné pour délit d’écriture, il sera emprisonné. Enfermé , il sera forcé a manger une a une les pages de son livre. Et pendant sa castration, il retrace sur les murs souillés de sa géole tenebreuse ses fantasmes et recrée ainsi le monde a la mesure de ses délires ou sons, langues et genres bousculés s’entrecroisent. Mais aussi de conviction de la justesse et noblesse de la cause et de l’éspoir de lumiére au bout du tunnel.

      Mme le cygne, si le journaliste que Vous citierz peut critiquer la démocratie,c’est parceque cette démocratie lui garantit la liberté d’expression. S’il fait la grosse gueule, c’est a cause des bienfaits de la démocratie.Il est Clair que votre journaliste n’a pas subit le sort de Philemon et doit en conséquent s’éstimer heureux de pouvoir vivre dans une démocratie athéniénne ou ce droit est sacralisé.

      Selon Monsesquieu et la philosophie politique, tout homme qui a le pouvoir est tenté d’en ABUSER, sauf pa la disposition des choses, le pouvoir arréte le pouvoir, ici le philosophe souligne la nécéssité vitale d’une opposition forte qui travaille main a main avec le pouvoir sous le principe de consentement ou donnant/donnant. Au Usa par exemple, le congrés peut paralyser le président, ce dernier peut aussi imposer son Veto au congrés.Et pour éviter toute gouvernabillité conflictuelle, le président et le congrés s’arrangent des concessions qui aboutissent aux consentements pour le bien etre du peuple Americain.

      El guelliti

      • mouradre

        Ouled Boul

        Belle comparaison, qui a de quoi nous faire relativiser tout ce que nous pouvons reprocher aux démocraties modernes -et à ce monde dans lequel, quoi qu’il en soit, nous jouissons d’une substantielle liberté d’expression.
        La grande trouvaille de Montesquieu, ce français qui regardait tellement vers l’Angleterre, est la séparation des pouvoirs -afin que le pouvoir arrête le pouvoir !
        Sur ce point, vous visez on ne peut plus juste en citant l’exemple des USA.

      • le cygne

        Salam Mr El Guelliti…!!! Ne me dites pas que vous êtes sérieux, non….! c’est ça la démocratie “le président et le congrés s’arrangent des concessions qui aboutissent aux consentements pour le bien être du peuple Américain”…??? Ou bien pour le bien des lobbies militaro-industriels et compagnie…???

        Pour commencer, qui choisit le président aux USA…???? Est ce que vous croyez vraiment que c’est le peuple…????

        Je vais vous rapporter les passages traduits d’un article de David Firestone, The New York Times (USA) 31 mars 2014: “On fait la queue pour lécher les bottes de Sheldon Adelson”, et ce n’est qu’un échantillon parmi tant d’autres (à l’infini).
        Tout d’abord qui est ce Mr Sheldon…?? C’est le représentant de la frange ultra du lobby sioniste qui pèse des milliards, patron de casinos et compagnies….; il cherche aujourd’hui un candidat républicain plus «mainstream », moins marginal et qui aurait donc une chance de se qualifier et, pourquoi pas, de remporter la prochaine présidentielle. Il en est actuellement à la phase de sélection, pendant laquelle les candidats potentiels sont auditionnés et soumis à l’applaudimètre comme dans n’importe quel radio-crochet…..!!!! Une pratique qui a indigné David Firestone, un des éditorialistes du New York Times, journal pourtant connu pour ses sympathies sionistes.
        Ce journaliste a écrit: “On peine à imaginer un spectacle politique plus répugnant que le défilé des aspirants candidats républicains à la présidentielle qui ont passé les derniers jours à faire force courbettes devant le puissant compte en banque du magnat des casinos Sheldon Adelson. L’un après l’autre, ils se se sont levés devant le microphone à l’hôtel Venetian de M. Adelson à Las Vegas et ont parlé à la Coalition Juive Républicaine (qui est également une filiale propriété exclusive de M. Adelson), dans l’espoir de paraître suffisamment pro-Israël, pro-intervention militaire et philosémite pour pouvoir s’adjuger une partie des milliards de M. Adelson pour leurs campagnes électorales.

        John Kasich, gouverneur de l’Ohios’est aventuré d’une manière inhabituellement audacieuse dans le champ de la politique étrangère en appelant à des sanctions plus sévères contre l’Iran et la Russie, et en affirmant que les Etats Unis ne devraient pas faire pression sur Israël en vue de l’amener à un processus de paix (salve d’applaudissements). « Hé, écoutez, Sheldon, merci de m’avoir invité, » a-t-il dit. « Dieu vous bénisse pour ce que vous faites. »

        Scott Walker, gouverneur du Wisconsin, a évoqué le voyage de son père en Israël avant d’explique qu’il plaçait un candélabre (menorah) à côté de son sapin de Noël. Le prénom de son fils, Matthieu, est d’origine hébraïque a-t-il observé.

        Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, a aussi parlé de son voyage en Israël, aant de faire quelque chose d’impensable. Il a parlé de la Cisjordanie comme de « territoires occupés ». Un murmure d’indignation a alors parcouru la foule. Comment M. Christie ose-t-il implicitement reconnaître que la présence israélienne en Cisjordanie pourrait être rien moins que bienvenue aux yeux des Palestiniens ? Avant même que Christie quitte l’estrade, des responsables de l’organisation lui ont dit qu’il avait dérapé, et pas qu’un peu.
        Et bien sûr, quelques heures plus tard, M. Christie a présenté ses excuses directement à M. Adelson pour sa petite crise d’honnêteté.

        à suivre….!!!!
        Vu l’importance du feuilleton voici la suite du scénario..toujours selon le journaliste David Firestone.

        Ce serait déjà quelque chose si cette démarche proxénète relevait de la banale campagne ethnique de la part de candidats en quête de votes en Floride ou à New York, un rituel familier. Mais les gens rassemblés à Las Vegas n’étaient pas présents au titre d’électeurs – ils étaient là en qualité de donateurs, sous la direction du plus important d’entre eux, M. Sheldon Adelson qui a dépensé près de 100 millions de dollars pour son candidat préféré en 2012. Il avait permis à lui seul le maintien de la candidature de Newt Gingrich grâce à 20 millions de dollars de chèques, et cette année, il est à la recherche d’un candidat plus porteur qu’il pourrait envoyer à la Maison Blanche porté par un flot d’argent.

        « Il ne veut pas d’un fou extrémiste comme candidat, » a déclaré au Washington Post Victor Chaltiel, un ami et collègue de M. Adelson. Nous voilà soulagés.

        Mais pas tant que ça. La capacité d’un homme et de son argent à engendrer autant de léchage de bottes de la part de candidats sérieux est devenue chose routinière alors qu’elle devrait nous effrayer. Pourquoi parler directement aux électeurs quand vous pouvez obtenir qu’un milliardaire vous aide à les manipuler avec un tir de barrage de spots télévisés trompeurs, comme le font les frères Koch avec les candidats républicains au Sénat dans tout le pays….. »

        Donc tout est orchestré en amont et les grands électeurs -(puisque c’est un suffrage universel indirect)- n’ont qu’à choisir entre les chevaux des milliardaires sionistes présentés à la course…!! Pareil pour les membres du congrès et tous les autres postes clés…!!! C’est ça la démocratie (de l’exclusion des autres franges du peuple américain.)….!!! Hé ben dis donc…!!! Quel monde..plutôt quelle jungle… ».Hout Takoul Hout »….!!!

        Ding Dang Dong…..!!!!

        Au fait, Mr El Guelliti, savez-vous combien de Philemon actuels ont été tués ou emprisonnés, ou censurés, ou radiés dans des pays dits démocratiques…???
        Tenez par exemple, aux USA, puisque le donnant-donnant ne marche pas toujours (elle est bien cette démocratie de Bazar), selon la presse, « Les révélations de 3 journalistes américains sur le 11 septembre ne seront pas, ils sont morts en 24 heures ! » (12 Mars 2015)
        « Bob Simon, l’un des plus célèbres journalistes états-uniens, présentateur vedette de l’émission de reportages « 60 Minutes » sur CBS, est mort dans un accident de voiture, le 12 février 2015 à New York à l’âge de 73 ans. Son œuvre avait été primée de 27 Emmy Awards.
        David Carr, critique des médias au New York Times, est mort d’une embolie cérébrale dans les bureaux du journal, le 12 février 2015 à l’âge de 58 ans. Son ancienne addiction aux drogues expliquerait la fragilité de sa santé.
        Ned Colt, ancien grand reporter de NBC, employé depuis 2009 par des organisations humanitaires, est mort d’une crise cardiaque, le 13 février 2015 à Boston, à l’âge de 58 ans.
        Les trois hommes avaient constitué avec un quatrième, l’ancien présentateur de « NBC Nightly News », Brian Williams, une équipe de reportage sur les attentats du 11 septembre 2001. Ils étaient en contact avec le Kremlin qui leur avait donné libre accès à ses archives à ce sujet a révélé El Patagónico (Chili).
        Le 10 février, deux jours avant la mort des trois journalistes, la Pravda (Russie) avait assuré que le président Poutine avait engagé un bras de fer avec son homologue états-unien et menaçait de révéler ses documents sur le 11-Septembre s’il continuait à intervenir en Ukraine. Cependant nos correspondants à Moscou ne parvenaient pas à obtenir confirmation de cette affaire.
        À l’été 2005, la Commission des Affaires étrangères de la Douma avait préparé la divulgation d’informations secrètes sur 11-Septembre, mais l’avait annulée au dernier moment.
        Après la mort « accidentelle » de trois des quatre membres de l’équipe, la chaîne CBS a renoncé au reportage. »…Bizarre non…!!! Qu’est ce qu’ils allaient nous révéler…..que l’on devine déjà bien sûr….???!!!

        C’est ça la démocrassie dont je vous ai parlé…. !!!

        • OULED BOUL

          Mme cygne
          Dans votre ardeur de trouver une antithese,vous étes allé chercher une aiguille dans une botte de foin, et il parait que en aviez brillamment trouvé !!!.

          Nous ne sommes pas sur la meme longueur d’onde, cependant, reveler des defauts cosmétiques ne peut entraver l’essence de la democratie, le pouvoir indépendant de la Justice saura rappeler a l’ordre les imprudents et défendre la préeminence des lois contre toute tentative d’abus ou de contournement. La démocratie pose des bornes aux hommes,n’accorde a aucun individu les coudées franches, contrairement aúx regimes déspotiques qui, eux avec leurs seul plaisir malsain en vue, opérent des sauts arbitraires et imprévisibles.

          La dictature est un mal pur qui utilise l’arme de la peur et tétanise les ésprits.Un térrain de toutes les failles dont les mailles de son tissu présentent des convergences et étirements qui délimitent le pouvoir dans le temps et l’espace.Avec un favoritisme Vilain,la richesse est accordée aux groupes sociaux privilégés dont la mission est d’assurer la survie et la perénnité de la dictature.Quant au 4/5 de la population, ils auront en guise d’opportunité la terreur et la misére d’ou inévitablement la genese des rapports conflictuels et les grands bouleversements politiques et sociaux qui peuvent déchirer une nation.

          Vous évouez la puissance de AIPAC, le lobby juif au USA, et je ne peux qu’admirer ce qu’ils ont pu intelligement accomplir en tant que groupe de préssion sur les gouvernements Americains succésifs, ils ont réussi lá ou tous les autres ont échoué, influencer une politique favorable a l’état d’israel.reste leur cheval de bataille..Mais défavorisé par la démographie, ils sont entrain de perdre térrain et puissance face au lobby Latinos dont la puissance va en grandissant .

          • le cygne

            Ya Hasrah Ya Si El Guelliti, Hadik Bakri, maintenant c’est la botte de foin qui est perdue dans une montagne d’aiguilles, vous n’êtes pas à la page ou quoi…! Et même si c’est une aiguille dans une botte de foin elle piquerait celui qui va s’asseoir dessus…si ce n’est encore plus…!!!

            Vous croyez vraiment que la justice est indépendante…???? Non……C’est une illusion mon Cher M.El Guelliti; je ne parle pas bien sûr de l’indépendance de façade….!!!!!
            Savez vous qu’il y a une procédure qui consiste à “Plaider coupable innocent “…..???? Et connaissez-vous “l’aphorisme des professionnels, celui selon lequel « un mauvais compromis vaut mieux qu’un bon procès ».? “3ich Tchouf”…la loi des Minus Créatus?

            Alors, voyons voir comment est organisée cette justice pour comprendre qu’elle n’est pas aussi autonome qu’on veuille nous faire croire, surtout en ce qui concerne les dossiers des hommes politiques, des banquiers, des milliardaires, des cercles militaro-industriels et des différents lobbies de pression….!!! C’est toujours Ela3eb John Wa Rachem John Fi 9ahwet E. John……!!!! Cependant, je leur concède une chose, c’est qu’ils sont très bien organisés, de façon à ce que leur peuple et les cachalots n’y voient que du feu….!!! Eh oui, c’est tout un savoir faire…cette machine….!!!

            “L’Attorney General est nommé par le Président des USA avec le consentement du Sénat. Un véritable ministre de la justice dont les fonctions sont de surveiller et diriger l’administration du Ministère de la Justice, y compris le FBI, la DEA le Service des U.S. Marshals…etc…. Il est assisté de nombreux collaborateurs dont le Solicitor General qui est chargé entre autres, de décider quelles affaires doivent être portées devant la Cour Suprême..”..??? Donc, les chefs qui font la pluie et le beau temps porte la casquette du Président et de son parti…!!!

            C’est toujours ce ministre qui “– par un choix politique – propose les juges fédéraux qui seront nommés à vie par le Président des USA avec l’accord du Sénat et c’est à lui que les Procureurs fédéraux, doivent rendre compte de leurs actions. Lorsqu’une affaire est sensible politiquement, l’Attorney Général à l’initiative de la désignation d’un procureur spécial indépendant.”… Mon oeil…!!!!

            La Cour suprême des États-Unis “est le sommet du pouvoir judiciaire aux USAet le tribunal de dernier ressort. Elle se cantonne généralement aux affaires les plus importantes, et notamment, à décider si les lois des États-Unis ou celles des différents États, sont conformes à la Constitution, dont elle est l’interprète définitive. En 1908, Charles Evans Hughes, à l’époque gouverneur de l’État de New York, aurait dit, au cours d’un discours officiel devant la chambre de commerce d’Elmira : « la Constitution est ce que la Cour suprême dit qu’elle est ” (the Constitution is what the Supreme Court says it is)”…..!!!
            “Ce pouvoir de contrôle de constitutionnalité (judicial review), qui est l’essentiel de la puissance de la Cour suprême, n’est pas explicite dans la Constitution, et la Cour se l’est effectivement attribué en 1803 dans son arrêt Marbury v. Madison. Cette décision est souvent présentée comme une usurpation ; le président de l’époque, Thomas Jefferson a dit que cette décision faisait de la Constitution « un simple objet de cire dans les mains du pouvoir judiciaire ». ”

            “Les juges de la cours suprême sont nommés par le président des USA. Jusqu’ici, seuls deux juges Noirs ont été nommés en 1967 et celui qui lui a succédé en 1991 et siège encore.”

            “Les juges fédéraux sont nommés par le Président des USA avec l’accord du Sénat. Ainsi, représentants et sénateurs, membres du parti du Président des USA, essaient de placer leurs candidats.”

            “Les Procureurs fédéraux sont nommés pour 4 ans par le Président des USA après approbation du Congrès. ”

            “Les juges des Etats sont élus au suffrage universel direct dans la plupart des Etats. Quand ils ne sont pas élus, les Juges sont nommés par le gouverneur…” ce qui veut dire qu’il est inévitable que l’élection, ou la désignation par un organe élu, politise le choix des juges, ” et les élus ont pour mission de satisfaire les intérêts de leurs électeurs….!!! N’est ce pas…??
            “Ce système a pu apparaître comme raisonnable dans le New Jersey de 1795, déclare Mitchel Lesser, professeur de droit à l’Université de Cornell à Ithaca, dans l’Etat de New York. Mais étant donné les réalités d’aujourd’hui, notamment le financement des campagnes politiques, ces élections judiciaires font l’objet de graves abus. »”…!
            Le professeur assure que “la plupart des électeurs n’ont aucune idée pour qui ils votent quand il s’agit de juges. Ils se déterminent donc selon leur préférence politique.”
            Ce scénario inquiète Leandro Despouy: « Les juges doivent suivre la loi – pas l’opinion publique. Le fait est que les juges doivent être professionnels, objectifs et indépendants. Ils doivent résister aux pressions et aux médias.”

            Ah! Démocrassie quand tu nous tiens…!!!!

            Cependant, je suis d’accord avec vous sur le point qui concerne “la puissance de AIPAC, le lobby juif au USA” d’ailleurs Sharon l’a dit, le 3 octobre 2001, à Shimon Pérès: « chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela. Je veux te dire une chose très claire : ne t’inquiètes pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple Juif, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent”

            Mais est-ce que vous appelez : la ruse, le crime, la manipulation, l’usure, l’usurpation, le mensonge, la magouille et tout ce qu’ils sont entrain de faire subir à la planète, de “l’intelligence”, alors là excusez-moi, je ne vous suis plus….!!! Heureusement que la roue de la fortune ne cessera jamais de tourner…! Qui vivra verra..!

  5. le cygne

    Je vous dédie ces quelques vers de Jacques raffin (18 acrostiches sur… DEMOCRASSIE )…..Très clair comme de l’eau de roche sans anguille…!!!

    Des mots pour nous mentir et pour se faire élire,
    En faisant jouer nos peurs et puis nos espérances,
    Messieurs les politiques nous plongent dans leur délire…
    On y croit, on s’enflamme, on a nos préférences,
    Comme si la comédie qui sous nos yeux se joue
    Résistait à l’épreuve des faits et à l’Histoire…
    Avec obstination, s’écrasant sur nos joues
    Soumises mais bouffies, ou maigres… les battoirs
    Se succèdent et leurs coups viennent nous abrutir.
    Il en faut car nos vœux, jamais près d’aboutir,
    Etouffent à l’intérieur, sous les rires supérieurs…

    Des messieurs bien polis, au phrasé si joli…
    En parfaits gestionnaires, ils vous noient sous les chiffres,
    Maquillant le réel sous les rêves des sous-fifres.
    Ouvriers consciencieux du système qui nous broient,
    Ce sont nos voix ineptes qui leur donnent tous les droits.
    Regrettant leur présence sitôt l’élection close,
    À jamais libérés de leurs belles promesses,
    Sournois serpents siffleurs sachant manier les clauses,
    Sans arrêt, ils nous tondent, même entre les kermesses…
    Ils sont des parasites gavés de tous nos poils
    Et s’ils en étouffaient, on verrait les étoiles !

    Des places bien alléchantes, qui attirent les crapules
    Et tous les arrivistes un peu trop beaux parleurs…
    Ministres, députés, sénateurs, racoleurs,
    On sait les avantages pour quoi on manipule…
    Comprenez qu’un ministre a une retraite à vie !
    Regardez les cocardes des voitures de fonction…
    Avec quoi croyez-vous qu’on soit aussi ravi ?
    Sympathiques revenus garantis sans ponction
    Souvent c’est net d’impôt, comment donc hésiter ?
    Il attire, le magot, et notre humanité
    Est conçue pour aimer la pure vénalité…

    Des pions qui obéissent aux ordres des patrons,
    Et qui caressent nos poils, à nous, pauvres citrons !
    Messieurs les dictateurs défilent à l’Elysée…
    On leur fait la morale de manière déguisée :
    Ce sont des lames en bois que l’on a aiguisées.
    Rien ne viendra blesser nos hôtes divinisés !
    A condition qu’ils signent quelques contrats juteux,
    Salutations, sourires, les attendent à Paris…
    Sorties, cérémonies, dîners-soupers coûteux,
    Il n’est rien de trop beau quand on vient de Syrie,
    Et de tous les endroits, où l’on torture de droit !

    Des menteurs se succèdent devant les électeurs
    Et ceux-là pourraient bien voter pour Alzheimer,
    Manipulés à souhait par de bons séducteurs…
    On leur promet la lune, et, avec bonne humeur,
    Ces ballots font confiance, comme si la fois d’avant,
    Résolument trompés, ils n’avaient pas juré
    Avec un bel aplomb qu’après, dorénavant,
    Sans eux, ces beaux messieurs iraient à la curée,
    Sénateurs, conseillers, maires ou même cantonniers !
    Ils n’ont pas de mémoire, faciles à pressurer,
    Et leurs impôts nourrissent un vaste pigeonnier…

    Donnez-moi votre voix et puis vous verrez bien !
    En me faisant confiance, vous ferez le bon choix,
    Montrant autour de vous que le rôle qui m’échoit
    On ne saurait l’offrir aux autres comédiens…
    Ces gens-là sont menteurs et vous feriez erreur,
    Regrettant amèrement, votre bulletin fautif.
    Alors, pourrait s’ouvrir un règne de terreur,
    Sans répit, où l’argent serait le seul motif…
    Sachez prendre mon nom et le glisser dans l’urne,
    Il vous rapportera, ce petit geste diurne
    Et vous apprécierez… ce que j’ai désiré !

    Dès l’annonce du verdict, les masques tombent à terre,
    Et au Fouquet’s on rit de la sottise des masses…
    Monté sur le beau yacht du copain milliardaire,
    On se gausse, on ricane, en buvant les grimaces
    Collées sur les visages des candidats perdants.
    Regardez les nigauts qui croyaient faire le poids !
    A leurs mines atterrées, on voit… c’est emmerdant.
    S’ils avaient su gagner, quelle horreur, oui, ça, pouah !
    S’ils ont si bien échoué, c’est qu’ils étaient moins bons !
    Il est doux, le scrutin, qui vous fait faire un bond,
    Et qui vous catapulte au-dessus du tumulte…
    …….
    …….
    etc…etc…. A méditer….!!!

  6. le cygne

    Démocratie…dites vous….!!!! Vous croyez vraiment à cette histoire…???
    Peut être que l’intention des grecs était bonne en inventant ce concept, mais aujourd’hui, il faut corriger une grosse faute d’orthographe, car il s’agit bien de «démocrassie» c’est à dire la crasse qu’une civilisation, dite évoluée et émancipée, peut générer… !!! Le Minus Créatus a incontestablement fait des progrès sur les plans scientifique et technologique mais sur le plan “humain” est ce qu’on peut dire autant….????

    Alors, voyons voir, Abraham LINCOLN a dit : « La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. », donc, cela suppose que le peuple est souverain…!!! Mais le peuple gouverne-t-il….??? Bien sûr que non…..??? Donc, il n’est pas souverain…!!! Et si celui-ci n’est pas souverain, alors c’est quoi la démocratie…..???? Oh! Quel labyrinthe…!!!

    Certes, Winston CHURCHILL a dit « La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous. », mais Georges ORWELL explique que “Ceux qui défendent un régime quel qu’il soit, le proclament démocratique et craignent de devoir cesser d’employer le mot démocratie, dès lors qu’il n’admettrait plus qu’une seule signification”…. et qu’ “un changement réellement démocratique grènerait trop de personnes qui tirent leur puissance du régime établi.”
    Et la meilleure, c’est celle de Bertrand DE JOUVENEL qui dit: « Les discussions sur la Démocratie, les argumentations en sa faveur ou contre, sont frappées de nullité intellectuelle car on ne sait pas de quoi on parle. » Alors, puisqu’on ne sait vraiment pas de quoi il en ait, donc……!!!!!!
    « Nous sommes victimes d’un abus de mots. Notre système (les « démocraties » occidentales) ne peut s’appeler démocratique et le qualifier ainsi est grave, car ceci empêche la réalisation de la vraie démocratie tout en lui volant son nom. » (Serge-Christophe KOLM.)

    Et la cerise sur le gâteau est que la pieuvre du mal et ses tentacules veut imposer par les bombes, les missiles et l’uranium appauvri, aux autres pays ce qu’elle même n’applique pas réellement dans les faits, chez elle… !!!

    Chacun ferait mieux de respecter les différentes sociétés, car, d’une à l’autre la conception sociétale diffère…!!!!

    Et que pensez-vous de ceux et celles qui croient que la genèse d’une démocratie passerait, dans la dénégation même de la démocratie, puisqu’ au début de la partie, on considère qu’un camp ne mérite pas d’y être. Pire, il faudrait même l’écarter plutôt l’éradiquer…!!! Alors, comment peut-on dans ce cas parler de démocratie…?? ?

    Allez ,un nouveau concept est né : la démocratie de l’exclusion …!!!!

    Alors, c’est quoi la démocratie…??? Moi, j’connais pas….!!!

    • mouradre

      Le Cygne,
      vous avez certainement remarqué que, dans mon petit article, et à l’extrême opposé de toute apologie de la démocratie moderne, je ne traite de celle-ci que relativement à ce qui en fait un paradoxe fondamental, intrinsèque.
      Merci pour vos riches commentaires.

    • La Cygogne

      Moi, j’en connais UNE: La démocratie islamiste. Qu’en panse le Cygne?

      • le cygne

        Oh…! Une espèce qui a changé de signe…!! la Cigogne enfin, malheureusement qui marche dans l’eau peu profonde mais ne nage pas, sinon je l’aurais invitée au Lac des cygnes…!!! Mains, c’est bien puisque le parc zoologique semble s’enrichir de jour en jour, avec de nouvelles espèces….!!!!

        Démocratie Islamiste dites-vous…??? J’connais pas non plus….!!!!
        Peut être que ceux qui ont collé le “isme” à tous les maux, euhhhh pardon à tous les mots tels que capitalisme, socialisme, communisme, libéralisme, libertarianisme, impérialisme…etc….pourraient vous renseigner..!!! Moi je connais les termes Islam et Musulmans, c’est tout..!

        Cependant, je vous dédie la fable: “le Loup et la Cigogne” de La Fontaine (en principe).

        Les Loups mangent gloutonnement.
        Un Loup donc étant de frairie,
        Se pressa, dit-on, tellement,
        Qu’il en pensa perdre la vie.
        Un os lui demeura bien avant au gosier.
        De bonheur pour ce Loup, qui ne pouvait crier,
        Prés de là passe une Cigogne.
        Il lui fait signe, elle accourt.
        Voilà l’Opératrice aussitôt en besogne.
        Elle retira l’os ; puis pour un si bon tour
        Elle demanda son salaire.
        Votre salaire ? dit le Loup,
        Vous riez, ma bonne commère.
        Quoi, ce n’est pas encor beaucoup
        D’avoir de mon gosier retiré votre cou ?
        Allez, vous êtes une ingrate ;
        Ne tombez jamais sous ma patte.

        Au fait, le cygne pense mais ne panse pas….!!!

        Cordialement…!

        • mouradre

          Le cygne,
          Il m’est si agréable de vous lire.

        • La Cygogne

          Vous chantez trop. Est- ce le “chant du Cygne?. Espérons que non.

          • le cygne

            Mon ami la Cygogne nul n’est éternel…!!! Au moins, le cygne a cette capacité de chanter avant de mourir, par contre la cigogne n’a pas de muscle trachéo-bronchial autour du syrinx et ne peut ni chanter ni crier, et communique en claquant du bec. ” Meskina Tmout Bel Ghoumma”….!

            Au fait, ne mélangez pas la cigogne avec le cygne. Un cygne s’écrit avec un y et une cigogne avec un i. Un cygne nage, une cigogne vole, ou essaye de voler, car elle est très maladroite. La pôvre, elle a trop de mal à comprendre qu’elle a besoin d’une distance minimale de course avant de réussir à s’envoler, c’est pour ça qu’elle loupe sans cesse son décollage.

            Cependant, il y a une autre grande différence entre les deux espèces…à part la beauté, le cygne est un herbivore qui se contente de racines, de tubercules, de tiges et de feuilles de plantes aquatiques submergées, par contre la cigogne chasse. Elle tue puis mange les petits rongeurs, les taupes, les musaraignes, les vers de terre et quelques poissons, têtards ou grenouilles et elle complète son régime avec des insectes et quelques escargots….!!

            “Yakhlo9ou Allahou Ma Yacha’ “…… N’empêche que les deux espèces font partie de la biodiversité écologique….!!!

      • mouradre

        La Cygogne.
        Bonsoir,
        Dans une démocratie islamiste, je crois qu’un problème central sera de ce qu’il nous faudra faire des chrétiens et des juifs -Ahl al kithab- et, encore plus, des non-croyants.
        Je ne pense absolument pas que l’Islam -comme Message divin- s’oppose à al démocratie; mais je ne pense pas, non plus, qu’il y ait plus de démocratie musulmane qu’il n’y a de démocratie chrétienne ou juive.

        • le cygne

          Salam Mr mouradre…!!!! Vous savez, toutes les questions que vous avez posé dans votre commentaire ont une réponse dans le livre sacré “Le Coran”. C’est clair comme de l’eau de roche et en plus sans anguille sous roche…!!!

          Cependant, ce que nous vivons actuellement ne relève ni de la “démocratie” juive, ni chrétienne ni musulmane, mais de la démocrassie néoconservatrice sioniste franc-maçon et j’ajouterais illuminati par excellence….!!! Donc, comme vous pouvez le constater la donne a changé and “the game is over “…!! Et puisque le jeu a changé, les cartes et les règles du jeu ont changé aussi…et le monde avec….!!!

          Permettez-moi de vous dédier le reste 18 acrostiches sur… DEMOCRASSIE de Jacques Raffin:

          Dommage que les meilleurs ne soient jamais gagnants
          Et que les plus rapaces, comme des fourmis Magnan,
          Montent sur le dos des autres pour s’imposer en masse…
          On sait bien que le jeu intéresse les plus vils
          Caressant le doux rêve du bel or qui s’amasse,
          Ravivé du désir de plastronner en ville…
          Avidité, orgueil, ou toujours vanité,
          Sont les moteurs féroces de notre humanité,
          Serpents sournois qui sifflent leurs sales sons satisfaits,
          Irritants personnages, à l’esprit contrefait…
          En vain, nous chercherons à fuir ces moucherons.
          Des mots classieux qui glissent sur les neurones flattés,
          Et de la bonne pommade pour les pelages lustrés…
          Montrez vos pattes blanches, en atmosphère ouatée,
          Ou vous pourriez avoir vos appétits frustrés…
          Caressez bien les haines et les détestations,
          Rangées en rangs furieux, car leur infestation
          Aura un bel effet en manifestation,
          Slogans illuminant la moindre des stations…
          Si vous savez charmer les oreilles les plus sales,
          Ils viendront écouter, nombreux, emplir vos salles,
          Et vos meetings, mes fils, feront grand bénéfice !
          Des maux, l’on se nourrit pour les plus belles promesses
          Et l’on prendra leurs sous aux autres, aux étrangers,
          Mille fois trop nombreux, comme mendiants à la messe.
          On saura leur reprendre ce qu’ils voulaient manger,
          Ce confort, leurs beaux rêves, qu’ils n’ont pas mérités,
          Rien que par la naissance si noble et héritée.
          Alors viendront des jours heureux sans rastakouaires,
          Seulement entre nous, vrais Français, blancs de teint,
          Soulagés du lourd poids de toute cette misère,
          Impossible à porter, et tous ces importuns
          Enfanteront plus loin au pays des babouins…
          Des riches qui seraient là, pour faire rêver les jeunes,
          Et les pousser à faire ce qu’il faut pour gagner,
          Mais il est vain de croire qu’ils seront épargnés
          Ou qu’ils seront les seuls à ne pas faire de jeûne…
          C’est beau de faire accroire à tous qu’ils ont une chance :
          Regardez ! Dans la cour, il y a dix pièces d’or !
          Attrapez-les donc toutes et régnez sur la France,
          Sachant fuir tous les gueux qui n’ont plus rien… J’adore !
          Si l’on est riche, c’est bien qu’on a volé autrui…
          Ironique est l’astuce qui sait calmer les truies
          En les faisant loucher sur des rêves de boucher !

          Des affiches sur les murs, il en faudra beaucoup.
          En effet, pour les sots, la quantité importe.
          Mais c’est une très bonne chose, car l’argent qui nous porte
          Ouvre devant nos pas un boulevard pour nos cous !
          Ces mentons, qui sont nôtres, dressés avec fierté
          Regardent vers l’avant, habiles à disserter,
          Agiles à distribuer des mouvements de bouche,
          Sourires, moue de mépris, rictus, rire aux éclats,
          Souvent hochant la tête, quand la main serre les louches…
          Il ne faut pas roter le bon Coca-Cola,
          Et savoir se tenir pour bien se maintenir…
          Des murs couverts d’affiches, des voyages en province,
          Et des meetings bien chics, des journaux que l’on rince…
          Millions d’euros passés à payer du papier…
          On voit qu’il y a du beurre à cueillir dans les urnes !
          Comme dans les culottes doivent s’agiter les burnes
          Reniflant en tous sens, comme lapins en clapier !
          Avec avidité, on s’affaire à grimper
          Sur l’échelle des sondages ; il faudra rattraper
          Ses concurrents plus vifs et distancer les rats…
          Il en est des rongeurs devant les caméras
          Et ils courent à la file, montrant leur bon profil !
          Des mots, toujours des mots et des promesses aussi…
          En veux-tu ? En voilà, et si elles ont grossi…
          Mais c’est pour rattraper les mensonges d’à côté !
          On veut vraiment y croire, parce que ne pas voter,
          C’est perdre sa seule chance de pouvoir désigner
          Régulièrement les chefs qui vont nous commander…
          Alors, on peut vraiment se taire, se résigner,
          Silencieux, opprimé, à moins de demander
          Soudain à mettre bas le système en entier !
          Il est bon de rêver à des matins meilleurs
          Et ils sont rares, les rêves, qui provoquent des frayeurs…
          Défense de nos valeurs, de nos rêves, opinions…
          En gros, nous ne votons que pour notre champion,
          Maudissant les vilains qui avancent d’autres pions.
          On les voit, grimaçant ou se faisant mignons,
          Crachant leurs sales mensonges à leurs fidèles naïfs !
          Réclamons des réformes, au bout de nos canifs,
          Afin d’avoir encore un peu plus à la fin !
          Sur nos soifs insatiables, penchons-nous donc enfin !
          Sans égard pour les gueux abonnés à la faim,
          Il faudra avancer vers un beau monde nouveau,
          Et votent les poulets, cochons, vaches ou veaux !
          Des mensonges, j’en ai dit, et bien mieux que les autres !
          En plus gros, en plus fort, car c’est du rêve qu’on vend…
          Moquons-nous du réel et donnons-leur du vent !
          On n’est pas éternel et tous les bons apôtres
          Croquent les pissenlits par leurs racines terreuses !
          Regardez-moi en face : dans mes prunelles véreuses
          Appréciez les espoirs que vos cervelles peureuses
          Sucent comme un bon miel. Si vos vies malheureuses
          Serpentent dans la crasse des arrière-cours sordides,
          Il n’en faudra pas plus et vos bulletins candides
          Enrichiront ma vie, comme je vous y convie !
          Du moins pire des régimes, il faudrait dire du bien,
          Et finir en beauté ces pauvres poils pubiens,
          Maigres vers torsadés, qui ondulent en tous sens…
          On est si habitué à vivre dans la paix,
          Comme la guerre est loin, aux pays de l’essence…
          Remarquez, si, demain, la terreur nous frappait,
          Avec sauvagerie, nous hurlerions ensemble…
          Si nos satrapes sournois, sordides, comme il nous semble,
          Savaient sortir des chics salons où ils plastronnent,
          Ils verraient le destin de ces masses qu’ils chaperonnent,
          Et ils ne seraient plus… ces hommes qui ont tant plu.

          Bonne lecture et bonne fin de soirée.!

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HORAIRE TRAIN

</img/ Départ - Arrivée
Oran - Sidi Bel-Abbes 07h30 - 08h35 (*)
10h20 - 11h19 (**)
12h50 - 13h55 (*)
14h45 - 15h45 ()
15h20 - 16h25 ()
17h10 - 18h21 (*)
20h30 - 21h33 (**)

(*)Vers Tlemcen
(**)Vers Bechar

Sidi Bel-Abbes - Oran
04h30 - 05h30
06h27 - 07h31
07h53 - 08h58
08h34 - 09h42
11h20 - 12h22
12h06 - 13h10
16h29 - 17h26
ORAN ALGER
06h10 - 11h15
08h00 - 12h00 (*)
10h00 - 14h07
14h00 - 19h24
15h45 - 19h46 (*)
(*) rapide
ALGER - ORAN
06h10 11h25
08h00 12h00(*)
10h00 - 14h09
14h00 19h24
15h45 19h46(*)
(*) rapide
ORAN - TLEMCEN
07h35 09h56
12h50 15h12
16h30 18h51
TLEMCEN - ORAN
05h50 08h09
10h30 12h49
15h30 18h57
ORAN - MAGHNIA
07h30 11h05
12h50 16h22
MAGHNIA - ORAN
04h45 08h09
TLEMCEN- GHAZOUET
16h30 19h42
GHAZOUET- TLEMCEN
04h30 07h40
ORAN - TÉMOUCHENT
08h10 07h15
13h30 14h31
17h02 18h03
TÉMOUCHENT - ORAN
06h00 07h12
09h20 10h24
14h40 15h44
ORAN - CHLEF
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CHLEF - ORAN
16h42 19h24
17h50 19h46
ORAN - BECHAR
10h20 17h11 Coradia
20h30 05h50 Train Diesel
BECHAR - ORAN
06h15 13h10 Coradia
20h20 05h00