GÉRER SANS L’ÉTAT ET SANS INSTITUTIONS CONTRAIGNANTES NE PEUT ÊTRE UNE ALTERNATIVE SALUTAIRE (Part II)

« Le 22/02/19 était le jour où le peuple criait son ras le bol  du système»

Le 22 fevrier2019, c’était le début du véritable  mouvement populaire pour faire barrage au 5ieme mandat, ce mouvement a été baptisé «  hirak » .Ce « hirak » etait spontané et sincère, sans aucune attache avec les partis officiels existants ou autres forces internes ou externes. Ce « hirak » avait surpassé les frontières sectaire, régionales, et autre.. le « hirak » exprimait les souffrances, les injustices et les inégalités et toutes les préoccupations et les difficultés des algériens lambadas ;c est à dire le peuple , il n’était pas soumis à une revendication politique qui est  du ressort en principe   des partis ; le peuple voulait  de la considération  et n’ accepter pas qu’ il soit humilié, avili et offensé par la  représentation d’ un premier responsable ; malade, sourd, muet, paralysé et se déplaçant sur un fauteuil roulant,  soutenu par un  clan dit : « issaba »le prenant en otage, qui ont ruiné tout le pays , une  fausse justice ou le poids de l’ argent représentait le vecteur du passe droit sur les affaire du pays, c’était cette bêtise et cette incompétence qui représentaient le grand danger….le peuple  ne demande que :  la justice , la distribution équitable de la richesses du pays, l’égalité des chances , le rétablissement de l’ échelle des valeurs , de l’ emploi,….. Enfin  tous les responsables sans aucune exception   devront rendre des comptes au peuple.

«   Le capitalisme sauvage à produit une classe misérable et détruit la classe moyenne »

 Tout le respect revient au « hirak » du 22/02/19. Les actions du « hirak »  étaient très importantes et ses conséquences étaient excellentes. Aucun des partis officiels existants  ne pouvaient faire ce que le « hirak » a pu entreprendre dans toute sa dimension .La rue recevait le « hirak », des manifestants qui ne sont pas des partis constitués mais des mouvements populaires divers crachant leurs colères et leurs refus du système politique ploutocratique  menant une politique économique  capitalisme sauvage imposée par le FMI et la banque  qui profite  aux oligarchies locales avec origine des forces exogènes, le pays est devenu  le parage ouvert au pillage extérieur de ses richesses( pétrole, gaz, lithium…) avec des traités commerciaux très inégaux qui ont permis de détruire le tissu industriel du pays, laissant ouvert un marché aux marchandises de qualité douteuse importées au nom de la liberté d’ entreprise par la classe « d’ el issaba » qui se sont enrichis en DA et plus en devises facilement exportables ..

« L’usage de la liberté devient dangereux entre les mains incompétentes »

 Ce mouvement a quand même réalisé le 1er objectif assigné à savoir

*l’annulation du 5ieme mandat2019

* l’annulation  du report des présidentielles de juin 2019

*Début du nettoyage  de mauvais gestionnaires, ripoux  de 1er rang.

 *poursuite judiciaire  des corrompus.

* ouverture judiciaire des grands dossiers( autoroute Est-Ouest ;khalifa ;…..)

*le mouvement pacifiste a été soutenu par l’armée.

« Pour les Grec de l’Antiquité ou pour les romains, l’individu n’était rien et la collectivité était tout. Pour les modernes grand nombre de Nation en Europe l individu est tout et la collectivité n’est rien »D.Diderot

Tout le peuple abstraction  faite aux vassaux de  « issaba »  avait exprimé l’ espoir à ce « hirak » , soit ce mouvement pacifique réussisse tout en évitant des dépassements vains comme les insultes, invectives et autres actes de vandalisme et de violence le « hirak » du 22 février  à ce jour était pacifique et croyait fort  à l’ état ,à l’armée un corps constitué . les « hirakistes » criaient « peuple -armée khaw khawa »   sachant comme disait Mao : « le  pouvoir est au bout du fusil » qu’il soit a gauche ou à droite ». 

 L’armée corps constitué bien structurée avec ses propres services de sécurité était bienveillante et compatissante envers le « hirak ».Les manifestants n’ ont pas permis aux partis officiels politiques et même à  certaines  figures et forces politiques incultes de surfer sur la vague du « hirak » afin de détourner de ses objectifs dans une voie contraire à celle  tracée par le « hirak » du 22/02/19 car les revendications portant sur les souffrances et les misères de ce peuple ne sont pas les mêmes, revendications  ceux des parties visibles les non apparentes font plus de bruit.

Les aspects retenus  louables de ce « hirak » pour que le commun des mortels  qui soient sincères, justes, honnêtes et équitables, il faut une condition et une nécessité pour que tout ce qui se passe de bien comme de mauvais dans ce pays de 1,5 million de martyres  devrait  être mis au service uniquement de l’ intérêt du pays et du peuple tout entier .Les choses intéressantes doivent servir d’assises et ne doivent surtout pas être délaissées, il faut bien les préserver.il ne faut pas se prêter à la naïveté devant la cruauté des réseaux « d’el issaba »  car cela mène rarement au succès.

« La destruction de tout pouvoir politique est le premier devoir du prolétariat.
 Toute organisation d’un pouvoir politique soi-disant provisoire et révolutionnaire pour amener cette destruction ne peut être qu’une tromperie de plus et serait aussi dangereuse pour le prolétariat, que tous les gouvernements existant aujourd’hui ».”citation
.

Les grosses et grandes mauvaises têtes politiques ont été traduit devant la justice pour enquêtes d’abord,  suite à une sédition prônée par « yetnahaw Ga3 et yetnaha système » le « hirak » ne  se contente pas uniquement du départ des responsables qui sont au pouvoir mais plutôt un changement radical du système c’est-à-dire une  vidange de toute la pyramide du pouvoir  et ceci aboutirait forcement à une situation de chaos , ce « hirak » ne sait pas ou commence  et ou s’arrête ce dégagement. Ce balayage général , total et radical, entraine le pays vers un désordre sans pareil ou il serait difficile de s’en s’ en sortir ; « echaab yourid isqat el  enidham »( le peuple veut que ce régime parte) ce « nidham » ( régime)   est composé de corps constitué   c’est à dire de l’ armée, de la police, de la gendarmerie,  et des directeurs centraux, des S/G de ministères des walis ……. s’il doivent tous partir , mais il faut aussi ajouter également  les associations cooptés par le pouvoir les autres institutions de l’état une difficile alternative à imaginer……

                   « Ou l’ on gouverne mal ,on obéit mal »

le système peut être défini comme les mécanismes et les institutions qui contribuent au processus de la prise de décision au niveau de l’état et ce à tous les niveau de la pyramide du pouvoir, la portée et les limites du « Yetnaha nidham » ou bien «  isqat el nidham »  le « hirak » ou ceux qui sont cachés par derrière  veulent une situation qui aboutirait à un vide institutionnel certain. A commencer par libérer les détenus « d’opinion » ou « politique »est une manipulation car ils veulent faire libérer en fait « el issaba » en se servant du « hirak » ; car ce dernier avait terminé sa mission et avait obtenu  le résultat de ses revendications. Quelque soit la nature des démocrates refuser des élections est une aberration, car ceux qui rejettent cela, savent tres bien qu’ ils ne seront jamais élus par le peuple.

Par ailleurs la transition n’est en faite qu’une continuation de cette “issaba » qui dirige cette période par ses larbins sans vote du peuple ,afin de garder le pouvoir et les privilèges, ceci sous entend qu’ ils veulent libérer leurs maitres qui les finances par tous moyens. Le 12 ième vendredi étaient la fin du véritable « hirak » après avoir eu ce qu ils voulaient. Il est clair après ce 12ieme vendredi du « hirak », d’autres revendications se sont fait voir :.

* Attaquer l’armée  par le biais de leur chef d’état – major en tant qu’individu pour mieux la systématiser

*Attaquer l’armée en tant qu’institution de la république pour aller vers le chaos et plus facile pour détruire le système.

*La « issaba » a été balayé par l’armée, c’est pour cela que le réseau « d el issaba » redouble de rage,  et le plus dangereux  il réclame la destitution de l’état , de l’armée  conformément au slogan « yetnahw ga3 » pour que « el issaba » revienne diriger le pays.

* Ceux qui veulent la transition  une forme de cooptation, sont contre les élections , se sont des dérivées de la « issaba ».

*La liberté, la démocratie, la libération des détenus  sont des prétextes fallacieux  pour mieux manipuler et tromper le peuple.

« La bonne gouvernance est synonyme de transparence, de participation, de responsabilité et de respect de droit »

Le danger du vide institutionnel devrait être pris en considération si aucune issue n’est envisagée la solution ne se trouve pas dans le vide institutionnel que certains veulent y mettre le pays pour d’autres considérations le vide du pouvoir c’est la ou réside le danger plus grand que ce que demande le « hirak »

Si le vide  advient comme certains du « hirak » le souhaitent et y appelle de ses vœux  mener le pays vers une impasse ( vide politique), le vide mènerait vers   une mauvaise réticence de la situation économique, financière et sociale du pays déjà très difficile et en crise, en plus des difficultés quotidiennes.

Les richissimes que possèdent millions et tous ceux qui surfent sur la vague du « hirak » n’ont aucune idée de la faim, de la misère,  de la maladie, de la souffrance ……

Le vide mènera le pays à l’effondrement total du pays, les salaires des travailleurs ne seront plus versés comme ceux des retraités, même l’armée garante et protectrice de la sécurité et de l’unité du pays  et de la paix sociale viendra aussi, le chaos ou ceux qui n’auront plus d’argent ne pourront plus  de quoi manger, si le pays se dirige vers le vide institutionnel, il n’est pas dit encore vers quoi se dirige le « hirak ».

« La solution de la crise est la démocratie par l’urne, suivie par des reformes »

De l’autre coté, l’impasse n’est pas aussi luisante que l’on ne pense ;car le pays se place dans une phase particulièrement complexe de son histoire contemporaine dont les analyses élémentaires peuvent défier les esprits politiques manipulateurs  et peuvent mettre à rude épreuve les apparences les plus en vues aux situations d’extrêmes dangerosités.

 Ceux qui détiennent aujourd’hui  le pouvoir et veulent par d’autres moyens imposer leur propre point de vue sinon leur propre  analyse de la situation sans partage pour :

* Tracer le chemin menant vers la résolution de la crise pour enfin la dépasser.

*Chose délicate  surtout à ne pas commettre, est de mettre en place une stratégie destinée à ramener le pays à l’avant du 22 février2019 .

* L’idée de sauvetage est de dépasser la crise articulée par le « hirak » d’après le mouvement du 22/02, en la transformant sous le couvert du retour à la case de départ, tout en s’entêtant à la légalité constitutionnelle , car il ne s’agit pas de mettre en place un modèle  neuf ou nouveau de gouvernance par un replâtrage apportée par une simple modification à la composante  du personnel politique.

* Eliminer carrément le système réel de gouvernance ( révolution) qui avait conduit a la dérive  ce pays et ayant parvenu à une crise tres aigue.

*Il ne s agit pas de changer la façade de l’édifice politique  mais de changer carrément le comportement de gestion selon des règles de droit justes préétablies par des reformes de fond( révolutionnaires) et cela nécessite du temps avec beaucoup de volonté .

*Les reformes  permettront en principes d’enfanter un nouveau mode de gouvernance  régi par des règles justes  de droit et de transparence.

*Il n’est pas permis d’induire le peuple en erreur en évitant la crise tout en substituant de nouvelles règles procédurales  trompeuses et abusives dans le cadre sociétal à partir  d’ un nouveau chef d’état  démunie d’ un programme d’ action propre à sa force légitime et fait l’ impasse sur le débat  de la nouvelle gouvernance en l’absence sur le grand choix d’ordre économique, social, culturel sur lequel le peuple n’ a jamais été associé.

Benallal Mohamed


le 26 novembre 2019


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26 novembre 2019

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