LA PREMIÈRE CRISE ALGÉRIENNE DU PÉTROLE

« Certains esprits nostalgiques, espèrent prolonger le processus coloniale en imposant au peuple qui a réussi à réaliser son émancipation politique des structures qui reviennent à laisser entre les mains de l’étranger les leviers de commande de l’économie de ces peuple »H. Boumediene.

Une date historique qu’il ne fallait pas oubliée, c’était un certain  29 juillet 1965,  ou un accord a été paraphé entre le  tout nouvel état algérien et la France officielle ; il  portait sur une richesse qui avait fait le buzz de la politique internationale. Ce contrat accordait beaucoup de faveur aux entreprises françaises (approvisionnement assuré et prix très avantageux) contre une participation du côté français à l’industrialisation de l’Algérie. Ce fameux accord était conclu pour une période de 15 ans avec une spécificité d’une clause qui mentionnait bel et bien la révision des prix à partir de 1969.
Cet accord prévoyait, de prendre également en considération les intérêts réciproques et par conséquent le staff algérien dont Houari Boumediene avait établi un bilan quelque temps après.
Les conclusions ressorties de cet accord mettaient en lumière l’inapplication des clauses du contrat par la partie française .

Un jeune Président nommé H. Boumediene continu la guerre de libération économique

Pour ce jeune Président nommé Houari Boumediene âgé à peine de 32 ans, croyait pour sa première expérience dans le domaine économique, que cet accord représentait un modèle unique de coopération entre un pays en voie de développement, et un pays industrialisé.
La partie algérienne avait appliqué le contrat dans sa lettre, et dans l’esprit, le cachet algérien était bien respecté comme disait H. Boumediene.
C’est par le biais de la presse Française à ordre, que la France officielle, s’est ingéniée à présenter les premiers responsables algériens comme n’ayant aucune considération pour les lois internationales.

 Rouge est le pétrole Algérien, il ressemble au sang de nos martyres

Un peu plus tard, est survenu le problème portant sur la commercialisation du gaz naturel algérien. Ce gaz Algérien n’était pas utilisé sur le marché français, et la France importait  à l’époque du gaz Hollandais, et même de l’ex. URSS professant, que le gaz algérien était impropre à l’usage, et le pétrole était de couleur rouge ; soit de mauvaise qualité.
Par ailleurs des dispositions de l’accord prévoyaient la construction d’industries pétrochimiques, mais en réalité, rien n’a été fait ,et aucune usine n’a été réalisée par le partenaire Français.
D’autre part, il a été convenu dans le présent accord d’assurer le développement de la production pétrolière, et de la recherche. Les responsables français ont avancé au partenaire algérien comme quoi, il n’a pas été décidément possible de découvrir quoi, que ce soit dans le Sahara algérien, H. Boumediene leur rétorquait sèchement : « On nous disait autrefois dans nos écoles que le Sahara ne recèle aucune richesse ! ».
Pour ce qui concerne la révision des prix prévue dans le contrat de 1969 ,des négociations vaines ont été opérées de 1969 à 1970, le blocage du côté français, qui ne souhaitait pas parvenir à une solution, et H. Boumediene disait en tant qu’Algérien responsable de ce pays libre, et indépendant , il avait « décidé » ( le fameux : « QARARNA » (décision des Algériens) de déterminer et de fixer le prix( de 2,08$ à 2,85$), de l’autre côté de la mer , des voix  tendancieuses ont crié à l’hérésie, et que seule la force française doit être la solution ; le colonialisme à la tête dur.
Le président G. Pompidou avait déclaré, qu’il ne pouvait appliquer cette décision unilatérale, et de préférence de reporter les négociations à une date ultérieure, car le problème du pétrole, et le vin étaient reliés aux travailleurs algériens en France.
La situation se complique, et se détériore de mieux en mal, c’était le visage de la politique colonialiste mise en œuvre pour fléchir, et ébranler la révolution algérienne en 1967. La révolution algérienne avait traversé une période très difficile, la France jetait à chaque occasion de l’huile sur le feu en refusant carrément d’acheter le vin algérien, un moyen de pression pour faire plier l’Algérie, afin de la mettre sous son espace et dimension politique. H. Boumediene disait que : « ce vin était un poison légué par la France et constitue un moyen de pression ».

                          Le « NIF » Algérien entre en action

Entre temps la production du vin, qui était stockée dans les caves algériennes, l’État algérien continuait de supporter les charges d’exploitation ,et de payer les ouvriers sans aucune valeur marchande ajoutée une situation, qui pouvait créer des troubles, mais aussi une façon de ternir le nouveau  régime en plus des assassinats de personnalités par les services secrets français pour discréditer le pouvoir ,et surtout  la personnalité de H. Boumediene.
Face à ce problème, l’Algérie avait quand même accepté de jouer le jeu en mettant dans un seul panier le pétrole, l’immigration, les travailleurs algériens en France, le gaz, le vin et les coopérants français en Algérie pour d’éventuelles négociations plus élargies ; ce n’était pas une question de d’excitabilité ou d’hyperesthésie. Mais d’un droit qui repose sur le « Nif » purement algérien. C’est en 1970, que les négociations se sont entamées entre le mois de mars et la fin de novembre 1970, ces négociations ont été menées parle ministère des affaires étrangères ( Bouteflika) sans pouvoir  apporter le moindre résultat apparent.

 La presse française à ordre prend le relai  par des invectives à l encontre de l’Etat Algérien


Par ailleurs, une vaste campagne de dénigrement de la presse à ordre française, à tel point que H. Boumediene se demandait s’il s’agissait vraiment d’une nouvelle conquête de la France officielle et coloniale, qui s’apprêtait à lancer.
Autrement, il fallait déceler les motifs cachés de cette virulente campagne, c’est alors, que les manigances se sont fait voir.
Les sociétés Françaises qui coopéraient en Algérie avec l’état algérien, et le gouvernement français au nom de la coopération ; la France criait au secours pour que le Cartel vienne défendre les intérêts des sociétés françaises oubliant qu’il existait un accord en les deux états, et que la partie Française ne cessait de le piétiner et de l’ignorer.
La France est allée plus loin en constituant un front unique avec les grandes puissances (Cartel) pour faire plier les pays producteurs.
Alors, que le problème se situe au niveau de l’état français, et non au niveau des producteurs, et des exploitants. Ceci a été véhiculé de sorte à apitoyer l’opinion publique européenne en lui avançant, que les pays producteurs désiraient augmenter les prix, et les consommateurs seront dans l’obligation de supporter cette hausse, sachant pertinemment ce, qui n’a pas été dit, que les impôts perçus par la France sur le pétrole étaient plusieurs fois plus importants, que les redevances perçues par les pays producteurs.

 La France manigance pour faire taire les revendications légales Algériennes


Le gouvernement ’algérien avait attendu patiemment les résultats des négociations, qui se tenait à l’époque en Iran début 1971, sans que cette réunion apporte une quelconque réponse. La France avait observé un silence de marbre devant l’expectative du gouvernement algérien, la réunion suivante à tripoli n’avait rien apporté de nouveau et la France rien entrepris. Les biens de l’Algérie étaient gelés alors que l’Algérie avait tant besoin pour financer la réalisation du plan quadriennal ; c’était une façon pour la France d’humilier la politique du régime de H. Boumediene.
Ce dernier en homme averti avait instruit la partie française, que ce soit versé notre dû ; dans le cas échéant l’Algérie en déduira, qu’il n’existe aucune volonté de négocier .Le relai se fait voir du côté de la presse française à ordre en apportant la réponse suivante : « les algériens s’étaient pendant ces négociations montrés inutilement impatients et hâtifs »

 La nationalisation est un droit propre aux  biens des algériens


Une première leçon politique algérienne par interférence à une bataille mondiale sur le pétrole, qui se terminera par la nationalisation du pétrole algérien
Les sociétés américaines, anglaises et autres ont étaient nationalisé avec indemnisation sans le recours aux négociations ; la nationalisation est un droit, qui relève de la souveraineté du pays, et c’est au peuple de décider de ces propres ressources.

H. Boumediene grand défenseur des intérêts Algériens


La patience de la partie algérienne était entérinée dans le but de ne pas porter préjudice à l’accord de 1969, mais devant le faux fuyant, la procrastination, et les tergiversations du gouvernement français .Cet état de fait, oblige H. Boumediene de prendre en main la destinée de nos ressources naturelles , c’était le moment de la responsabilité, de la Rodjla, la révolution est portée cette fois ci sur la bataille du pétrole suivit plu tard par les matières premières.

                                            QARARNNA !
Ainsi H. Boumediene proclame officiellement ce 24 février 1971 , Devant les travailleurs , au nom du conseil de la révolution et au nom du gouvernement :
* la participation algérienne dans toutes les sociétés françaises est portée à 51% de façon à ce, que le contrôle se fait par les algériens seulement.
*La nationalisation du gisement de gaz naturel.
*La nationalisation du transport terrestre, de l’ensemble des canalisations se situant sur le territoire algérien.
*nous continuons d’approvisionner le marché français en pétrole algérien sur la base du prix du marché.
*nous sommes prêt à reprendre les négociations.
*Nous sommes prêt aussi à définir de nouveaux prix.
La presse française à ordre débutait ses dénigrements tout en provoquent la communauté algérienne résidentes en France, les français ont mis sur la même balance le pétrole, le vin, le gaz et les êtres humains et confondent travailleurs, et problèmes économiques.
Les nationalisations algériennes ont porté bien avant sur les biens fonciers, et immobiliers après l’indépendance, les responsables algériens se sont conformés aux résolutions de la charte de tripoli de 1964, qui sollicitait la récupération des richesses naturelles, et les nationalisations des entreprises aux services vitaux de l’économie algérienne.

                           Périodes des nationalisations

Les années 1966-1967-1968 ; la nationalisation des sociétés de recherches et d’exploitation minière, et celle de la société de Gara-Djebilet de Tindouf ,qui provoqua en 1966 le mécontentement de Hassan II, les assurances, les banques les sociétés de distributions des produit pétrolier (total –Esso Shell..) en 1968.
Le droit au développement, et de l’indépendance de notre économie passait par la récupération de nos biens :
L’objectif des nationalisations disait H. Boumediene
« Les sociétés étrangères se sont bornées à exploiter le pétrole ,et ont été concentré dans un esprit colonialiste, leurs efforts, sur la seule exportation afin de tirer rapidement des bénéfices, aussi faciles que substantiels. Elles se sont, de ce fait désintéressées du gaz naturel. Elles se sont contentées de le détruire, le transformant en fumée ,de telle sorte que les touristes étrangers face à ses énormes torchères, s’interrogeaient sur les motifs profonds du gaspillage d’une telle richesse naturelles ; ce gaspillage était perpétré aux dépend d’un peuple, qui dans certains des cas manquait de charbon, et de bois pour se réchauffer ou préparer ses repas, et au moment même d’autres pays dans le monde consentaient des sacrifices, et payaient le prix fort pour se procure cette richesse. Les sociétés, qui exploitent nos richesses tentent par ailleurs d’expliquer leur étrange comportement, et de justifier leur bizarre attitude en prétextant, que l’exploitation du gaz n’est pas une grande rentabilité ».
Les conditions primordiale de l’industrialisation réside dans l’énergie et ce pays a été doté par la grâce de Dieu de cette ressource, qu’aujourd’hui sa rente est destinée plus à la consommation .les responsables des travailleurs sont complices en ce 24 février de ce bradage.
Car avec les ressources naturelles, qu’on fait bâtir une infrastructure industrielle qui lui reviendra le rôle décisif de créer de nouvelles source de revenus, qui permettra de :
• Absorber le chômage
• De substituer progressivement la production nationale aux importations, contrairement de ce, qui est en train de se faire dans l’état actuel.
Dans ce domaine, s’écarter de cette voie, les solutions miracles ne pourraient point exister et toutes autres ressources seront destinés à la consommation immédiate, et une économie de bazar n’est pas la solution, et de terminer par la parole de H. Boumediene « Si jamais un gouvernement bourgeois ( oligarchique) s’installait dans notre pays avec ses appareils et sa police, le paysan et l’ouvrier ne connaîtraient que l’avilissement. Il va sans dire qu’une classe bourgeoise serait créée et serait pire que le colonialisme » juin74. Aujourd’hui nous sommes au pied du mur et une refondation de l’Etat et du système est devenue une nécessité sinon Adieu l’Algérie.

BENALLAL Mohamed ancien cadre.
*Pau Balta « la stratégie de Boumediene »
*Discours de H.Boumediene
*Khalfa mameri « Citations du président Boumediene »
*Un président nommé Boumediene Ania Franco

*le gaz algérien de Belaid Abdessalem


le 24 février 2020


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24 février 2020

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