OÙ VA L’ARGENT DU FOOTBALL?

Les U 17 éliminés par la Zambie, les U20 tenus en échec par le Bénin. Décidément, la relève s’annonce «magnifique »

Depuis l’instauration du «Professionnalisme» dans le monde du Football en Algérie, on remarquera que l’argent englouti augmente de façon inversement proportionnelle au niveau du jeu produit. Depuis toujours,  le football bénéficie d’une manne importante d’argent prélevé sur le trésor Public. Chaque année, on voit les Assemblées élues voter en priorité des subventions au profit des clubs de football locaux au statut de professionnel, au mépris de la réglementation et des revendications des citoyens lambda. Alors que ces derniers souffrent du chômage, du manque de logement, de loisirs et de bien-être, on s’autorise, toute honte bue, à débourser de l’argent du Trésor, pour payer des gamins ne sachant pas taper dans un ballon, des salaires qui pousseront au suicide le concepteur du premier drone Algérien annoncé pour juillet 2013. Pour contrôler la réglementation, on greffe à chaque Club Professionnel, une équipe «amateur » à laquelle on verse la subvention, qui est reversée au club professionnel qui l’utilise pour faire le commerce de la « friperie»  joueurs.

Durant les années 70-80, la réforme initiée par Boumediène a permis l’éclosion des Belloumi, Madjer, Assad, Bensaoula, Bencheikh, Merzekane…  L’équipe nationale qui a battu l’ogre allemand et terrassé le Chili, étaient composée sur le terrain d’une majorité de produits locaux. Seuls les professionnels Mansouri, Korichi, et Dahleb émargeaient parmi les titulaires. Depuis plus rien !

Les écoles de l’ASMO, du MCO, d’El Harrach du NAHD ne produisent presque plus rien. L’USMBA dans ses moments de gloire a produit les frères Abdi, Ammar, Salhi, Mehdad, Fellah, Koudache…

Actuellement, l’ensemble des clubs « achètent » des joueurs moyens  payés « astronomiquement » pour produire un jeu insipide, incolore et inodore, mais qui n’a pas malheureusement,  la saveur de l’eau.

Le dernier match des jeunots de Nobilo à Aïn Temouchent donnait l’impression d’une rencontre inter-quartiers. Aucun fond de jeu, du pousse-ballon. Le plus grave, c’est qu’il n’y avait que …deux joueurs du championnat national dont l’un remplaçant (Haddouche ASO et Ferhat USMA)

Le reste des joueurs provenait en majorité de l’Académie de la FAF et quelques professionnels des écoles Françaises.

Interviewé par El Heddaf, l’actuel président de la FFF, s’est déclaré fier de voir que les écoles des clubs professionnels Français puissent alimenter les différentes sélections nationales et notamment celle de l’Algérie. Cela donne la possibilité aux joueurs incapables de prétendre à une place au sein de l’équipe de France, de pouvoir éventuellement jouer une coupe du Monde, rêve de tout footballeur !

Alors, si les équipes nationales sont pourvues par les écoles des clubs professionnels Français, pourquoi alors distribuer de l’argent à des clubs nationaux se déclarant professionnels mais qui font de l’import au même titre que l’économie. Il y a donc l’économie de bazar et le « football de bazar. »  Autant arrêter les dégâts ! Et puis cette académie de football de la FAF, c’est quoi ? Depuis quand une Fédération a pour prérogative de former des joueurs? Pourquoi alors ne pas affilier cette académie à la Ligue nationale !  Le rôle de la FAF est de faire former. La formation doit se dérouler au sein des Clubs et non par la FAF.

Les Pouvoirs Publics doivent réagir. Il n’est plus permis de verser de l’argent pour payer des salaires «obscènes» à des joueurs qui ne présentent aucune qualité justifiant cette rémunération. Comparativement, l’Égypte malgré la suspension de son championnat depuis plus de deux ans, continue à planer sur le Football continental tant au niveau de son équipe nationale qu’au niveau des clubs. El Ahly est champion d’Afrique est détenteur de la Super Coupe. Il n’en est de même  pour la Tunisie. Et avec des joueurs locaux !

Des cahiers des charges doivent être établis pour les clubs dits professionnels où la formation doit figurer en priorité, où l’argent versé par le Trésor doit aller exclusivement vers cette catégorie de jeunes. C’est de cette façon qu’on pourra sortir le football en particulier et le sport en général, du marasme dont lequel il patauge, et éviter entre autres de voir le recrutement d’un Diss  qui,  à 35 ans se voit offrir une prime de départ en retraite par l’USMBA et aille en villégiature sur les monts de Chréa.

djillali@bel-abbes.info


le 18 mars 2013


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18 mars 2013

2 Commentaires pour “OÙ VA L’ARGENT DU FOOTBALL?”

  1. Dr D. Reffas

    Bonjour.
    Au vu de la prestation des U20 tant sur le plan individuel et collectif, il est préférable d’abandonner la compétition.Je demande au public de Témouchent de soutenir l’Egypte.Elle est capable de décrocher le trophée.Raouraoua ne s’occupe que de sa personne au sein des instances internationales.Il veut monter une équipe avec des binationaux pour garantir au pouvoir une fête de la rue.Un soutien politique ni plus ni moins.Observer notre championnat “professionnel”, nos équipes n’arrivent pas à s’affirmer aux premiers tours aux joutes arabes et africaines.De l’argent de la sonatrach pour garantir une stabilité politique.Une équipe nationale Algérienne avec un ramassis de footballeurs qui n’ont pas leurs places en équipe nationale de France.C du Raouraoua.

    • BOUBAKAR

      en fin de compte vous avez raison Mr Reffas,apres une mitemps quelconque pour l’Algerie,voila l’Egypte qui mène 1 à 0 ,ce qui m’a poussè à rejoindre mon PC pour changer ” de l’air! les egyptiens sont plus coriaces que nos poulains et plus volontaires à souhait! la 2ieme apportera t’elle du changement? sait on jamais!
      voila le resultat du bricolage et du faut proffesionalisme!on gaspille trop d’argent pour rien!

Les commentaires sont fermés

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