Lors des élections législatives de décembre 1991 lorsque le parti Islamiste (Le Fis à l’époque) avait raflé presque la majorité des 430 sièges au premier tour et allait départager les 199 sièges restants au deuxième tour et avoir la majorité absolue (2/3) qui allait lui permettre de changer ou modifier la constitution , des voix ses sont élevées et ont crié au scandale  sur ce  mode de scrutin calqué sur celui de la France et qui a permis à la mouvance de Belhadj et son acolyte Madani de s’accaparer de plus de la moitié (231) des sièges de l’APN.Parmi ces hommes politiques qui se sont exprimés sur ce mode de scrutin, Monsieur Hocine Ait Ahmed a proposé un scrutin à la proportionnelle.Et voilà presque 22 ans après, on revient à sa proposition mais à une différence près, celle d’ajouter  une ou deux balises  permettant l’élimination des partis ayant obtenu moins de 5% des suffrages exprimés et pas de deuxième tour.Ces deux derniers  points ont fait toute la différence que cherchait le FLN (expérience acquise du passé) et tout cela sans qu’il y est aucune réserve faite par ces “perdants d’aujourd’hui” ,lors de la lecture de cette loi ,mais pourquoi n’ont-ils pas déceler l’erreur qui allait les mette “K.O”  “sans deuxième tour” ou du moins pourquoi ne l’ont-ils pas proposé? Parce que finalement s’ils ont opté pour la proportionnelle ou majoritaire à deux tours ,le FLN n’en serait pas sorti avec 221 sièges.Sinon comment expliquer qu’avec presque 900 000 voix, il obtint 221 sièges alors que son poursuivant le RND avec plus  550 000 voix obtint 70 sièges. Tiens Tiens !  M. Ouyahia avec tous son Bla Bla, très doué sur les statistiques et calculs a été roulé avec ce mode de scrutin. Belkhadem est-il finalement plus fort ?

Alors de deux questions ou l’une , les législateurs de la loi électorale version 2012 ,ignoraient la réalité du terrain  qui faisait de Djaballah et son alliance verte une minorité absolue donc aucune crainte ou menace islamiste sur une main mise de l’APN par ces partis ou bien des calculs politiciens ont eu bel et bien au sein de cette équipe de législateurs composée d’amis du FLN et ennemi du RND  pour tracer une feuille de route et un “costume sur mesure” permettant d’éliminer tous les partis “microsomes” créés au dernier moment avant le lancement de la campagne .Ou de deux, une masse importante de citoyens est restée silencieuse  malgré l’appel du président qui n’a semble-t-il drainé que deux ou trois millions d’électeurs quinquagénaires de plus qui étaient indécis car dans les fichiers de votes , il est un secret de polichinelle que presque toutes les cases où l’on apposait l’index phosphoré et correspondantes aux électeurs dont la date de naissance est inférieur à 1985,restaient sans empreintes.

Aussi, il est clair que si les décideurs  ont fait un diagnostique avec sondage sur notre société  et surtout pour aboutir à  une assemblée pluraliste constituante pour cette “deuxième république” comme l’a souhaité le président , ils auraient utilisé le même scrutin de 1991, celui à deux tours, de cette façon là, les vrais hommes et partis seront élus  et ce qui est certain,c’est que l’abstention sera réduite à son plus bas niveau , une grande partie des 12 ou 14 millions (si l’on tient compte des bulletins blancs)  abstentionnistes auront voté à coup sur, au deuxième tour.