Un SDF au pays du pétrole !

Et voilà, tout droit à la sentence ;…Alors là, j’en sais rien, SDF est la sanction d’un délit que je n’ai jamais commis, pourtant je paye bien sans que l’on ait pris la peine de me juger un jour par simple respect aux procédures d’une institution respectée. Rien avoir avec la tendresse et surtout pas la douceur disait un copain; c’est le matin comme tous les matins, toujours le matin avant les premiers rayons de soleil qui me volent ma grâce mâtiné de chaque matin, c’est toujours des engelures aux mains, surtout aux pieds que je n’arrive pas à cacher du froid qui profite de mon immobilisme les nuits que je haï tout comme les jours.

La fatigue, un peu de haine qui se forge en moi à mon insu, suffisamment de rage emmagasinée pour la journée suivante qui ne m’est pas différente des autres, jamais de nom à une journée, juste un temps qui commence et fini certainement et mon âge avec jusqu’à ma paisible vieillesse, des stigmates dans le regard  et pour la cerise une indifférence d’ennemis de mes frères et confrères,  y’ a rien à faire que de se livrer à  l’errance, drôle, ça ne dérange personne que je soit toute une vie inutile ou peut être nuisible ;.. Crevé ! Bof, j’ai grandi dans les rues.

Ce matin, comme depuis le matin de ma regrettable raison les autres circulent dans la ville sans être trop différent juste qu’ils aient un chez eux et moi la  longe affreusement grelottant, non pas de grippe, ni malade, peut être embarrassé de ne plus savoir mon destin,  ou que j’envie un peu notre différent qui nous fragilise, sort généralement sur toutes les lèvres de mes consanguins, des chômeurs qui ne différent de mon cas depuis la promesse d’éradiquer la misère humaine par des pseudos emplois de pseudo institutions.

sentence légiférée par un FLN/iste ou RND/iste, prévaricateurs ; …moi avec (S) si ça existe, non pas pour exprimer une mensualité mais plutôt une ‘’monstruosité’’  j’exerce, depuis qu’on m’a dépossédé  de mes droits, le métier de SDF,  le seul acquis qu’on m’envie pas, rémunéré grâce à la sainte Manche , et à mes yeux de ‘’chien battu ‘’; eh oui , je n’aurais pas cru à ce glacis dés que j’ai ouvert les yeux sur ma majoration, je haï ce jour ou j’ai doublé mon innocence.

Mon rêve dans ma jolie petite tête ne voyait pas que sous mon menton l’espoir sonnait le vide, sentait l’odeur infecte d’un canal puni par la faim et la salive de l’envi de grignoter pour mettre en marche les jours de ma suite d’existence.

Je prenais mon choix à chaque mandat à la légère, j’élis ceux qui m’oublient, pas étonnant, ma soif de changer me rendait anodin et friable. Attention ! Tout jugement dépend de mon existence, les aventuriers peuvent apporter des préjudices. Des couacs et sinuosités je n’en gardais que ce qui me soulageait, les mensonges qui me font rêvés, que j’aurais un job un jour, un toit et une vie digne et que tout cela est un droit qui m’est préservé par des lois,  foutaise !

Tout compte fait me voilà à errer, patauger parmi les chats crevés ou les chiens galeux, me disputant une place pour survivre, bien sûr, je ne peux prononcé ma propreté mais je suis lettré, je lis souvent aux restes des journaux que je ramasse dont je m’enlace que même les diplômés font la chaîne dans mon domaine. Cela devient intéressant, drôlement rassurant,  je ne serais plus seul, j’avais bien raison d’ajouter un (S) pour exprimer le trop.

Tous finiront par me rejoindre renforcés les rangs de la colère et de l’incertitude, mais eux, rien à foutre, aucun souci que ça éclate, ils ne s’arrêteront jamais de dépouiller des malheureux comme moi de leurs droits pour qu’ils retrouvent leur superbe …Je ne comprends pas  nos gouvernants, vont ailleurs faire des guerres, donnent des leçons aux autres, jugent le génocide des autres et ne reconnaissent pas les leurs. …

C’est bon, tout le monde ;… moi au moins je ne fais pas d’exception ! Je croix toujours à une vie et une fin. Je ne suis pas fou, je ne mange pas la chair humaine en piétinant les droits des autres. Heureusement que la nature reste à jamais la propriété du tout puissant que je m’en procure comme domicile. Ça n’empêche que je devais quand même passer un message ‘’cessez de provoquer la stabilité ! ‘’… allez, maintenant  je m’enroule dans mon corps et le reste des journaux qui me mettent aux frais, et je fais le mort…. La  devise  fraternité justice égalité  n’est plus tellement chantée !

Djillali T 


le 18 février 2014


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18 février 2014

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