Des vidéo sur youtube qui étalent l’allégeance de l’Emir du Qatar à Israël au cours d’une visite discrète où il est tout fier de faire le baise-main à la bouchère de Ghaza, la sinistre Ministre Lipvi.

Une autre qui montre celui du Koweit en pleines frasques avec deux filles de joie.

L’Ambassadeur de l’Egypte qui attend ce que fera l’Algérie, pour répondre au Tortionnaire Abdeljalil qui exige l’extradition d’ex-responsables Libyens et néanmoins « ex-collègues » juste pour faire plaisir aux milices qui menacent déjà de faire bande à part par la création de fédérations. Qui a dit que la Libye risquait la partition à la Soudanaise ?

La Libye qui après avoir snobé tous ses voisins, revient en douce les prier de l’aider à sécuriser ses frontières.

Enfin, le Docteur Ahmed BENSAADA ancien professeur à l’Université d’Oran et actuel chercheur à l’école polytechnique de Montreal, vient de lancer un véritable pavé dans la mare à travers la publication d’un livre intitulé « arabesque américaine : le rôle des USA dans les révoltes arabes »

Quel est le rapport entre ces différents évènements apparemment sans lien ? Me diriez-vous.  Je n’en voyais qu’un seul et je l’ai à plusieurs reprises étayé dans mes chroniques consacrées aus pseudo-printemps arabes.

En effet, selon le docteur BENSAADA, ces révoltes ont suivi le même procédé que les révolutions dites colorées qu’ont connu les Pays de l’Est à partir de 2002 ( Serbie, Croatie, Ukraine et Khirghizistan) qui ont utilisé les techniques empruntées aux corpus culte de l’américain Gere SHARP « de la dictature à la démocratie » Mieux encore,  la grande majorité des cyber dissidents arabes –du moins les plus connus – ont suivi une formation dans l’école canvas serbe du cyber dissident Sredje POPOVIC.

Pour preuve, les techniques enseignées par ce centre, ont été totalement appliquées par les manifestants égyptiens: offrir des fleurs aux policiers, monter sur les chars militaires, écrire des slogans sur le sol etc…)

Or, ce centre est financé par Freedom House, une ONG américaine. Pour le Docteur BENSAADA, beaucoup d’ONG américaines (USAID, Freedom House, NDI, NED, IRI) ne sont pas aussi indépendantes qu’elles le prétendent. Elles  travaillent solidement avec le Gouvernement américain et jouent un rôle prépondérant dans le financement et la formation de la cyber dissidence arabe. Ce qui justifie la démarche de l’autorité militaire égyptienne actuelle qui a procédé à l’arrestation de plusieurs personnes relevant de ces ONG pour financement illégal.

Le docteur apporte toutefois, une nuance : « je ne dis pas que les américains sont les instigateurs du printemps arabe, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils ont joué un grand rôle!»

« Les gens meurent pour rien… Les enjeux dépassent de loin le cas du jeune tunisien Bouazizi qui a été utilisé. On assiste à une redistribution des cartes. Et si le régime Syrien tombe, on s’attaquera à l’Iran ; cela ferait le jeu d’Israël »Sur le problème de l’Algérie, le docteur précise : « Les Algériens ont de l’aversion pour l’ingérence étrangère. On est belliqueux entre nous, mais on n’aime pas que les étrangers s’immiscent dans nos affaires » C’est pourquoi, il n’y a pas eu de cyber dissidence, malgré les multiples tentatives notamment celles orchestrées par le sinistre  BHL.

Mais le plus grave qui ressort des affirmations du Docteur, c’est que ces financements ont touché également l’Algérie, puisqu’il  déclare que plusieurs membres de CNCD auraient reçu des aides financières  de la part d’organismes américains. Il a cité également la LADDH qui travaille avec le NED et le SNAPAP qui est en relation avec Solidarity Center. Mais comment se fait il que les autorités algériennes n’aient pas réagi, alors que la loi interdit le financement étranger ? « Je ne connais pas vraiment la loi algérienne, mais je ne dis pas qu’elles ont utilisé l’argent perçu pour de la subversion. Il faut peut-être demander à ces associations ce qu’elles ont fait avec ce financement.  De toute façon, les USA ont aidé ces associations et elles continueront à le faire ! »

Les USA –via leurs ONG – dictent leur politique, la SPA Qatar finance, et les Peuples meurent !

En Algérie, après les déclarations électoralistes de certains partis qui accusent d’autres d’être financés par la Turquie et le Qatar, voilà que même des Syndicats (le SNAPAP),  la LADDH et la très officelle CNCD se trouvent être financés indirectement par le Gouvernement américain et l’Etat qui fait semblant de n’être au courant de rien. Cela me semble assez grave.

djillali@bel-abbes.info