L’article repris par mon collègue et néanmoins ami Beldjillali met en évidence le feuilleton du FLN qui continue. Depuis plus deux ans, redresseurs et pro-Belkhadem se crépissent les chignons, mais n’arrivant pas à meubler ni la lassitude, ni la monotonie du Peuple plus préoccupé par le chômage, le coût de la vie qui ne cesse de croître à une échelle géométrique, rêvant à un «don» ANSEJ qui pourrait ouvrir la porte de la fortune.

Mais le drôle dans ce feuilleton, c’est de voir les cadres intermédiaires de ce Parti qui ne savaient plus ou donner de la tête. En effet, chacun essayait de prédire qui serait le clan gagnant pour s’y aligner. La tradition veut qu’on se mette toujours avec le « gagnant »  Mais, l’équation était tellement complexe, qu’il était extrêmement difficile de dire qui allait l’emporter. L’entêtement de « l’empastillé » (dixit Laalam) a fait douter beaucoup de caciques du Parti, qui ne voyaient dans cette attitude, que le soutien des forces invisibles du système.

On raconte qu’un président de commission au niveau de l’APN,  rentier du FLN,  n’a cessé d’appeler toutes ses connaissances dans le sérail pour leur demander sur qui s’aligner. Tout le monde lui répondait qu’il devait prendre la décision tout seul ; Il savait pas quoi faire le bougre, jusqu’au scrutin où il a du rendre copie vierge (bulletin nul)  Des cas pareils, il y a une multitude. Le problème ne s’est décanté que lorsque les six Ministres se sont retournés contre l’Empastillé.  Là, les carottes étaient cuites !

Mais Belkhadem, s’accrochait et continue de s’accrocher.

On parle d’un mystérieux coup de fil reçu alors qu’il tentait de revenir en se représentant une nouvelle fois candidat au poste de Secrétaire Général. La situation devenait insoutenable et menaçait les fondements du Parti. Basta ! C’est certainement, ce qu’a du dire la mystérieuse voix à Belkhadem, lors de cet entretien téléphonique, qui mit fin comme par enchantement, au spectacle. Actuellement, les forces en présence affutent leurs armes, les coulisses vivent une dynamique sans précédent. Les luttes, les alliances, les interventions, les allégeances  se jouent et se déjouent en attendant l’heureux élu qui sera désigné.

Mais Belkhadem, qui donne l’impression de n’avoir rien compris au système, tient toujours à son poste. « Le fauteuil enivre » avait dit le Président, quelques jours après son investiture. Pour Belkhadem, il lui a procuré plus que de l’ivresse. C’est l’extase, le nirvana. Le pouvoir corrompe a dit l’autre.

Alors, chassez le naturel, il revient au galop. Il se retourne vers ses parrains traditionnels. La première interview après sa destitution, il l’offre à « Chark El Awsat » journal Saoudien qui paraît à Londres. Il remet en cause, l’opération du scrutin secret que lui-même a exigé, et accuse nommément les six Ministres de l’avoir dégommé. « J’ai été trahi ! » qu’il dit.

Voilà comment on voit le fonctionnement d’un Parti. On le voit à travers les alliances et les renvois d’ascenseurs. « C’est moi qui les ai nommé au bureau politique » et ils se retournent contre moi.

Dans les années 90, alors que l’Algérie vivait une de ses périodes les plus atroces et les plus cruelles, l’Empastillé, n’arrêtait pas de faire la navette vers l’ambassade l’Iran. Aujourd’hui, il s’adresse aux Saoudiens. Dans peu de temps, il va solliciter la médiation de l’influent Émir du Qatar. Dans ce cas, il doit être redevable. Tout comme il l’a été avant, en inféodant le FLN  à l’intégrisme et permettre au terrorisme de renaître de ses cendres. Il a tout fait pour plomber la Société pour faire plaisir à ses parrains.

 

djillali@bel-abbes.info