“Le festival du Raï”, comme mentionné sur les banderoles au niveau des artères de la ville ,est à sa cinquième édition. Est-ce un festival tel que défini dans le langage culturel universel, ou ce sont des nuits récréatives pour dissiper les chaleurs estivales. De l’argent pour ramener un “chanteur” de basse moralité à coup de millions (400 millions de centimes semble-t-il), et des jeunots qui s’embrouillent dans les paroles des coins de rues et dans de la musique sans clef de sol. Il semble qu’il faut  assurer le divertissement obligatoire pour calmer les esprits à la veille du cinquantenaire. Le demi-siècle, il faut le fêter et à n’importe quel prix et surtout à l’heure où la sonnette d’alarme d’une crise aigu, retentit du coté du ministère des finances. (voir chronique de notre ami Djillali C.) Les élus en fin de course , doivent assurer le départ pour la prochaine course. Il faut plaire au public qui va se “prononcer” très prochainement sur les “élus” de la base. Il faut créer de  l’ambiance “festive” enrichie d’un jeu de lumière artificielle dont le prix dépasse le cachet  du “rossignol” aux frasques qui n’honorent nullement la communauté culturelle, et particulièrement ceux de la vraie voix.  Tout est à revoir, tout est à balayer  pour voir, voir plus clair et sentir les odeurs d’une vie culturelle qui jadis était au summum. L’activité culturelle saine Bélabésienne rayonnait sur toute l’Algérie. Les hommes étaient à leurs places,  avec des capacités intellectuelles qui pesaient sur l’environnement. Aujourd’hui, on bricole, parce qu’on arrive pas à avoir des idées. On ne gère pas la culture comme on gère une benne d’ordures. Regardez autour de vous, et constatez la saleté qui nous accompagne quotidiennement.Pas très loin du centre ville et en cette canicule, on ramasse un jour sur deux, les déchets ménagèrs. HCHOUMA. L’activité culturelle est saine, elle ne  peut être conjuguée avec le désarroi .