UN HOMMAGE ÉMOUVANT!

Belaid lacarne

De G à Droite : Nièce de Djillali Liabes, M Belaid Lacarne, Djamel Eddine (Fils de Dr Amir Benaissa, Rashad Ramzi fils de Hafid Senhadri

Je ne savais pas que je pourrais encore vivre d’aussi intenses moments. Il faut dire que l’occasion était propice. L’anniversaire de BAI a été complètement occulté au profit de l’hommage rendu à la ville de Sidi-Bel-Abbès. Objectif atteint.
Tout cela m’a fait oublier le stress vécu la veille et le matin de l’évènement. Je craignais les dernières défections. Pourtant les confirmations ont toutes été faites. Cependant, il fallait tenir compte des raisons «urgentes et indépendantes de la volonté» Des appels de dernière minute sont faits le matin. SENHADRI Rachad Nazim m’apprend qu’il a pris le départ d’Alger. Soulagement. Contactés, LACARNE et DJERIOU confirment. Mon ami le docteur REFFAS m’assure que les familles de LIABES et AMIR seront présentes. SLIM a eu un empêchement de dernière minute. Je pensais que son appel de dix heures du matin, signifiait le rituel thé à la menthe à EL Graba. Mal m’en prit. C’était pour m’annoncer – la gorge nouée – qu’il était désolé. N’empêche ! Ses planches étaient bien là, son affiche aussi. Il était présent avec nous.
A 15heures, la pièce de théâtre pour enfants n’a pas encore pris fin. Il fallait accueillir les invités. Les responsables du Théâtre, aimables, ont mis à notre disposition la cafeteria. LACARNE et Djamel Eddine le fils du Docteur AMIR étaient les premiers. Les débats ont commencé avant l’heure sous la baguette de l’inénarrable ALLAL Hamdane. C’est le moment que choisit le Fils de SENHADRI pour m’annoncer qu’il est au niveau d’Aïn El Berd.
Je constate que la famille LIABES n’a pas encore donné signe de vie. Ni DJERIOU. Appels. Finalement tout le monde arrive.

A 15H30, la séance est ouverte avec la première intervention de notre cher ami Farid DAZ qui se concentra sur « l’art à Sidi-Bel-Abbès » et l’hommage à Miloud BOUKERCHE. Il se fera un pari de corriger l’affirmation qu’il fut l’élève de Nasreddine DINET. «Ils n’auraient pas pu se connaître vu la différence d’époque» dira-t-il notamment.
M. Belaid LACARNE fera une rétrospective des sports à Sidi-Bel-Abbès. Il dira en substance : «Nous nous focalisons sur le foot-ball et l’USMBA, mais il ne faut pas oublier que Sidi-Bel-Abbès a donné des champions également en Athlétisme, en cyclisme et en Boxe, » révélant à l’assistance les noms qui ont dominé leur discipline, à l’échelle nationale et internationale. Il insistera sur les membres fondateurs de l’équipe de la Mekerra en leur rendant hommage. L’émotion commençait à envelopper l’atmosphère. Modestie oblige, LACARNE ne fera pas allusion à l’arbitrage où il demeure l’un des maîtres incontestés.

Le jeune DJERIOU Abdelkader, fut le troisième intervenant. Sa communication fut de mon humble avis, percutante. Percutante par le ton, par la passion et la hargne qui émanent de cette jeune personnalité. Il a dévoilé à l’assistance sa volonté de voir l’artiste émerger de l’école Algérienne et d’être reconnu dans son Pays. « J’ai commencé par le théâtre universitaire alors que j’étais étudiant et travaillais en parallèle dans un magasin de portables » Il met en exergue la difficulté d’être Artiste en Algérie. «Quand vos parents voient à la télé tous ces artistes malades et qui meurent dans la misère, et que vous leur dites que je veux faire comédien, cela n’est pas du tout facile. Ils préfèrent vous voir Médecin ou ingénieur!» Brillante et simple affirmation. « Mais j’ai choisi ce métier et je veux le faire en Algérie. J’ai eu des sollicitations à l’étranger et que j’ai refusé (…..) L’ouverture de l’audiovisuel nous a beaucoup aidé (…) C’est là où j’ai eu l’opportunité de réaliser mon premier travail professionnel (…..) Je veux démontrer que l’on peut réussir et être reconnu en Algérie»SAMSUNG
M. DJERIOU demande à ce que la génération de la guerre voit d’un autre angle les jeunes. Ils veulent faire la promotion de l’Algérie. En tous les cas, il aura prouvé que la relève n’a rien à envier aux aînés, bien au contraire!

L’intervention de Monsieur Djamel Eddine AMIR fils du docteur, aura permis de lever le voile sur l’homme que l’on connaît. Ainsi, il dopa l’assistance par l’éventail des qualités que l’Homme qu’il fut, consacrait à sa famille et à sa ville. «A chaque fois qu’il vient à Sidi-Bel-Abbès, Il ne s’empêchait jamais de faire le tour de la famille et des amis pour les saluer avant de rejoindre Alger » dira en substance, Djamel Eddine.
Deux rêves sont restés inachevés : Une traduction du Coran et une association d’aide aux jeunes. Deux rêves que le Docteur qui caressait le doux espoir d’un retour définitif à Sidi-Bel-Abbès, ne réalisera pas, la mort ayant décidé autrement.

L’intervention du jeune Rachad Ramzi SENHADRI fut pleine d’émotion. Il avait à peine 6 mois quand son père fut assassiné, le 13 Mars 1993, au seuil de sa demeure dans le quartier populaire de Kouba. Il ne parla pas du père qu’il n’a pas eu la chance de connaître, mais parlera de la cause. « Mon père comme tant d’autres, est mort pour une cause. Il est mort pour l’Algérie qu’il aimait par-dessus tout! (…) Je veux continuer sa cause et aimer cette Algérie telle qu’il la voulait» Sa gorge se noue d’émotion. Il avait le souffle coupé. Le silence fait beaucoup de bruit et la gêne embaumait le Théâtre. Moment insurmontable ! Plus tard, BENCHIHA, m’avouera avoir pleuré. Le jeune Ramzi terminera son intervention péniblement, tant la tristesse de la perte d’un père s’enchevêtrait avec le bonheur de voir qu’il n’a pas été oublié.
Enfin, la Jeune Imène SELLAM gravit les escaliers qui mènent à l’estrade sous les regards admiratifs de sa sœur et sa mère, la sœur de Djillali LIABES. Fraîchement licencié en Interprétariat, Imène dans un arabe châtié, présenta un exposé succinct sur la vie du Martyr du devoir, l’auteur du projet de société Algérie 2000.farid baz

Il aurait été indécent de clore l’évènement sans donner la parole à des Personnalités de la ville, venues nombreuses et fortement touchées par les témoignages évoqués. Ainsi, le premier à prendre la parole, Hadj BENAOUM, l’Imam de la Mosquée Abou Bakr, surprit tout son monde, lorsque terminant son témoignage sur le Docteur AMIR dont il fut très proche, évoqua sa période où il fut joueur à l’USMBA et ses coéquipiers. Hadj BENAOUM, dans sa réserve innée, m’avoua en aparté toute son amertume. «A Oran, on a baptisé un grand hôpital en son nom, dans sa ville natale, il n’a même pas mérité une rue » Lui qui a créé la première école d’infirmiers dans le maquis. Ceux sont ses élèves qui firent fonctionner les structures hospitalières à l’indépendance. Il est vrai que la maison de la presse porte son nom, ce que ne peut ignorer Hadj BENAOUM, mais est-elle à la grandeur de l’homme?
Voulant apporter les compléments des témoignages sur les personnes honorant la ville, ALLAL Hamdane, tellement nombreux et l’émotion forte, ne se serait pas arrêté n’était-ce l’impératif temps. Il rappela à l’assistance que le Docteur AMIR est celui qui a créé la Cour des Comptes, notamment.
Enfin, l’artiste HAMDAD Sid Ahmed, se fit un devoir  – en présence de nombreux plasticiens  – de rappeler le rôle joué par les arts et notamment la peinture dans l’histoire de la ville, rappelant que Sidi-Bel-Abbès a été la première ville à représenter l’Algérie Indépendante dans une semaine culturelle à l’étranger (Suisse) Il était fier d’avoir été l’un de la composante.
La clôture de l’hommage verra une sympathique réception où des coffrets souvenirs furent remis aux invités. Moment que choisit M. LACARNE pour offrir trois exemplaires de son livre sur l’histoire de l’USMBA dédicacés, à l’équipe de BAI. Qu’il en soit remercié.talha

Il serait malencontreux de passer sous silence l’apport appréciable et la louable contribution de l’Association BASMA dans la réussite de l’évènement, mis en relief par la totale disponibilité et l’extrême gentillesse de son Président Farid DAZ.

En conclusion,BAI a décidé pour répondre à la demande pressante de nombreux présents, de réserver chaque date anniversaire à «un hommage à la ville par ses enfants» Ils sont tellement nombreux heureusement, qu’ils peuvent rendre BAI au moins centenaire !

djillali@bel-abbes.info.


le 30 mars 2014


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30 mars 2014

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