SIDI-BEL-ABBÈS: « DE LA VILLE, DE LA SALETÉ, DE L’ENVIRONNEMENT, DE CHOSES ET D’AUTRES »

                               

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 « Le slogan apaise sur l’instant, la réalité s’impose tout le temps. »
(De l’auteur).

Aux portes du siège de la Wilaya   et de la résidence d’hôtes, un chantier qui n’en finit pas de s’étirer et qui s’est trouvé curieusement subdivisé en une multitude de lots comme s’il s’agissait d’une réalisation exceptionnelle. Devrait-on la qualifier de celle du siècle ? Constatons de nous-mêmes s’il en est :

1.- Décrépissage du muret préexistant.

2.- Reprise et crépissage du même muret d’un seul côté.

3.- Ornement du muret à l’aide d’une rampe en fonte dont l’alignement et l’écartement entre deux pièces sont irréguliers.

4.- Décoration discutable la rampe.

5.- Pose inutile de faïence sur les supports des rampes d’un goût aussi discutable que douteux.

6.- Pose de carrelages sur les trottoirs des deux côtés du muret.

7.-Pose de demi-buse faîtière d’écoulement des eaux de ruissellement des deux côtés du muret (non achevé).

8.- Reste un côté du muret non crépi et non peint !

À ce jour, et depuis plus de deux ans, aucun lot n’est achevé dans le respect des règles de l’art en la matière et nous en parlons en profane. Pourquoi un délai aussi important pour une réalisation somme toute mineure qui aurait pu être exécutée en régie par les propres agents de la commune ? C’est vrai  que la tendance dans la dernière décennie était à la décentralisation des travaux des communes, mais il semble qu’à l’échelle internationale, cette démarche soit remise en cause en raison des dérapages des coûts, d’autant qu’aucun redéploiement du personnel n’a été opéré dans l’APC.
Toujours et encore, la proximité de la Wilaya  et de la maison d’hôtes ne dissuadent ni les riverains ni les agents de nettoiement de la Commune d’en faire un dépotoir à ciel ouvert où les détritus nauséabonds s’amoncellent quotidiennement sans qu’aucune réaction de ceux qui sont censés y veiller ne vienne changer quoi que ce soit. Or, les travaux dont il est ici question étaient destinés à redorer les atours de la cité et en faire son côté jardin, en quelque sorte sa carte postale actualisée par l’émerveillement attendu. Malheureusement la lenteur des travaux ou leur arrêt, si l’on se réfère à ce que l’on voit, nous laissent penser que les entrepreneurs et le maître de l’ouvrage se sont déjà essoufflés et sont donc passés à autre chose : MACTA I et II ou le plan Lumière qui lui n’égaye que celui qui se plie à son charme. Toujours est-il que le chantier est en instance et il ne semble pas prêt de sortir de sa léthargie. Pire, quand on se hasarde de passer par la rue, destinée en principe à ne servir qu’aux riverains, on constate que certains résidents se sont attribués une partie de la chaussée, en délimitant l’espace ainsi acquis,  à l’aide de buses et de bordures de trottoirs scellées à même la chaussée  et ce en toute impunité, les autorités ne voulant pas ou ne pouvant pas intervenir. Il est évident que ces actes d’incivilité manifestes, si elles venaient à s’affirmer vont servir d’appui à l’ancrage irréversible d’une anarchie généralisée qu’aucune urbanité ne saurait tolérer. Déjà, on constate ici ou là, que les commerçants n’en font qu’à à leur tête en interdisant aux automobilistes de stationner devant leurs magasins, s’attribuant de fait une partie de la chaussée, sous le regard dubitatif du policier en faction. L’autorité de l’Etat doit obligatoirement se manifester en donnant force à la Loi : chaque seconde, chaque minute, chaque heure et toujours affirmant ainsi qu’une réglementation est faite pour être respectée et que la citoyenneté est à ce prix.
On a eu droit à toutes les excentricités, à toutes les démesures, à tous les fantasmes peut-être mal assimilés ou indifféremment empruntés. Mais de là à accepter que s’installe la Loi de la Jungle, cela fait de nous des complices et des complaisants d’une situation  à laquelle aucun civisme ne peut s’y plier. Qui peut accepter des zones de non droit ? C’est à ce qui ne semble être que des détails que s’affirment les grandes nations !
Si c’était une fable, je conclurais mon plaidoyer par une morale de l’Histoire. Mais comme il s’agit bien de constatations, je dirais humblement à bon entendeur salut. Je n’arrivepas à faire l’impasse sur les travaux même s’ils sont abondamment évoqués car ils sont censés participer à l’embellissement de la ville et là, cela me suggère une métaphore d’un Monsieur Jourdain des temps modernes se pavanant dans un des palais des mille et une nuits en scrutant l’arrière des écuries, lieu qui l’enchanterait beaucoup plus que le faste des colonnades.

Ne voulant pas rester indifférent au devenir de la ville, je me pose d’autres questions du même ordre. En effet, comment se fait-il que des demeures luxueuses, du moins pour certaines d’entre elles, situées dans des quartiers huppés de la ville soient élégantes et propres, alors que les rues, leurs abords et les trottoirs qui les longent sont répugnants de saleté, de crasse et de détritus de tous genres faisant le bonheur de variétés de prédateurs. Où est la responsabilité de l’Etat, et où est celle du citoyen? Toujours est-il que l’exemplarité ne peut émaner des ouailles, l’autorité n’appartient qu’à l’Etat et si le troupeau s’éparpille il ne tient qu’au berger d’y prendre garde. Tout ceci nous conduit alors à tirer une leçon : dans une société intelligemment organisée, on ne peut continuer à embellir la ville et à délaisser son entretien scrupuleux qui est une exigence de la modernité et une nécessité d’un environnement maîtrisé. C’est toujours un détail pour un gestionnaire non imprégné des enjeux actuels et du futur, mais c’est l’essentiel pour un commis de l’Etat toujours au diapason de ce qui se fait de mieux. Il n’y a pas une autre issue pour les pouvoirs publics qui se doivent de veiller à la protection des intérêts de la communauté entière. N’est-ce pas une des raisons, la plus évidente, du pourquoi des pouvoirs publics et de leurs instruments réglementaires, facilitant ainsi la nécessité du vivre ensemble. La protection de l’environnement s’impose à tout et à tous, et la démarche doit être comprise d’une manière quasi religieuse et s’appuyer sur une organisation motivée par une conviction à toute épreuve. La saleté n’étant pas la moindre des pollutions, il faut s’y atteler d’urgence, elle peut même engendrer un profit financier substantiel en organisant un tri des ordures ménagères générateur d’une valeur ajoutée non négligeable. Pourquoi ne pas transformer ces espaces jonchés de détritus en parterres fleuris ? N’a-t-on pas droit à ce rêve qui en ferait notre paradis ici bas ?  Pour l’avoir admiré jusqu’à le jalouser ailleurs, pourquoi nous en éloignons- nous ?

Ce ne sont là que quelques constatations que j’ai eu l’outrecuidance de mettre en exergue, à l’effet d’alimenter le “pouvoir des idées “, ce qui a fait dire à John Maynard Keynes «  qu’il régit un monde qui n’est régi par pas grand-chose d’autre ».

Par : Abdelhamid ABDEDDAÏM.

 


le 08 mai 2015


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08 mai 2015

6 Commentaires pour “SIDI-BEL-ABBÈS: « DE LA VILLE, DE LA SALETÉ, DE L’ENVIRONNEMENT, DE CHOSES ET D’AUTRES »”

  1. le cygne

    Très belle citation Mr Abdeddaim « Le slogan apaise sur l’instant, la réalité s’impose tout le temps. », j’ai bien aimé, car c’est la pure vérité….!!!

    Je vois que toutes les couleurs de l’arc en ciel sont unanimes, c’est la grande vadrouille à SBA…!!! En l’absence d’un plan adéquat de développement durable et d’une réelle stratégie, éducation, mentalité et culture environnementales, toutes les bonnes volontés n’y peuvent rien devant ces fléaux socio-économico-politico-environnementaux, car, Tout est Lié.!!

    Effectivement, “où est la responsabilité de l’Etat, et où est celle du citoyen? Toujours est-il que l’exemplarité ne peut émaner des ouailles, l’autorité n’appartient qu’à l’Etat et si le troupeau s’éparpille il ne tient qu’au berger d’y prendre garde….”……Malheureusement le berger a été dévoré par les loups qui sont dans la bergerie…!!!!!

    Cependant, en ce qui concerne la saleté de la ville, je pense que le citoyen est coupable au même titre que les autorités locales, car c’est le premier à subir les conséquences de la pollution….!!! Donc même si l’état est absent, le citoyen doit être présent….!!!

    En ce qui concerne la notion du nationalisme, je suis d’accord avec tout ce qu’a dit Mr El Guelliti…..!!!

    Merci d’avoir, encore une fois, tirer la sonnette d’alarme….!!!! Hélas, les Entendants-Sourds n’entendront rien …!!

  2. Lamine1

    @Abdelhamid ABDEDDAIM

    Un constat pointilleux sur une ville devenue sale.

    vous écrivez : dans une société intelligemment organisée ….

    la notre le sera dans une ou 2 générations , mais malheureusement on ne sera pas de ce monde pour voir les résultats.

  3. Abassia

    Le civisme désigne ” le respect, l’attachement et le dévouement du citoyen pour son pays ou pour la collectivité dans laquelle il vit. Cela s’applique principalement aussi à l’institution représentant cette collectivité. ”
    Le civisme nécessite une “conscience politique” d’abord de la part de ces institutions représentant l’Etat. et implique la connaissance de leurs devoirs vis-à-vis de la collectivité. Et pour cause, elles ont les tous moyens pour l’application de ces devoirs: finance, lois ….
    Malheureusement, chaque jour que Dieu fait, nous évoluons ( plutôt régressons) dans un environnement de plus en plus dégradé par une pollution multiforme: détritus variés, pollution visuelle , pollution sonore, pollution atmosphérique etc… etc…
    Ça et là, végètent quelques associations qui tentent de s’intéresser à la”chose publique” ou encore des campagnes ( hamalates) de nettoiement qui procèdent par “coup de fax”.
    Toutes ces actions ponctuelles sont des actions superficielles dénudées de la culture de l’hygiène que même notre religion recommande.

  4. La Cygogne

    Bravo monsieur Abdedaim pour ce constat. Il est là et amère, comme Macta 2 et suite. Qui est responsable???? c nous avec notre silence complice. Les responsables sont tous pareils, ils aiment les photos et les belles phrases des pseudos-journalistes. Monsieur Abdedaim, chacun trouve son compte dans la décadence.

  5. atman

    Ce laisser aller collectif répond à une criante absence de la Culture en général et du débat inexistant en particulier dans notre société qui se résume aussi bonnement qu’un bilan d’épicier par la non application de la loi. La surenchère tartuffienne qui a pris la religion en otage et dessert outrageusement son aspect positif et par voie de conséquence le tout religieux profite aux escrocs sans âme et sans scrupule pour se dédouaner du devoir citoyen. La quasi absence de l’État relayé par la secte FLN (dont les élus bras cassés, corrompus et néfastes dans tous les domaines à l’image du château qui abrite leur siège et tombe en ruine). La résignation des vrais citoyens devant le mensonge perpétuelle, les malfaçons de chantiers, canalisation et autres établissements publics jamais contrôlés et qui finissent eux aussi à se dégrader à vue d’oeil (matériaux tawain et bâclage) car non soumis à des expertises et contrôleurs indépendants. L’illustration parfaite et réfléchie pour la “bonne cause” par des prédateurs : le coupe-gorge de Sidi
    Djillali. Il y a tellement de choses à énumérer qu’on perd parfois le sens d’une chronologie à l’échelle humaine. Comment se fait-il quand pour organiser le festival RAÏ (raillerie) on trouve les moyens en devise, une organisation bien huilée; alors quand arrive la saison des pluie, la ville est submergée parce qu’on a pas fait le minimum du minima que peut effectuer un citoyen devant chez lui pour dégager les détritus. Une APC couleur d’incompétents qui ignorent que le vélo a aussi une législation lui permettant accès au parking approprié et qu’être exemplaire pour servir la ville et non de se servir…Alors effectivement ces photos illustrent à une petite échelle, la gabegie, la tartufferie, l’incompétence, le passe-droit et le barraudage des esprits qui malheureusement a que des aspects négatifs pour les générations futures.

    • OULED BOUL

      Si on admet que le nationnalisme est un sentiment de loyaute envers un endroit et fiérement exalter ses Valeurs.toutefois j’ai horreur de ce nationnalsme béat qui Vous n’éprove aucune frisson quant aux brigandage et dilapidations systématiques de nos maigres assettes, de la bidonvilisation de nos cités.etcc
      Civisme et nationnalisme/patriotisme vont au pair et sont indissociables,Nous observons un nationnalsme qui se résume a un simple verbiage et autres slogans bravaches qui ne riment a rien.Le comportement de la plébe reflete celui de sa matrice, c’est a dire l’état FLN dans toute sa laideur.

      Une société de consommation produit les détritus, c’est peut etre un truisme de le rappeler.La honte n’incombe pas le peuple producteur des détritus mais celui qui n’est pas capable systématiser le ramassage et le traittement de ces détritus.En fin de compte, c’est l’état central et ses pouvoirs périphériques qui sont en echec et mat car peuplés d’hommes et de femmes incompétents.

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