« Le vrai n’a pas besoin d’être parfait pour être merveilleux »


Quand la générosité du temps et sa clémence me le permettent, et font que les journées sont belles, douces et chaudes, qu’il m’arrive  très  souvent de rechercher à côtoyer les éléments de la nature, particulièrement  sur le bord de l’eau. Alors je recherche ce qu’il y a comme magnifique  terrasse qui est  baignée énormément de soleil, je m’y installe, bercé par la vaste étendue d’eau à l’horizon. Sur mes  cotés, de grands bouquets de cactus venus de je ne sais où, croisent  les  regards souriants  de baigneurs que je ne cessais d’identifier. Sublime! Je ramène dans ces états d’humeurs avec moi, pour l’occasion un livre  parfois deux, mon appareil photo, un cahier de notes, et mon portable pour la musique. Mon désir de devenir à l’occasion un pécheur d’image, disparait comme chassé par l’influence du paysage toutes mes énergies s’abandonnent dans ce décor et me surprennent  à savourer ces moments de bonheur introuvables ailleurs.

Tout en  m’imprégnant  de la beauté des lieux, j’ai remarqué  un groupe d’hommes, exactement quatre qui étaient assis à une table voisine, non loin de moi. Et qui  étaient passionnés dans leur sujet de discussion, sur la vie ,Il faut dire qu’il aurait été bien difficile de ne pas les remarquer ; l’un d’entre eux parlait tellement fort, et avec tellement d’énergie, qu’on avait l’impression qu’il cherchait à attirer l’attention des gens… Je parie que vous l’avez entendue aussi! Il était grand de taille, sa tête rasée à la boule à zéro, et il portait un short bermuda d’été colorée, qui attirait tous les regards. Son nom est Kouider, si j’ai bien compris. Je ne connaissais absolument rien de lui, mais je l’ai rapidement trouvé  attachant… Il était évident par ses propos et sa façon d’être que son cœur était aussi gigantesque que sa personnalité, et je pouvais facilement deviner sa grande sensibilité.

J’écoutais donc (décibels obligent) la conversation de ces trois jeunes  hommes, qui avaient apparemment un lien de parenté et un ami commun nommé Hocine.  Kouider  Vibrant de gratitude, déclarait: «Je suis tellement heureux que nous soyons réunis ici aujourd’hui! Je lève mon verre à cette journée parfaite… à nos vies parfaites!» C’était un joli moment, mais il y avait quelque chose qui détonnait dans ses propos – comme une fausse note. Il le sentait aussi, je crois, car il a immédiatement ajouté (avec toujours autant d’entrain et quelques mouvements de la main) «”Une vie parfaite“… Non, cela n’existe pas! Je lève plutôt mon verre à la vie, tout simplement… Une vie douce et joyeuse, c’est suffisant!»

En cette belle journée, je me joignais en pensée  à kouider – tout comme je vous invite à le faire – à ces existences parfaitement imparfaites que nous menons avec tout notre cœur, avec tout notre élan, de plus en plus courageusement. Je lève mon verre non pas à nos idéaux ou à nos belles visions – non, pas cette fois –, mais à la réalité telle qu’elle est. Une vie parfaite serait sûrement une chose extraordinaire (même si je ne sais pas trop de quoi cela aurait bien l’air)… Mais il y a une chose qui sera toujours encore plus grandiose: une vie que l’on accepte, que l’on savoure, que l’on apprend à aimer exactement telle qu’elle est. Une vie douce et joyeuse qui n’est pas toujours douce et joyeuse, et que l’on accueille avec tout ce qui est et ce qui n’a pas été… Avec nos voix un peu trop fortes, ou trop basses, avec les desserts dont on ne réussit pas à se priver, et avec ces belles journées ensoleillées qu’elle nous offre pour se ressourcer. Si ce n’est pas la perfection, ça, je ne sais pas ce que c’est…;-)


le 09 juillet 2011


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09 juillet 2011

2 Commentaires pour “« Le vrai n’a pas besoin d’être parfait pour être merveilleux »”

  1. bonsoir Mr BenKhelouf K.

    Mr Jean Michel a raison ! trés beau texte et beaucoup de chaleur humaine s’en dégage !

    vos propos “»Une vie parfaite« … Non, cela n’existe pas! Je lève plutôt mon verre à la vie, tout simplement… Une vie douce et joyeuse, c’est suffisant!»”

    me rapellent le souvenir du vieux temps de la “La misère joyeuse” éternisée par notre ami feu Mehdi Kader ”
    Le journaliste-écrivain bel-abbésien.

    je vous souhaite bonne soirée à toutes et tous .

  2. jean-michel

    Très beau texte Monsieur, j’ai beaucoup aimé, je vous félicite et vous salue bien cordialement.

Les commentaires sont fermés

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