Feu Houari Boumediene : Un grand analyste et fin stratège, un fier nationaliste, un humaniste, il aimait son pays et son peuple.

2eme PARTIE

« Dans notre proclamation du 19 juin 1965, nous avons promis de restituer à ce pays, en premier lieu sa dignité. Voilà aujourd’hui que cette dignité représente la caractéristique dominante de la personnalité de notre peuple, en proclamant que le peuple algérien était l’unique détenteur de la souveraineté » Meeting à Médéa 04/06/69

Dès son jeune âge, Houari. Boumediene était une personne très et  trop occupé de son pays meurtri pendant la colonisation, déchiré pendant la guerre et après l’indépendance. Pour ceux, qu’ils l’ont traités de fasciste, d’assassin et de bien trop d’autres mauvais qualificatifs suite au redressement du 19 juin 1965.

Cependant et à travers  ses interviews, et une multitudes de ses discours, et les entretiens qu’il l’avait  eu avec Paul Balta*1 qui avait le sang arabe  ,H.Boumediene parlait selon  les propos de P.Balta d’une voix très douce, sachant placé ses mots dans un contexte qui se veut à lui sans être un «  rêveur », pesant et articulant très bien ses mots qui se confondent avec la paix ,la justice, l’équité ,la dignité, le respect, la fermeté et bien d’autres mots propres au bien être de l’homme. Et entre deux phrases, il investit un silence d’or   remarquable et laisse   communiquer ses yeux pétillants et perçants à la fois,  donnant l’air d’un véritable« rêveur ».

C’est un homme qui sait très bien manipuler le geste à la parole et la parole au geste, il est celui qui fait toujours ce qu’il dit et dit toujours ce qu’il faut faire,  dans le cadre du bien, du juste, du vrai et parfois même du beau et de l’agréable.

De loin H. Boumediene était qualifié comme un inégal impénétrable   comme disait AniaFranco*2.Il était austère et timide, d’un contact bien compliqué que l’on ne pense.

Lors de la conférence des non alignés à Alger en 1973, ses portraits fusaient et  se multipliaient à travers les unes de la presse internationale  et chacun se permettait de mettre son grain de sel en avant ; ce qui les étonne ensuite.Par contre  H.Boumediene n’avait pas changé, ses actions, ses comportements  à l’intérieur du pays. Il  misait sur la stabilité du pays, la réussite politique et le triomphe d’un homme d’état exemplaire  que le sommet des non-alignés  lui a permis de lui confectionner une stature  à l’échelle internationale pour le profit  de la dignité de l’algérien et de l’Algérie. Cet événement politique, lui avait permis d’effacer ce visage que l’on lui  avait attribué comme d’un loup affamé et ironique qui inquiétait  bien des personnalités et des journalistes du monde politique, culturel et médiatique.

Ses sourires étaient parfois en éclats, se fondaient par la suite  en public ; le temps est passé ou il dissimulait ses sourires derrières ses mains préférant sourire, très souvent avec les fellahs, les travailleurs, la jeunesse, les intellects et les petites lambadas.

 En public, Le cigare de Fidèle Castro ne le quittait pas,  de même que le burnous noir, un  bien  noble et sacré des grands des  hauts plateaux. H.Boumediene voulait donnait une stature nouvelle de « l’algérien lambda » qu’il soit ouvrier au sens de l’industrialisation, fellah au sens de la révolution agraire,étudiant au sens universel , jeune  au sens culturel et travailleur au sens de la création de la richesse.De nouveaux êtres  pleins d’orgueil  à partir du plein sens d’équité et de justesse dépassant la fraternité pour en fin de compte faire de l’Algérie un pays fier et orgueilleux à la fois par l’instauration d’une nouvelle culture algérienne et d’un  nouveau algérien ombrageux  c’est-à-dire qui s’inquiétait  pour la moindre raison et  à la moindre saison.

 Au lendemain de la conférence des non alignés, H. Boumediene professera du haut de la tribune internationale d’Alger, très haut et bien fort qu’un pays ne peut jouer un rôle international que s’il est  vraiment :

 *stable.

* totalement indépendant au sens large du terme.

* s’il amorce le décollage économique.

Ces trois principes clés que l’Algérie de son temps faisait des efforts louables, pour les atteindre,  permettaient de représenter le pays en tant que« phare du tiers monde ».L’Algérie  était devenue un pôle d’attraction parce qu’elle s’est attelée à la bataille du développement par plan interposé. Tout cela s’identifiait au sentiment national et que le bonheur et le progrès de notre peuple se construisaient autour de notre digne personnalité distincte, tout en admettant que la liberté, la nation,  la justice , la dignité et l’équité  qui représentent la dimension universelle, mais au fait  le produit n’est que l’origine de la culture progressiste ou le peuple ne devrait consommer que ce qu’il a produit, en nourriture, en santé, en transport, en habit, en amusement  et en éducation. La culture  au sens prôné par H. Boumediene c’est ce qui permettait à l’homme d’ordonner sa vie pour donner ce qu’il a de bien, de beau, d’utile et de nécessaire.

La culture  est la représentation d’une économie , d’un style de vie, de rapports sociaux bien déterminés à un moment de la vie des hommes libres qui lui impliquent une orientation, un style, une sensibilité conforme aux conditions d’existence  rencontrées comme aux règles sociales bien raffinéesH.Boumediene pensait dans l’avenir, à concevoir un nouveau contexte pour mettre en évidence toutes nos caractéristiques et nos particularismes afin d’affirmer les composantes de notre personnalité algérienne et de notre authenticité.

 BENALLAL MOHAMED ANCIEN CADRE

27 décembre 2018

le 27 décembre 2018


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27 décembre 2018

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