Feu Houari Boumediene : Un grand analyste et fin stratège, un fier nationaliste, un humaniste, il aimait son pays et son peuple.

                                                                1ere partie

« Un peuple ignorant, en effet, est un peuple susceptible d’être exploité, soit par l’étranger soit par une classe quelconque, car il n’est pas en mesure  d’accéder à la connaissance. Un peuple ignorant s’expose à tous les dangers .C’est pour cela  que la révolution réserve la priorité au développement de l’enseignement » message à la nation31/10/66

Au-dedans, les options de H. Boumediene  se sont précisées  en son temps, raffermies et affirmées petits à petits à travers ses propres discours, H. Boumediene  le bâtisseur de l’état Algérien, il voulait construire un état qui a une morale révolutionnaire, l’état représente pour H. Boumediene un instrument des masses populaires pour la réalisation de ses aspirations l’état devrait être à la fois unitaire et décentralisé pour mener à bien sa mission. L’appareil administratif constituerait une véritable charpente de l’état qui doit être soumis à la seule autorité de la loi dans le cadre du respect des principes révolutionnaires.

Au dehors, la voix  de H. Boumediene était écoutée, son conseil était recherché, ses décisions étaient prises au sérieux car l’Algérie se mettait à se tenir debout  avec sa vitalité politique, économique, culturelle et même sociale.

S’il est bien des vertus que nous  en tant que génération de  H. Boumediene voudrions  affecter à ce recueil de mémoire d’un passé récent riche en événement culturel , économique et politique ,c’est  un refus qui consiste à rejeter  l’état actuel de ceux qui ont en main la destinée de ce très beau et grand pays .Ce pays  est  conduit et géré et ce depuis la disparition de H. Boumediene ,par un régime de gabegie, de l’indifférence totale de la corruption  généralisée et  de la médiocrité qui a permis d’ effacer le Rêve , l’Espérance, l’Utile et l’Agréable ou l’Art n’est plus mis en valeur.

« L’Algérie n’est pas une simple expression géographique mais plutôt un programme d’action et une philosophie politique »discours aux cadres du parti Tizi-ouzou 18/11/74

Le destin de l’Algérie est suspendu, et le choix s’impose aujourd’hui et non demain à moins que    le changement soit fait par  le « yo-yo » des forces du mal qui travaillent à la destruction de ce beau pays et de son oblitération générale en « médiocrisant »  les centres de culture et en éliminant les centres de recherche ( instituts et universités). Je sais pertinemment  du fond de ma tête, de mon âme et conscience, de mes forces vives que sans justice sociale, il ne pourrait y avoir de paix, ni de salut dans ce pays. Et ceci est bien un geste, un ton dont l’écho à  travers le temps d’hier, d’aujourd’hui et de demain ; c’est une attitude claire, une expression  qui se nourrissait dans le visage du feu H.Boumediene  qui était un véritable autoritaire mais pas dictateur car la parole était donnée aux doctes et universitaires plus qu’aux  mauvais politiciens et charlatans  de son temps. Son habit et son décor font de lui un homme  de valeur respectable, H. Boumediene sait  profondément et pertinemment que la justice et la dignité représentent  le mobile à grande vitesse qui mène la société vers  la prospérité et la paix sociale. 

Il est clair que chaque régime quel qu’il en soit  a pour règle en générale, de faire oublier, de   gommer parfois  ou noircir son prédécesseur même si c’est un proche de lui ; croyant l’effacer de l’histoire du pays, mettant en avant les fautes, erreurs  pour masquer  les siennes. Alors,  pour ce qui est d’un chef d’état  ses accomplissements positifs ; nul n’a  le droit   de l’évacuer de la mémoire  d’un peuple.

 Par cette modeste contribution, mettre à la disposition de l’opinion public algérienne  qui est trop préoccupée par les  agitations  moroses du pays  et contraint  tôt ou tard d’opérer un véritable choix de société plus égalitaire via la véritable démocratie. Ce projet de société aurait pu être opérer pendant la période de l’Age d’or ou le pays avait un mérite celui   d’avoir  implanté un type spécifique algérien de la politique et qui semble de nouveau  en  sommité en raison des manifestations spirituelles qui s’attachent au nom et à l’œuvre de  H. Boumediene, peut être que la priorité n’était pas encore à l’ordre du jour car le temps était bien utile et nécessaire. Laissant une marge pour ceux qui  considèrent H. Boumediene ; sa politique était loin d’être positive c’est  un droit incontestable  et respectable  mais un excès allant  plus loin et sont prêt à mettre sur le compte de H. Boumediene ce  qui arrive  aujourd’hui comme mal au pays .En tant que démocrate qui défend les bienfaits de H.Boumediene,elles seront appuyés  par des intuitions émanant de ces discours, de l’impression de ses actes et paroles et des sentiments  qui paraphent nôtre jugement. Car l’Algérie n’est pas malade de son corps mais bien de son esprit d’aujourd’hui car après H.Boumediene il y avait la décennie faste (pour une vie meilleurs) qui était trompeuse, ensuite la décennie noire( terrorisme) fabriquée par la stratégie du chaos , suivie de la décennie perdue( démocratie de façade) liquidation du poids économique de l’Algérie  et enfin nous y sommes dans la décennie pourrie( capitalisme sauvage) ou valeurs ,morales , principes ,droit et normes  ne veulent rien dire . Le destin de l’Algérie est suspendu et le choix n’est pas encore amorcé… en attendant le réveil du peuple  qui dort encore oubliant sa dignité!

 BENALLAL MOHAMED ANCIEN CADRE

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27 décembre 2018

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27 décembre 2018

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