10e édition du festival de Sidi Bel Abbes : Le rai sur la bonne voie

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts autour de cette 10ème édition du festival du Rai dont l’organisation a suscité une farouche opposition exprimée sur les réseaux sociaux et relayée par quelques cercles occultes en mal de sensation et ignorant totalement la réalité sociologique d’une population fortement attachée à son patrimoine et guidée par la valeur de l’expression populaire à travers ses poètes tels que le chantre des Beni Amer,Mostefa Ben Brahim.
L’appel au boycott de cette manifestation n’a pas été entendu par les jeunes avides de ce genre musical évocateur de sentiments divers éprouvés par cette masse juvénile .

Et les prières du Maghreb et d’El Ichaa accomplies aux alentours de la maison de culture ,lieu du déroulement du festival, ravivant les souvenirs lancinants d’une periode,n’ont pas suffi pour démotiver cette vague de jeunes qui a envahi la salle de spectacle et suivre dans l’enthousiasme les Chebs et chebbate qui se sont succédé. Même si le menu n’était pas consistant au vu de l’insuffisance de l’enveloppe financière allouée, nous signale ton, pour animer ce festival qui s’étalera sur 4 jours ponctués par des conférences sur l’historique du Rai.L’engouement pour ce genre s’inscrit en porte à faux avec les partisans du boycott , un refus catégorique aux donneurs de leçons et autres faiseurs d’opinion.

Riche en variétés, la première soirée a été singulière grâce au talent de Hakim Salhi, Chebba kheira et d’autres qui ont su catalyser l’assistance au gré de tubes souvent repris en chœur. Et cette locution lancée par la vedette de la soirée Chebba Kheira « J’aime SIDI-BEL-ABBES, la ville de l’art populaire et du Rai » ne pouvait que passionner le public .
Au pays de la poésie populaire, la cité de la Mekkerra reste jalouse de la préservation de ce riche patrimoine qui fait partie de l’identité populaire.

Ce n’est d’ailleurs nullement fortuit si le regretté professeur Azza a consacré tout un ouvrage sur la vie et l’œuvre de Mostefa ben Brahim dans la perspective de situer la force de la parole au sein des tribus de cette région dont les valeurs d’union, de solidarité, d’orgueil et de paix furent des spécificités caractéristiques. Un orgueil justement mis en évidence en la circonstance pour signifier L’attachement à l’authenticité au-delà des épreuves de la vie.

A BELLAHA EL MOUDJAHID du 05/08/2018

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06 août 2018

le 06 août 2018


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06 août 2018

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