Alors qu’on croyait fini les longues files d’attente au niveau des agences commerciales d’Algérie Telecom pour le paiement des différentes factures (Téléphone, internet et autres redevances)  et qu’on s’apprêtait à inaugurer leur fameux slogan affiché un peu partout : Fini les déplacements  (et Surtout les chaines) ,Fini les risques d’oublis de paiement des factures internet ni les transactions en argent liquide , le  e-paiement arrive de ces mêmes services.

Que NENNI!  ce matin à 9h45 une foule immense commençait à s’entasser dans l’Agence ACTEL sise à la rue de la paix et pour cause plus de cartes de recharge de 500 DA ni celles de 2000 Da , restaient seulement celles de 3000 DA que personne n’en voulait puisque la plupart d’entre eux étaient versés soit sur le forfait  à 500 DA ou celui à 2000 DA et  vu  que la redevance internet  arrive à terme généralement à cette période du mois , tous les arrivants qui devaient en principe acheter leur carte pour s’en acquitter de leur abonnement  ont été priés de retirer  un numéro d’attente du distributeur de ticket qui avait chômé ces derniers mois. Bref , deux guichets fonctionnaient en ce samedi 26 avril , je retire mon ticket portant le numéro 137 et jetai un coup d’œil sur l’afficheur qui indiquant 92 , donc 45 personnes devaient précéder mon tour à l’un des guichets, ce qui m’incita à faire un tour en ville et n’en revenir qu’au bout d’une demi-heure, bizarre que cela paraissait , l’afficheur indiquait toujours 99 et la salle était toujours archi comble. 8 personnes sont passées en une demi heure  c’est à dire plus de 3 minutes par personnes pour une simple transaction. Si de nombreux citoyens, las d’attendre leur tour, ont abandonné la salle, j’ai décidé d’y rester et  d’attendre mon tour car je ne pouvais me permettre la perte d’une autre demi journée le lendemain si jamais les cartes n’arrivent pas. Il est clair que le service manquait de  rigueur et de discipline, si le guichet N° 2 faisait défiler les citoyens toutes les 3 ou 4 minutes en moyennes , le préposé au guichet N°1 semblait dormir sur ses deux oreilles et l’on observait même des passe-droits, discuter ou payer leurs factures. Un citoyen furieux dans la salle me murmura : “Voilà pourquoi l’Algérie n’en sortira pas de la bureaucratie et des passe-droits”.