Ni complot, ni conspiration du diable, ni quoi que ce soit de ce genre, simplement des tricheurs pris la main dans le sac, publiquement démasqués et confondus en flagrant délit, les faits étant avérés. Ne pas se prononcer est une attitude significative en elle-même en ce sens que les membres de la commission paritaire ont sciemment évité d’y regarder pour ne pas avoir à se prononcer, ce n’est que de l’infantilisme. Se solidariser? Avec quoi ?  C’est à cet instant que la question de la justice prend toute sa dimension. Quand l’homme est lésé, il fait appel à elle, mais quand il doit la rendre, il la fuit. Si lesdits membres de la commission avaient de quoi protéger les tricheurs et néanmoins collègues depuis bien des années, ils l’auraient fait, ils les auraient même stigmatisés comme l’injustice suprême et la brandir, en toute occasion. L’attitude attentiste, n’accordant aucun crédit à leur devoir est une preuve d’un affolement plutôt qu’une posture de recul pour mieux délibérer en toute conscience, comme dans le cas d’un dossier épineux où il aurait été difficile d’y voir clair. Là nous sommes en face d’une équation simple, banale, élémentaire, loin d’une logique d’affrontement qui aurait supposé marquer avec  une attention particulière pour éviter une erreur de jugement. Oui, oui, oui, sont- ils des tricheurs ou non? C’est brutal, manichéen, cela exige bien sûr de la rectitude dans la décision mais pas particulièrement de la bravoure. Pourquoi estiment-ils nécessaire de sauver le soldat RYAN en esquivant leurs obligations, au détriment de leur maison, le temple du savoir, qu’on salit ou bafoue hors du cadre institutionnel? Le vent de panique qui les contraint à se débarrasser du dossier comme huile sous le feu ne peut être interprété que  par la crainte d’un effet boomerang qui pourrait les concerner. Dans ce cas, la hiérarchie doit prendre ses responsabilités, elle en a le devoir et l’obligation. Il subsiste toujours chez l’homme une âme d’enfant en tâtonnant, En tergiversant elle peut se transformer en une malédiction du diable. Cette faiblesse de jugement, cette corruption morale, cette attitude passive et cette indécision chronique font des membres de la commission des alliés objectifs des tricheurs, eu égard à leur conscience commune et à leur unanimisme effarant. Que faut- il déduire? Que les tricheurs ont raison contre tous ou qu’ils détiennent entre les mains la clé d’une énigme difficile à démêler ni à imaginer? Il  y a  de quoi demeurer perplexe et pourtant la solution paraît simple à moins que nous ne parlions pas du même dossier. Les faits sont limpides. La loi, sans qu’il faille s’y référer à tout instant, est on ne plus adossable et opposable au dossier. Pourquoi ce brouillard dans l’indécision? A notre connaissance, la tutelle, en l’occurrence la centrale du Ministère a donné toutes les instructions nécessaires pour solder le dossier. Où est l’entrave? Le seul qui focalise actuellement l’attention des lecteurs c’est le recteur et lui se vautre dans un silence total vis- à- vis de tous et de tout le monde. A nous tous, est laissé le soin d’en juger. Nous continuerons cependant à rechercher à savoir plus, jusqu’à l’ultime sentence. Qu’on en finisse pour ouvrir d’autres horizons à notre Université. Après tout nous n’avons pas à pâtir des déboires des tricheurs ni de nous préoccuper de leur frustration existentielle.

5 thoughts on “Au temple du savoir, une “indécision préoccupante””
  1. L’ Université est malade de couardise

    Ce silence complice et cette indécision sont révélateurs d’une corruption consensuelle à la l’Université à tous les niveaux! Vous avez tout dit Mr Ammouri .Dans ce rapport complet tout est clair ,net et précis , vous avez abordez tous les aspects du problème a tel point qu’il difficile de faire un commentaire .
    No comment ? Sauf que ces malversations étaient rendu possibles par une large connivence , par certaine irresponsabilité individuelle et surtout …….. surtout rendu possibles grâce a notre lâcheté collective.

  2. Faculté des sciences = îlot de contre façon de diplômes

    Ces révélations donnent froid au dos
    Seul un état comateux peut expliquer tant de défaillance ,de connivence ,tant de laisser faire ,tant d’insuffisance de la part des commis de l’état
    la faculté des sciences est devenu un îlot de fraudes et de contre façon de diplômes .

  3. Comment expliquer cette irresponsabilité généralisée au niveau universitaire de l’UDL ??? Il est absolument ahurissant de constater ce laxisme, cette complaisance de la part d’universitaires. Il existe bien quelques personnes honnêtes ou je me trompe???
    Un intellectuel responsable ( s’il en existe????) , doit être, contre vents et marées, un défenseur de la vérité . Il doit s’indigner et dénoncer la fraude, et c’est son devoir d’assumer cette responsabilité.
    Ce qui est très grave dans ces affaires de “faux et usage de faux” , c’est cet héritage pervers qui est entrain de se léguer à certains de leurs étudiants qui sont des doctorants. C’est maintenant eux qui prennent la relève. C’est une véritable contagion malsaine en chimie. Qui pourra les arrêter puisque leurs “maîtres” ne l’ont pas été et qu’en plus même l’instruction ministérielle précisant de sanctionner ces fraudeurs n’a pas été appliquée.

  4. Accepter ,admettre ou tolérer la corruption et la fraude à l’université constitue une menace grave pour l’avenir du pays.

    « Il ne faut pas faire une guerre pour détruire une nation, il suffit d’enseigner la corruption à son peuple « Omar Chaalal*

  5. Merci Mr Ammouri pour cet article
    Heureusement qu’il y a la presse, que j’espère ne s’arrêtera pas jusqu’à ce que justice soit faite. Mais ce silence ne fait que confirmer la COMPLICITE de l’administration (recteur, doyen, chef de département, commission paritaire,…).
    Il y a d’autres affaires de plagiat qui ont éclaté dans cette faculté et même dans la faculté des sciences de la nature et de la vie …..Comme il n’y a pas eu de sanction en 2010 contre ces trafiquants, la triche et les magouilles continuent toujours ……

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