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Ce jour du 8 mai 1945 à Sidi-Bel-Abbès.

La ville de Sidi-Bel-Abbès connue par l’hétéronyme « Petit-Paris » s’apprête comme toutes les villes et villages d’Algérie à commémorer le 73 ème anniversaire des massacres (En dix-neuf jours) du 08 Mai 1945 commis par le colonialisme Français dans le sillage de la victoire sur le nazisme et la libération de « Paris ». Même si officiellement, les Parisiens célèbrent la libération de leur ville le 24 août 1944 et donc un peu moins d’un an auparavant. Cependant, le jour du 8 mai fut choisi par les Alliés comme date commémorative de la capitulation de l’Allemagne Nazie à Reims (Notre photo). Mais, la véritable date qui fut retenue par l’histoire officielle était celle de la banlieue de Berlin le 08 mai à 23H 16 mn. Ceci dit, pour les Soviétiques, l’heure de Moscou indiquait 0h 16 mn. Ce qui explique pourquoi les Russes, jusqu’à aujourd’hui fêtent la capitulation Nazi le 09 mai 1945.

Notons qu’en France le 8 mai fut instauré jour férié le 20 mars 1953, supprimé par le général de Gaulle le 11 avril 1959 et rétabli par François Mitterrand le 2 octobre 1981.Pour dire surtout que la France vivait un cauchemar et le vit toujours dès qu’on évoque ce jour de 8 mai 1945.

Pour nous, Algériens, ce jour de fête en France ! Est à vrai dire, un véritable jour de deuil. C’est l’histoire d’un passé contemporain que nous devons tous regarder en face. Les historiens, nous soulignent pourtant que ce jour là ! Tous les « Algériens musulmans » furent, autorisés à fêter la victoire des alliés par un « défilé » dans la rue. Autrement dit, une marche pacifique. Bref, une récompense dirait un ancien combattant de la deuxième guerre mondiale. Toutefois, il était évident que les nationalistes Algériens utiliseraient cet événement mondial pour leur cause légitime. On n’aurait tout de même pas pensé qu’ils allaient fêter l’événement par le tambour battant et les cloches de l’église Saint-Vincent.

À Sidi-Bel-Abbès, la fête n’était jusque là pas encore officielle ! Mais, la population Européenne voulait faire à l’occasion de la fin de la guerre quelque chose de fanfare. Les maisons, déjà pavoisées par les drapeaux tricolores, bleu, blanc et rouge. Les Français, savaient déjà que la fête du Saint patron du maréchal du premier mai, instaurée par Pétain allait disparaître. Ainsi, donc le Petit-Vichy allait devenir après la libération de Paris, la Patte d’Oie. Comme quoi ! La journée du 1 mai ne sera plus la fête du travail mais des travailleurs ! En somme, le Saint Joseph allait disparaître forcément ! Même si la radio continuait à célébrer la fête du saint patron.

La ville Coloniale cachait mal son angoisse mais aussi son égoïsme à l’occasion de ce 8 mai 1945. Ceux qui croyaient agir pour la victoire et la paix, cherchaient à vrai dire à se tromper eux-mêmes, pour se donner bonne conscience. Puisque de l’autre coté de la ville, au quartier El-Graba cantonné et pratiquement étouffé par sa géographie. On mijotait déjà les prémices d’une rupture.

Les Communistes de la ville ont eu l’idée de célébrer la soirée du premier weekend du mois de mai. C’est-à-dire le samedi 05 mai 1945 par une soirée dansante. Les Européens dans leur majorité de gauche organisèrent donc un «bal» dansant à la patte d’Oie (Rond point Petit Vichy). Toutefois, la soirée fut de courte durée et s’est terminée en queue de poisson. Déjà, deux journées auparavant, le commissaire de la ville avait bien fait comprendre que les circonstances sécuritaires n’étaient pas rassurantes. En effet, des inscriptions murales à caractères nationaliste avaient été peintes sur les murs du quartier El-Graba. Des bagarres avaient éclatés entre légionnaires et jeunes Musulmans un peu partout dans la ville. La fête n’était donc pas à l’ordre du jour.

On se demande pourquoi, aujourd’hui les héritiers des militants qui ont fait la marche du 8 mai 1945 à Sidi-Bel-Abbès, ne pourront pas reproduire la marche sur son itinéraire authentique ? L’avenue 8 mai 1945 au verso de l’Hôtel des finances et juste en face du groupement de la gendarmerie est toujours là pour nous rappeler combien cette ville tient à son passé.

La journée du mardi 8 mai 1945 à Sidi-Bel-Abbès, avait commencée tôt pour les Algériens du quartier El-Graba. En effet, les préparatifs de la marche autorisée commencèrent au bas de la rue Lavigerie et les autres rues avoisinantes comme la rue de la mosquée et la rue des bains. Mais, c’est les scouts musulmans qui avaient pris la tête de la marche. Notamment, les Abdedaim Benaouda,Benghazi Cheikh et Cheikh Abdelkader,Djelil Hocine tous arrêtés et condamnés.
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Les manifestants environ 400 musulmans, s’étaient rassemblés à Dar El Asekri (Fraternités Africaines) en demeurant fidèles à leur chant « Mine Djibalina ». La présence des autorités musulmanes démontre que la marche était domptée par l’administration locale. Selon, certains témoignages, il était pratiquement inimaginable pour la municipalité dont le maire (prt D.S) Gaston Lisbonne que la marche dérive de sa trajectoire tracée à l’avance. La gendarmerie Française avait préparé des nids de mitrailleuses en face de Dar El Asekri ainsi qu’au tournant du Glacis nord. Autrement dit : Le point du départ même de la marche pacifique. L’histoire, confirmera que le massacre a sans doute été évité de justesse. Et dire que, les nationalistes Algériens étaient là ! Présents à cette marche. La plupart était des militants PPA clandestin. On peut citer parmi eux : Attar Abbes qui sera assassiné par l’O.A.S en 1961. Benghazi cheikh (Un chef Scout et plus tard un grand syndicaliste et militant FLN). Djellil Hocine (étudiant en médecine à cette époque). Laguer Mohamed et Chikhi Mohamed tous les deux employés communaux. Djellas Boumediene, Guelai Abdelaziz,Ainad Mostapha,Belhadj Abdekader (Tailleur),Taleb Hamida,Afif Mohamed,Othmane Abdelkader,Said Kadi (Chahid-Une des rues de la Graba porte son nom) et bien d’autres qu’il faudrait soustraire leurs noms des documents d’Archives pour écrire d’autres pages d’une glorieuse histoire.

Ces militants portaient des banderoles « Libérez Messali » et « Algérie libre »… Pour faire preuve de bonne foi, les organisateurs de la marche pacifique ont exhorté les participants à la marche de laisser tomber les bâtons et toute sorte d’objets qui peuvent être considérés comme armes. Il ne fallait en aucun cas céder aux provocations, a-t-on noté dans plusieurs témoignages.

Dans ce jour historique, fallait-il provoquer les événements et écrire l’histoire ? Pour y répondre, il faudrait se mettre dans le contexte de l’époque. Des nombreux Bel-Abbésiens ont été arrêtés ce jour là.

Selon plusieurs témoignages, la marche, juste après son démarrage, avait contourné à droite pour se diriger vers le centre ville. Elle montait vers le monument aux morts, pour ensuite se diriger vers les quatre horloges selon le témoignage d’un ancien Scout Abdelkrim Bekkoucha. En quelques minutes la marche passe par le boulevard de la république en face du théâtre. Elle prend la direction du petit vichy, pour un détour vers la caserne de la gendarmerie Française. La marche s’arrête sur l’avenue du glacis nord (Aujourd’hui avenue du 8 ai 1945). La police française avait forcé les Algériens à circuler vers le point de départ et mettre fin ainsi à cette marche pacifique du 8 mai 1945 à Sidi-Bel-Abbès. Ce n’est que deux à trois jours après que la population Bel-Abbèsienne avait apprit le massacre de Sétif, Kharata, Guelma.

AL-MECHERFI

07 mai 2018

le 07 mai 2018


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07 mai 2018

1 Commentaire pour “Ce jour du 8 mai 1945 à Sidi-Bel-Abbès.”

  1. Doc22

    Normalement l’Algérie doit être un peu prudente de citer le mot France. Car les juif de France font la distinction entre un gouvernement de France et la France qui désigne un ensemble de gens de culture ou uusant de la langue française. Pour ne pas laisser l’amalgame s’installer on parle de gouvernement. De. Vichy qui exécutait l’ordre du nouveau occupant.
    La même chose l’Algérie a vue dans son histoire une série d’occupation d’invasion et il faut faire une enquête de l’histoire pour déterminer a quel période nous avons été occuper par les étrangers venus pour divers motif.
    Le plus cruel c’est les envahisseurs pilleur voleurs collecteur d’impôt et racqueteurs. U. Pilleur use la force pour délester les gens de leurs bien si il y’a résistance le pilleur use de sa force et tue
    Un voleur pilleur collecteur d’impôt et racqueteur finissent toujours par redevenir un criminel. Il n’a pas le choix. Un colon investisseur qui vient pour exploiter une petite région a cause de la présence des matières qui n’existe pas chez généralement il négocie. Lafarge aujourd’hui fait office d’un colons investisseurs. Elle ramène les nouvelle technique maneheria commercial et technologique et technique pour produire mieux et plus. Sur cette base l’Algérie doit refaire sa lecture de l’histoire d’un coté pztionel et lercantil exploitation de l’histoire a des fins mercantile et politique et semer l’amalgame entre les peuple français et les peuples algériens. Donc la lecture de l’histoire doit être effectuer d’une manière d’enquête afin de déterminer les responsabilité juridique et faire un tris entre ce qui est au moins financiers et celui de l’ordre criminel.
    Les chose ici du 8 mai 45 l’appareil ou la machine française qui a été créé peut être sous Napoléon était a mainte reprise récupère et utilisé a des fins légale ou illégale.le problème n’est dans le français l’allemand l’abglo américain ou mogol ou othomon arabe ou autre mais dans les machine.
    Donc il faut se pencher sur l’enquête sur cette Lachine administrative créé en France dans une période particulière des conflits inter européens pour la detaiiler
    Après 50 ans on ne peu plus exploité l’histoire. Les gens qui ont vécu cette période ont disparu maintenant la nouvelle génération française ou algérienne et europoene sont en face de leurs propre de fut. Mais on souhaite faire l’enquête historique pour voir nos faille nous algérien car nous sommes assis sur une bombe le sol algérien est varié et riche donc il arrière Lafarge Comme il attire Rockefeller ou Ford comme il attire les mouche les parasite les charognard les criminel les voleurs les racqueteurs. L’Algérie par son plat et ces plaine était toujours une zone de passage .
    Par l’enquête sur CR qui c’est passé en Algérie depuis des siècle on va confectionner des filtres
    Faut étudier a fond la Lachine napoliene sa formation ces activité ses déviation et surtout sa Capture

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