Chronique du jeudi : DE «RAHMET RABI» À «3ADAM ALLAHOU ADJREK» !

Le Ministère du Commerce a décidé de retirer de la vente, le «complément alimentaire» présenté comme un remède-miracle du diabète. L’ensemble des officines à l’échelle nationale auraient reçu une ferme instruction des Directions locales du Commerce et ce, jusqu’à obtention des analyses du produit en question.
Bon, ça à l’air d’être clair. Pour cette fois. Mais revenons un peu en arrière :
Je me souviens de plusieurs émissions d’une chaîne de Télévision Privée connue pour ses frasques sensationnelles où elle ne se prive pas de flirter allégrement avec la vie privée des gens au mépris de toute déontologie, où justement elle faisait la promotion d’un médicament-miracle du diabète inventé par un «génie» Algérien qui aurait refusé le Prix Nobel, malgré son refus de produire son médicament à l’Étranger.

Cette chaîne de télévision, ne se gênera point de faire parler des malades qui auraient servis de cobayes à cette escroquerie et ramenés (à quel prix ?) pour témoigner sur le plateau de leur guérison totale ( ?)
Ensuite, c’est au tour du Ministre de la Santé himself de venir encourager «les compétences nationales» et «louer les qualifications du Médecin Algérien qui se sacrifie pour alléger les souffrances de ces concitoyens » ! Rien que ça!

La part de marché étant acquise, le «Chanfara» national, se précipite pour la production industrielle de son «élixir divin» non sans appeler les malades qui commençaient à réclamer le médicament, à patienter. On ne sait comment, il a pu en un temps aussi bref de procéder à la fabrication et le conditionnement du produit, toujours est-il qu’il est déjà sur le marché.
Jusque-là rien d’anormal, sauf les holàs poussés par les Spécialistes diabétologues, l’association de protection des consommateurs, les associations professionnelles du domaine… appelant à plus de professionnalisme et au respect des procédures de mise sur le marché de produits pharmacologiques. Ils furent tous accusés de … jalousie et rouler pour la maffia de l’import !
Mais voilà, une semaine à peine après la mise sur le marché du produit, on apprend que deux malades se trouvent dans un état comateux au niveau de l’hôpital de Constantine pour avoir abandonné leur traitement au profit de «rahmet rabi»

Enfin l’Etat daigne se manifester. Comme d’habitude. Toujours en retard. Mais voilà, cet État est responsable par le biais de son Ministre de la Santé de toute cette mascarade, puisqu’il a encouragé, fait la promotion, et facilité la commercialisation de ce produit. La publicité mensongère – le fait de présenter le produit comme un médicament-miracle avant de revenir pour préciser qu’il ne s’agit que d’un complément alimentaire – a fait le reste !
Le subterfuge est pourtant vite trouvé puisqu’on charge le Ministère du Commerce de faire le ménage et nettoyer la crasse que son collègue a provoqué de par son populisme.
Pourtant, il paraît qu’il a fallu l’intervention du Président de la République pour enfin voir cet État réagir !
Mais dans ce cas, pourquoi s’arrêter au retrait du produit. Et le délit ?
Car, il y a délit dans le fait de «produire et commercialiser un produit sans autorisation, sans analyses etc …. » . L’installation industrielle de production répond-elle aux normes ? Il doit bien y avoir des équipements importés ? Une machine qui fabrique les comprimés, une doseuse des différents ingrédients. Une gestion des stocks des matières premières, les achats… Un laboratoire qui permet de faire les analyses à chaque étape …..
Où se fait tout cela ? Dans un atelier ? À la maison du Docteur-charlatan ? Autant de questions. Autant de non-réponse !
Cela nous ramène à l’inévitable problème : la déliquescence de l’État. C’est l’absence d’un État fort qui permet tous ces dépassements, tous ces espaces de non-droit qui présagent le pire. On a eu les Belahmar et les Chanfara ; alors un de plus ou de moins… me diriez-vous !

Mais le plus grave dans l’escroquerie c’est le fait d’associer Dieu à toutes ses inepties. Pourquoi autorise-t-on quelqu’un à donner un nom commercial tel que «rahmet rabi» à un complément alimentaire ? Dieu est-il devenu un critère de marketing ?

Mais bon, quand on a une Ministre qui dit que «toutes les femmes cadres doivent se désister de leur salaire parce qu’elles sont prises en charge par leurs maris….» il ne sert plus à rien de vouloir attendre un avenir ambitieux et heureux… Les carottes étant cuites et consommées.

djillali@bel-abbes.info


le 08 décembre 2016


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2 Commentaires pour “Chronique du jeudi : DE «RAHMET RABI» À «3ADAM ALLAHOU ADJREK» !”

  1. alger-newyork

    bof lorsque la ville plonge dans la crise chacun fera ce qu’il pourra pour survivre..les pharmaciens évoluent eux aussi, beaucoup de pharmacien qui ne vendent rien ou presque et sont obligé de terminer le chiffre d’affaire par un peu de produit paraphamaceutique un peu de schomping un peu de savons un peu de parfum et un peu de complement alimentaire..ce produit c’est vrai n’est pas un medicamement c’est un complement alimenatire en principe vendu dans des magasins speciale comme ceux du bodybulding..dans ce cas il faut se retourner contre tout le monde meme nos poules sont doppées a la pillule contraceptive, qui fait perdre les cheuveux aux hommes..donc ce supplement n’est qu’un produit de dopage en principe s’il doit etre vendu en phamarmacie il doit etre homologué par une structure qui offre un certificat de vente dans une officine, parceque la lois est claire il faut que le fabricants indique la composisition exacte de son produit donc il doit obligataoirement faire un depot de marque et de brevet sinon il sera copié..
    dans le fond l’etat n’a pas le droit de retirer ce produit car les textes de lois ne le permettent pas c’est tout..devant ces cas la conscience du vendeur  »le pharmacien » est importante il peut refuser la vente d’un produit chez lui en exerçant un pouvoir et un devoir de regards..mais vu qu’il est affronté a la crise avec deux ou 3 employés comment va t’il s’en sortir..voila c’est cela la crise des villes pas uniquement en algerie mais partout..beaucoup de gens de conscience sont devant un dilemne  »travailler dans les normes et vivre juste juste ou » on peut vivre decement car comme on dit  »razke est garanti de Dieu » tu auras ta parts et tu l’auras faut pas paniquer seulement

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