Chronique du jeudi: ÉCOLE: EXIT LE DOGMATISME, PLACE À L’EXCELLENCE.

«C’est historique!» S’est exclamée Noria BENGHABRIT à l’issue de sa rencontre avec les syndicats de son secteur. Ce qualificatif a été employé par rapport à la lettre d’intention qui a été signée par la quasi-totalité des syndicats de l’éducation, pour la conclusion de la charte de l’éthique à la mi-novembre prochaine.
La ministre de l’Éducation nationale semble réussir là où ses prédécesseurs ont lamentablement échoué, à savoir convaincre les partenaires sociaux du secteur de l’impératif de mettre le cap sur une école d’excellence.
«Il est temps maintenant de passer aux préoccupations pédagogiques», savoure-t-elle, à juste titre.
Chose étrange : Alors que l’on diabolisait systématiquement l’ensemble des syndicats autonomes à constater leur tendance sans limite et sans retenue à prendre en otage nos enfants à chaque rentrée scolaire que Dieu fait ; à les charger de ne vouloir être que de piètres rentiers, sans réfléchir un instant à l’avenir de toute cette génération, l’année scolaire se réduisant de plus en plus à l’image d’une piètre peau de chagrin, subitement, ces syndicats sont devenus des personnes censés qui osent déclarer : «Ce texte marque la fin de l’ère de la bureaucratie et ouvrira celle du dialogue sérieux.» (Larbi NOUAR du CNAPEST) «Il est temps que tout le monde travaille pour sauver l’image de l’enseignant qui s’est dégradée au fil des grèves et de la violence » (Ferhat Chabekh, FNTE) alors que Sadek Ziri, de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation, estime «qu’avec un climat serein et un dialogue sérieux avec l’employeur, la communauté scolaire espère passer à une étape, celle d’œuvrer pour une école moderne», tout en saluant le «travail professionnel» fait par la ministre et son équipe. Que s’est-il donc passé entre les deux ? Rien. Ou plutôt rien «d’acadabrant.» Juste une communication, une vraie. Mais aussi une ténacité et une rigueur absolue, mais surtout une compétence.
En parallèle à cette rencontre qui a permis également de résoudre un grand nombre de problèmes socio-professionnels que confrontent les enseignants et notamment en termes de gestion de leur carrière et outre la lettre d’intention, il faut relever l’installation de deux commissions dont les rôles sont primordiaux, voire vitaux pour l’avenir de l’école et par voie de conséquence celui de nos enfants : Il s’agit en particulier de la Commission chargée des moyens à mettre en œuvre pour mettre fin au cirque des cours particuliers et celle de mettre fin à la violence dans les milieux scolaires.
Il transparaît clairement que Noria BENGHABRIT est venue avec une feuille de route précise et avec un «dead line» minutieux. Qui aurait pu imaginer un jour que l’on pouvait sauter aussi aisément la «3ataba» prescrite pour le BAC sans subir les foudres de guerre des Lycéens, de leurs parents, des enseignants, des politiques et de l’opinion publique dans son ensemble, fortement chauffée par une certaine presse proche des «obscurantistes» ? Qui aurait pensé qu’un jour on puisse assurer une rentrée scolaire sans incident majeur et surtout sans grève ? Qui aurait penser qu’un jour, on puisse déclarer la guerre aux cours particuliers et que les enseignants y adhèrent ?…. Outre sa feuille de route, sa connaissance parfaite du secteur et de ses problèmes, Noria BENGHABRIT n’a pas intégré un Comité Central d’un Parti quelconque. Elle n’a pas non plus été «fêtée» par une Kasma locale à Oran ou Tlemcen, tout comme BABA ne lui a pas remis le maillot du MCO lors d’une de ses missions à Oran. Elle a su garder toute sa rigueur professionnelle, son indépendance vis-à-vis des lobbies manipulateurs, sa hargne et sa pugnacité.
La Ministre vient de nous prouver que l’école n’est finalement pas condamnée à s’enliser dans le cycle des grèves et des protestations. Elle vient de nous réjouir et nous rendre le sourire en nous démontrant que le sinistre de l’école n’est pas une fatalité. Tout devient possible, dès lors qu’il y a un engagement honnête et une farouche volonté. Pourtant, dès sa première nomination, les procès en série lui ont été intentés. A la moindre «incartade» ou ce qui est pris pour, une levée de boucliers est aussitôt enclenchée contre la Ministre, grâce à un réseau de lobbies de conservateurs faisant de la langue arabe un fonds de commerce pérennisant la rente. On l’a fait passer pour une «juive» venue pour détruire la langue arabe. Il a fallu juste une recommandation d’un atelier d’une conférence pour prendre les armes et monter au maquis pour lutter contre BENGHABRIT qui veut instituer la «darija» comme langue d’enseignement à l’école.
Portant, rien n’y fit. Sa sincérité, sa conviction, feront que Noria réussît là où tous ses prédécesseurs ont échoué. Faire de la rentrée scolaire 2015-2016 une rentrée paisible et sans grève, une rentrée dédiée exclusivement à la seule pédagogie.
C’est en ce sens que la signature de la déclaration d’intention en prélude au paraphe de la charte d’éthique et de stabilité vaut d’être célébrée, comme une performance singulière, mais surtout quelle annonce l’amorce de la réforme globale de l’école. Une réforme qu’il va falloir entamer le plus tôt possible si l’on veut éviter que le naufrage pédagogique ne s’aggrave encore plus. Si la presse tout en n’omettant pas de rapporter l’évènement avec force   détails, elle ne lui pas accordé l’importance qu’il faille lui donner, au dépens des autres points de l’actualité. En définitive, il est là un défi, le premier et le plus important, que la ministre de l’Éducation s’est proposé de relever. Un pari dont la réussite dépendra aussi de l’implication des syndicats qui, désormais, n’auront pas de raison de  tenter de  le saborder, au motif que leurs préoccupations socioprofessionnelles ne sont pas prises en charge.
L’autre challenge réussi par Madame BENGHABRIT aura été celui d’isoler totalement les pourfendeurs de la réforme pédagogique. A l’avenir, toute résistance à la réforme pédagogique de l’école sera alors comprise comme une attitude dogmatique ou un choix politicien.
Finalement, la résolution des problèmes n’est nullement ardue. Il suffit de la volonté sincère, de la pugnacité, de la disponibilité et de la compétence. Alors, vous voulez que les problèmes de l’Algérie soient réglés ? C’est simple : Cloner une BENGHABRIT au niveau de chaque Ministère.

djillali@bel-abbes.info


le 22 octobre 2015


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22 octobre 2015

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