Chronique du jeudi : «ÉMEUTES INVOLONTAIREMENT PROGRAMMÉES?»

Après Ghardaia, c’est le tour de Touggourt et de Bejaia. Il y eut aussi Illizi. Ghardaia persiste toujours. Touggourt aussi. J’ai été surpris par l’une des décisions prises immédiatement par le pouvoir : «50% des postes de travail seront dorénavant réservés aux habitants locaux!» Mais il me semblait que ce problème a été réglé depuis longtemps. Depuis la décision d’Ouyahia d’interdire tout recrutement sans passer par l’ANEM dans les régions du Sud notamment après les « escarmouches » de Hassi Messaoud.! Force est de constater que les dérives demeurent toujours. On continue à marchander pour les postes de travail à travers des sociétés fantômes de prestations de services et de catering. Mais j’ai été beaucoup plus surpris par la déclaration d’un haut responsable du Ministère de l’Intérieur : «Les évènements de Touggourt auraient pu être évités!» Selon lui, il aurait juste fallu anticiper et «dialoguer» Mais le problème a toujours été là, l’absence de dialogue, l’absence d’écoute, le déficit de communication, générateur de perte de confiance et surtout d’avidité pour la rente. J’ai été fortement étonné d’apprendre que des Élus de l’Assemblée Nationale et locaux de Touggourt ont attiré l’attention des autorités centrales et du Gouvernement sur les risques de dérapages à Touggourt deux mois auparavant selon un quotidien national, mais personne n’a réagi. Ces élus ont dénoncé la main mise sur le foncier par une maffia locale, très puissante, face à laquelle même le Wali n’y pouvait rien. Cette main mise sur le foncier a également concerné la distribution des logements où le clientélisme, le népotisme et la cupidité ont fait réagir une population lasse des injustices.
Finalement les deux tares qui risquent de couter cher pour le Pays se focalisent sur d’une part, l’achat d’une paix sociale par le recours à la rente pétrolière et d’autre part, la prise du pouvoir en otage par l’argent à tous les niveaux de la société, ce qui réduit le pouvoir des commis de l’État à une peau de chagrin, tout en augmentant leurs responsabilités. (Le Wali de Annaba et celui de Boumerdes, ne viennent-ils pas d’être évacués en urgence pour des infarctus du Myocarde ?)
Ces deux graves dérives font que le citoyen qui aura compris la démarche du Pouvoir s’incruste définitivement dans le moule d’assistanat sous forme d’ANSEJ, d’ANGEM, de DAIP, de CTA etc… occultant fatalement le travail et sa valeur. D’un autre coté, l’argent qui aura investi totalement le politique a crée une mainmise totale sur le fonctionnement des structures de l’Etat, y compris au niveau régional. C’est pourquoi, l’on assiste à des rackets sur le foncier et les logements, ce qui provoque généralement des réactions de protestation de la part de la population, constatant l’injustice criarde. Le citoyen constate malheureusement que les seules actions qui se font dans la transparence la plus totale, sont la corruption et l’injustice.
Or, les circonstances actuelles sont en train de démontrer que les effets de ces deux dérives essentielles, entrainent l’Algérie vers des horizons incertains.
En effet, l’achat de la paix sociale par le biais de la rente risque de se scléroser par la chute continuelle du Prix du pétrole. Prix qui a dégringolé de près de 50% depuis le début de l’année, et qui n’est pas loin en ce moment des 60 $ pour une raison bien autre que celle d’une offre supérieure à la demande, mais plutôt une manière de punir la Russie pour sa politique en Ukraine. Ce scénario a déjà été joué pour faire tomber le mur de Berlin et l’ex-Empire Soviétique. Les prix continueront donc à chuter jusqu’à mise au pas de Poutine. Les effets sur l’Algérie ne constitueront que des « dommages collatéraux » Il est bien « soulageant » d’entendre M. DJELLAB, l’argentier national, nous déclarer que l’Algérie s’est préparée à cette chute de prix. Tout comme elle l’était en 86, avant les évènements d’octobre !
Pour ce qui concerne la mainmise de l’argent sur le Pouvoir, il est clair que cela stimule l’importation et donc le gain facile sur l’investissement productif, seul créateur d’emploi, donc de richesses. La facilité d’accès aux crédits grâce aux postes électifs achetés, permet de les orienter vers une stratégie de fructification rapide et sans risque, l’import, réduisant encore plus les réserves de changes et menaçant donc la continuité de la rente, donc de l’impossibilité d’achat de paix sociale.
Si l’on continue ainsi, la cassure est inévitable. Il serait alors inutile de parler de manipulations de forces étrangères ou nationales. Mais plutôt d’un ras-le-bol de la population, écœurée de voir toute cette injustice, toute cette corruption, toute cette dilapidation se dérouler dans la transparence la plus totale.

djillali@bel-abbes.info


le 04 décembre 2014


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04 décembre 2014

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