«OÙ RÈGNE LA JUSTICE, C’EST À LA LIBERTÉ D’OBÉIR(1)»

A l’issue de la seconde guerre mondiale, Sa Majesté la Reine d’Angleterre, fit venir W. Churchill et le « questionna » sur l’état de  la Nation

« Dites-moi, Cher Premier Ministre ; comment va notre économie ? »

« Mal, très mal Majesté. »

« Et notre industrie ? »

« Tout a été détruit, Il n’y a que ruines, Majesté! »

« Alors, dites-moi Cher Premier Ministre, comment va notre enseignement ? »

« On a perdu beaucoup d’archives, bibliothèques et université, Majesté »

Après avoir énuméré l’ensemble des secteurs du Royaume où les réponses furent les mêmes, la Reine ose :

« De grâce, Cher Premier Ministre, dites-moi comment va notre justice ? »

« Grâce à Dieu, Majesté, notre justice est sauve »

« Grâce à Dieu, Cher Premier Ministre, notre Pays est sauf ! »

Ce dialogue – il appartient aux Historiens d’en vérifier la véracité – vrai ou imaginé, met en exergue le rôle que peut (et doit)  jouer la Justice dans un Pays.

Elle est le pilier central d’un fonctionnement sain et serein des appareils de gestion et d’administration d’un État moderne.

Le peuple Algérien est réputé de faire de l’humour, une thérapie à l’ensemble de ses problèmes insolubles. Durant les années 80, circulait une blague en milieu juvénile : Deux amis discutent à la sortie d’une audience d’un tribunal. Le premier : « C’est quand même bizarre de condamner celui qui a détourné des milliards à un an avec sursis et à 5ans ferme celui qui a volé quelques bottes de foin ! »  Le second réplique : « T’as déjà vu toi, un magistrat qui mange du foin ? »

C’est l’image caricaturale  – mais combien significative – de la justice dans notre Pays.  Depuis l’indépendance, la justice est prise en otage entre un pouvoir exécutif, un pouvoir politique et un pouvoir de l’argent. Le magistrat doit tracer et orienter sa carrière selon ses propres objectifs :

–          S’il veut une carrière professionnelle pleine et des promotions avec des affectations dorées, il a intérêt à obéir au doigt et à l’œil aux directives souvent verbales qui viennent de l’exécutif et du pouvoir politique ;

–          S’il veut la fortune rapide et immédiate, il s’asservit au pouvoir de l’argent

Et souvent, les deux se rencontrent. Les magistrats passent le plus de leur temps à trouver le meilleur moyen d’obtenir une cohérence entre les deux.

Cette situation qui n’est pas  – faut-il le préciser – de la responsabilité unique des magistrats, mais également du système lui-même qui,  survie oblige, ne peut en aucun cas s’accommoder d’une justice indépendante.

C’est pourquoi, quand j’ai appris que le syndicat des magistrats en conseil national cette semaine, a brandi la revendication de son indépendance, je fus réellement surpris. Car en définitive, la situation actuelle a fini par arranger tout le monde. La situation socio professionnelle du corps des magistrats a été nettement améliorée depuis 1999; avec des indemnités et primes mirobolantes ainsi que des prêts sans limites et sans intérêts pour l’achat de véhicules.

Et puis, le pouvoir dévolu par la force des choses au magistrat devant le contribuable constitue une autre raison qui plaide pour le statu-quo.

Mais c’était surtout les déclarations extravagantes de deux avocats ayant pignon sur rue, dont le Président de l’Observatoire des Droits de l’Homme, himself ; à la chaîne Canal Algérie où ils ont « crucifié » les magistrats, qui auront été le  déclencheur de cette montée aux créneaux de la part du Syndicat. A l’image de  Aïdouni, le Président du SNM, qui estime que ces déclarations porte atteinte à la dignité du corps tout entier. Et d’ajouter à l’encontre de l’avocat : « Vous êtes mal placé pour critiquer le juge ou dénigrer le magistrat ! Je rappelle ici, devant vous les agissements de M. Boudiaf (nom de l’avocat en question NDLR) lorsqu’il était à la tête du Tribunal d’Oran et son implication dans une affaire de saisie de bien immobilier» M. Aidouni, termine ses propos, par « nous avons aussi des dossiers ! » Une justice indépendante aurait illico presto ordonné une enquête, et non pas constituer un dossier.

Voilà, le fonds du problème dans notre Pays. C’est que tout le monde constitue et conserve des dossiers pour se prémunir.

C’est pourquoi le citoyen, au lieu d’une saisine de la justice préfère s’adresser par la traditionnelle lettre ouverte au Président de la République, au Wali, au Chef de daira et même au Maire ; mais jamais au procureur ou au juge, alors que l’affaire ne relève que de la Justice. Le contribuable n’a jamais pu avoir cette confiance envers la justice de son Pays. Le Magistrat est vu comme un bourreau, capable à tout moment de vous mettre en prison par le recours à la diabolique accusation de « outrage à magistrat »

Au sein de la corporation même, les pressions, les directives verbales sont monnaie courante. Tel Président de Cour oriente un procès sur un coup de fil et fait pression sur le juge en charge de l’instruction. Tel autre répondant à un appel bizarre mais autoritaire fait suivre l’injonction au niveau plus bas. Ainsi, se trouve instrumentaliser, notre justice.

Comment peut-on revendiquer l’indépendance de la justice quand les nominations, les mutations et la gestion de la carrière du magistrat sont décidées par l’exécutif ? Quand le trafic d’influence règne en maître absolu ? Quand la corruption gangrène l’ensemble des secteurs d’activité ?

Pire ! Comment peut-on oser revendiquer l’indépendance de la justice quand celle-ci traite un témoin ou une partie civile comme un coupable?

Alors, il est peut-être temps de décréter que l’indépendance de la justice ne se revendique pas, elle s’institutionnalise. Elle a besoin de ses outils qui sont ceux de la démocratie.

J’ai toujours en mémoire,  l’image de cette scène d’un  film américain où un Colonel des forces spéciales est convoqué par le Procureur pour un crime politique. Le colonel s’adressant au Magistrat : « Ne me faites pas perdre mon temps. Appelez l’Etat-Major et laissez-moi partir ! » Le Procureur : «Oh ! ne vous en faites pas. Depuis ce matin, j’ai reçu une foultitude d’appels. De l’Etat-major, du Secrétaire d’Etat à la défense, de membres du Congrès etc… Mais ma position me permet et m’autorise à leur dire : «Allez vous faire f….. »  Seules la Loi et  ma conscience me dictent ce que je dois faire»

Il est vrai que c’est de la fiction, mais celle-ci ne traduit-elle pas généralement la réalité ?

Alors dans un Pays où le Peuple est corrupteur, peut-on blâmer la corruption ?

Je suis tenté de paraphraser mon ami Smiley et proclamer : « La foule trahit le Peuple »   car pour ce qui nous concerne, l’indépendance de la justice demeurera longtemps, une fiction.

 

djillali@bel-abbes.info

(1)    James Montgomery


le 21 février 2013


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21 février 2013

11 Commentaires pour “«OÙ RÈGNE LA JUSTICE, C’EST À LA LIBERTÉ D’OBÉIR(1)»”

  1. le cygne

    Salam Mr El Guelliti!!! Alors Mr,sans vouloir philosopher, éclairez- nous, devrions-nous moraliser la politique ou politiser la morale….????? En principe pour un Musulman,la réponse est facile…!!!!???
    Si la justice est une vertu morale, comment voulez vous que ceux qui n’ont pas de vertus puissent produire un système judiciaire équitable…….????
    Vous avez posé une question pertinente en disant: “”ma question est peut-on considérer une justice d’un systeme injuste conne étant une justice ?????”” alors faut il d’abord moraliser le système injuste pour qu’il devienne juste ou se plier à sa justice…..???

    Mes respects

    • OULED BOUL

      Bonsoir Mme le cygne,j’espere que vous alliez bien!

      Dans la hiéarchie des vertus,la place de la justice est prépondérante.Une justice concue sur mesure pour le sricte besoin de la caste au pouvoir et autres segments du regne parasitaire, avec les coudées franches de surcroit, n’est évidemment qu’un simulacre de justice. Historiquement,tout état totalitaire s’est appliqué a instrumentaliser la justice et par conséquent désarmer ses citoyens,les maintenir dans la soumission pour qu’ils ne revendiquent rien. Transformer le cercle VICIEUX en cercle VERTUEUX ,lá est le chantier pharaonique !!!!!!

      El guelliti

      • le cygne

        Salam Mr El Guelliti..!!!! Je vais bien Merci, vous de même j’espère………toujours un plaisir de vous lire…!
        Il faut dire que vous ne m’avez pas encore bien éclairé….nous ne faisons que tourner autour du pot sans pouvoir accéder au miel…,et vous savez à qui cela profitera…??? Eh bien !!! Aux faux Bourdons bien sûr……!!

        Tout le monde peut faire ce constat sur la justice et tout le monde connaît les causes de cette grande vadrouille… ! Mais personne n’ose ou ne peut apporter de vrais remèdes pour éviter que cette gangrène nous achève……, alors que tout est clair comme de l’eau de roche…et n’a rien de pharaonique……!!!

        “A mal désespéré, remède héroique.” ou bien “Ce qu’on ne peut curer, il faut l’endurer.”

        En attendant buvons du thé, mangeons une bonne quantité d’amuses gueules salés ou sucrés, selon les régimes, car la justice continuera à être injuste pour un bon bout de temps encore………!!!!

        Mes Respects….

  2. OULED BOUL

    Moraliser ! oui ,seulement que la morale n’est pas la politique ou il suffit d’un decret pour faire taire tout le monde.Elle n’est pas préalable a la cohesion nationale.
    elle est le fruit.Quand les individus auront le sentiment de partager les memes valeurs et ont conscience de vivre un
    destin commun, alors viendra la morale.Contrairement a la coherence ,quand un individu se comporte comme le premier des égoistes avec son seul plasir malsain en vue au détriment du groupe ou primauté de l’interet individuel sur l’interet de la communauté , alors ….on récoltera la faillite morale.

    El guelliti

  3. OULED BOUL

    On reconnait a Montesquieu le principe de séparation des
    pouvoirs comme fondement d’une nation de la meme maniere qu’on reconnaisse aux états disparates leur formatage par des covictions vilaines de ces memes déspotes..

    Etre rebel a la raison , a la justice , aux pricipes , ou comploter contre le regne de la loi,ou vivre exclusivement du regne de l’arbitraire est la marotte des tyrans.Et ce n’est pas par hasard ,les démarches sont intentionnelles .
    l’état ARCHAIQUE constitue leur ultime horizon et il n’y a pas de sacrifice trop grand,de contradiction trop absurde,
    de bassesse trop humiliante pour atteindre leurs buts, ce qu’ils maitiennent envers et contre tous generation apres generation .

    ma question est peut-on considerer une justice d’un systeme injuste conne étant une justice ?????

    El guelliti

  4. Dr D. Reffas

    Bonjour.

    L’indépendance de l’appareil judiciaire est garantie par la constitution.L’article 138 mentionne dans ce sens:” Le pouvoir judiciaire est indépendant.Il s’exerce dans le cadre de la loi.” et l’article 148 consolide:”Le juge est protégé contre toute forme de pression, intervention ou manœuvre de nature à nuire à l’accomplissement de sa mission ou au respect de son libre arbitre.”La sortie médiatique du syndicat n’est pas innocente.Elle a une visée purement politique et s’insère dans la lutte du pouvoir à la veille des élections présidentielles.Cher ami comment peut-on interpréter la demande tardive d’un magistrat censé protéger la constitution.Tous les scandales qu’a connu la justice sont les conséquences du piétinement de la constitution en matière du non respect des séparations des pouvoirs. J’aurai aimé voir le président du syndicat intervenir énergiquement devant le scandale perpétré par ses confrères dans l’affaire du bungalow 33 de Ain Témouchent. Existe-t-il une indépendance dans le pouvoir judiciaire proprement dit?
    Nous pouvons aussi (dans le rêve) interpréter la sortie du syndicat comme un appel à la dénonciation de la gouvernance actuelle qui étouffe l’appareil judiciaire.Peut-être?(avec le sourire).

    • OULED BOUL

      Si onveut éclairer les moeurs de cette république bananiere
      ,c’est par sa justice qu’il faut commencer.Or cette justice constitue non seulement le bras armé du régime mais aussi un outil pédagogique pour l’exercise du pouvoir selon leurs conceptions de la justice .Reformer cette justice équivaut a une auto-flagellation !!!!ou se tirer une balle sur le pieds !!! Ils ne sont pas jobards a ce point !!!!! surtout avec des éverests de pognon en jeu!!!

      Ce n’est pas le semblant des reformettes ,ni les interventions méssianiques de Boutef qui redresseront la justice ,mais une refondation de l’état sur des bases saines. par bases saines , j’entends la séparation a la hache des pouvoirs, le corsetage de ce meme état sous l’oeil vigilant des citoyens conscients, libres et disposant des moyens pour en assurer le control.

      El guelliti

  5. le cygne

    La justice…. !!!! Cette valeur qui se trouve être à la base de la création des sept cieux et de la terre. Cette valeur qui forme un des Plus beaux Noms d’Allah . Cette valeur qui, une fois perdue, conduira à la destruction de toutes les autres valeurs de la nation, et provoquera par conséquent la corruption de la vie. Eh oui!!! C’est ce qui se passe maintenant…..!!
    Malheureusement, de quelle Justice et de quelle liberté, nous parlons aujourd’hui….. ???? Existent-elles vraiment sur terre Mr Djillali, à cette époque, où on assiste à la loi du plus fort, où le criminel est à la fois justicier et bourreau………
    Certes, on nous fait miroiter de part et d’autre, une certaine justice et une certaine liberté…; mais nous savons que l’image donnée par un miroir est une image virtuelle. Et comme il y a plusieurs formes de miroirs, alors devinez le nombre d’images qu’on peut obtenir, n’empêchent qu’elles soient toutes des illusions…!!! « La justice est une illusion. » (de Bernard Werber)…
    Dites-moi, depuis quand les Minus Créatus ont été justes…… ???? Sinon le Créateur ne nous aurait pas envoyés Ses Messagers pour nous rappeler à l’ordre ???? Chacun essaye de confectionner un système judicaire à sa taille, du prêt à porter quoi…. !!!!
    Qu’en est-il de la justice dans notre vie ? Sommes-nous équitable vis-à-vis de notre patrie, de nos parents, de notre famille ? De nos voisins ? De nos amis ? De notre société ? En dépit des différends qui nous allèguent parfois ? Avec ceux qui n’appartiennent pas à notre religion surtout avec ceux qui nous n’ont pas porté préjudice et nous n’ont pas oppressés ?

    « Ô Mes serviteurs! Je me suis interdit l’injustice à Moi-même, et Je vous l’ai également interdite. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. » (Hadith Quodsi ; Sahih Mouslim)
    Le Prophète (saws) a dit aussi : « Craignez d’être injustes car l’injustice se traduira le jour de la résurrection en ténèbres. » (Rapporté par Boukhari, Mouslim et d’autres)…

    Il faut dire qu’on est loin de ce genre de justice chez nous aussi, cette dernière est gangrénée et elle agonise……….Chose tout à fait normale, puisque tous les systèmes sont malades, le peuple est éreinté et les dirigeants souffrent de plusieurs maladies dont les deux plus graves : “Magouillson” et “Corrupzheimer”…..

    Alors, vous qui avez falsifié une signature ou des papiers officiels; vous qui avez fait un faux témoignage ; vous qui avez emprisonné un innocent, vous qui avez fait du piston et favoriser une personne à une autre, vous qui avez banni votre épouse ; vous qui avez favorisé un de vos enfants au dépens des autres; vous qui avez usurpé ou soustrait leurs droits aux autres; vous qui avez instigué des fraudes contre les autres; ; vous qui avez commis des iniquités de toutes sortes….sachez qu’Allah, Le Très Haut a dit :
    « Et quant aux injustes, ils formeront le combustible de l’Enfer. » ( 15 de sourate Al-Jinn)……Et vous savez le combustible de l’enfer fait parti de ce qu’on appelle sur terre les énergies renouvelables…
    « Ô les croyants! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l’ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu’] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.» (135 de Sourate An-Nisâ’)
    Aussi, les normes coraniques de justice transcendent les considérations de race, de religion, de couleur et de croyances, car il est ordonné aux musulmans de se montrer justes autant envers leurs parents et amis qu’envers leurs ennemis, et de se montrer justes à tous les niveaux.

    Dans ses derniers moments, un homme syrien a donné un papier à son fils en lui recommandant de faire passer ses obsèques devant la boutique d’une personne qui lui a violé ses droits. Le fils a exécuté la dernière volonté de son père et, une fois arrivé devant la boutique de la personne en question, il déplia le papier et lut : «Je suis allé chez Allah ; Allah sait très bien ce que tu as fait avec moi ; Il nous voit tous les deux ; je te donne rendez-vous le Jour de la Résurrection pour récupérer mes droits.»

    Telle est notre religion ! Telles sont les instructions de notre Coran ! Quel est donc le pays au niveau du monde entier, qui applique une constitution pareille et qui soulève la question de l’équité comme le fait le Coran ? Aucun !

    Quant à la question de sourire, avions-nous tous la même idée de la société à construire? Eh bien je réponds Non….. Mais cela n’empêche que la justice doit régner dans n’importe quelle société……. Comment… ???
    Sourire l’égalité et la justice sociale que vous espérez tant, on ne peut la trouver qu’en Islam……car il s’agit de lois divines……et tout ce qui vient des Minus est faillible……
    L’Islam cherche à implanter dans le cœur de l’homme la conscience de Dieu, qui l’observe en tout temps et en tout lieu. L’homme doit avoir la conviction que même s’il peut se cacher du monde entier, il ne peut se cacher de Dieu; que même s’il peut tromper tout le monde, il ne peut tromper Dieu; que même s’il peut échapper à tout le monde, il ne peut échapper à Dieu.
    La moralité, en Islam, s’applique dans l’amour et la crainte de Dieu, deux sentiments qui amènent l’homme à obéir aux commandements de Dieu sans aucune pression extérieure.

    A tous les Gouverneurs, à tous les Rois , à tous les Princes, à tous les Juges, à tous les chefs de police, de gendarmerie, de l’armée, à tous les fonctionnaires, à tous les enseignants, à tous les commerçants,…….à tous les Hommes n’aimeriez-vous pas vous abriter à l’ombre du Trône d’Allah, le Jour où il n’y aura d’autre ombre que la Sienne ?

  6. DZiri

    Sallamou Alaykum

    A l’instar de la « VIOLENCE & TALIBANISATION », il faut vous reconnaître une qualité, celle de lister les problèmes que rencontre le citoyen dans la vie de toujours, les hécatombes que subit l’Algérie.

    « C’est que de l’Etat (dawla) et le pouvoir (sulta) sont comme un marché sur la place publique : ils attirent les sciences et les arts, et les restes de la sagesse. Les conteurs y affluent, comme des caravanes.
    On y demande ce que réclame le public (alkâffa) par conséquent tout dépend du gouvernement : quand celui-ci évite l’injustice, la partialité, la faiblesse et la corruption et qu’il est décidé à marcher droit, sans écart, alors son marché ne traite que l’or pur et l’argent fin.
    Mais que [le représentant] l’Etat (dawla), ou plutôt du pouvoir (sulta) se laisse mener par l’intérêt personnel et les rivalités, par les marchands de tyrannie et de déloyauté et voilà que la fausse monnaie à cours sur la place ! C’est pourquoi le critique (nequid) clairvoyant doit être comme une balance (questas), mesure de son appréciation et de son choix. » (Ibn Khaldoun, la Moukadima)
    Sallamou Alaykum

  7. Smiley

    pardon: recommandé

  8. Smiley

    Salam Si Dlillali

    Beaucoup aura été prêté à Churchill mais il est connu que l’on ne prête qu’aux riches.
    Au delà de cette anecdoque, fait historique ou apocryphe, vous avez raison de rapeller que, de la plus humble masure au palais, ce qui compte dans l’édification reste la base solide et saine. Et qu’il n’est jamais recommander de bâtir sur des sables mouvants! Il en va de même pour les états.
    Avions tous la même idée de la societé à construire?
    Ah! Si seulement nous avions pris exemple sur la formidable solidarité du corps humain pour penser le corps social!
    Parmi tous les éléments du corps humain, il n’y a ni partie noble, ni partie vile (çà c’est sur l’étal du boucher devant les carcasses!), ni riches ni oisifs ni l’affreux spectacle du dépérissement funeste s’affichant à côté de la richesse insolente.
    La conquête du Droit puise en premier lieu ses racines dans un processus politique historique qui a commencé dans le droit anglo-saxon par La Magna Carta ou premier document juridique limitant le pouvoir absolu du monarque.
    Locke qui avait insisté sur les droits naturels imprescribtibles: droit à la sécurité des personnes et de leurs biens recommandait de concéder un peu de nos libertés à un Etat protecteur, impartial et juste.
    Le consentement citoyen s’arrêtait en cas de dérive ou si l’Etat ou ses mandants devenaient injustes ou iniques.
    Le droit au changement par la Révolution, alors devenu légitime pour les peuples, vient de cette généalogie et on retrouve d’ailleurs cette notion dans l’Islam dans la dénonciation du ‘Mounkour’ ou perversion de l’esprit de justice.
    Les singularités individuelles, la culture philistine de la réussite matérielle et le “corps-phalanstère” ne constituent pas une société close mais se greffent sur d’autres réalités du corps social pour le pervertir.
    Je me rappelerai toujours les confidences d’un industriel à l’égard de certains magistrats en me les désignant par:
    “celui là on l’a moutonné! Celui Yakdi et il vaut X moutons. Celui Djayeh, toute juste un mouton de seconde zône.” Et Dieu m’est témoin que je n’invente rien et tout cela présenté non comme de la corruption mais comme des marques d’affection et de considération. Qui moutonne qui dans l’affaire?
    Le Fabuliste La Fontaine avec ‘ selon que vous soyez…’avait déjà cerné l’impossibilité du droit à s’exercer contre les puissants.
    Nous restera -t-il comme ultime refuge qu’un voyage au pays de L’Utopie? Ce lieu de nulle part, affranchi des tumultes du monde, pays de l’évasion hors de soi,sortie pure , non pour aller quelque part, en un autre lieu,mais pour laisser place et libre cours à l’indétermination du but.
    QUO VADIS,

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08h00 - 12h00 (*)
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(*) rapide
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06h10 11h25
08h00 12h00(*)
10h00 - 14h09
14h00 19h24
15h45 19h46(*)
(*) rapide
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