Du rêve à la réalité : “UN TRAM. NOMMÉ DÉSIR”

Ressasser, répéter, insister pour les uns, pour d’autres c’est rechigner, râler, désapprouver ou acquiescer. Mais qu’est-ce que le décideur lui-même, si ce n’est celui qui soumet à réflexion toutes décisions ayant trait au sort d’une communauté humaine dans ses souhaits les plus légitimes ? Si tous les hommes avaient un instinct aussi aigu ou développé  comme celui des moutons de Panurge s’embarquant pour le pays des Lanternes, aucune autorité n’aurait été nécessaire. Tout aurait été réglé comme pour un essaim ou une nuée d’abeilles. Malheureusement, SIDI-BEL-ABBES ,comme certainement pour d’autres villes de notre cher PAYS, le tracé du Tramway ainsi que la technique adoptée n’ont fait l’objet d’ aucune consultation populaire, habitués comme nous le sommes à être maternés, comme si ce mode de transport allait de soi et ne pouvait présenter aucun inconvénient sous quelque forme que ce soit, sinon entraver les desseins inavoués des initiateurs qui semblent en faire une impérative nécessité. On en est plus à méditer sur l’intérêt de réaliser un programme national de tramway, il faut veiller à ce qu’aucune cité ne demeure en reste. Qu’il y ait une nécessité pour certaines métropoles du Pays d’une multiplicité de modes de transport en raison d’une circulation impossible à contenir avec un encombrement alarmant, cela peut se comprendre, mais que ce type de solution soit généralisé d’une manière unilatérale, et en un temps record, cela ne l’est plus.

Le tramway de SIDI-BEL-ABBES, puisque c’est cela qui nous préoccupe n’est pas l’émanation,  pour tout dire, d’une volonté populaire, comme tant d’autres sujets, pour être maintenant soumis a posteriori à une reconsidération fondamentale de son tracé. Outre que l’itinéraire choisi peut prêter à d’infinies palabres dans n’importe quel cas de figure, il ressort que des aberrations manifestes ne peuvent être tues, par pur cas de conscience. En effet, à notre connaissance, le tracé du tramway sur le Boulevard Principal, entre la Mairie et la Grande Mosquée se prolonge, au delà des Quatre-Horloges, entre deux casernes de Gendarmerie lesquelles sont traversées  en sous-sol par un tunnel qui en fait la jonction. S’acharner, s’entêter à passer par cet endroit, n’est-ce pas ignorer la topographie des lieux, ce qui risquerait de causer des dommages non encore appréciés à cet instant du fait même que le Maître  de l’Ouvrage, selon nos informations, ne soit pas en possession de ces données. C’est donc un cas de force majeure qui pourrait surgir et que l’Entrepreneur serait à même d’invoquer pour corser inévitablement l’addition, prétextant – à juste titre d’ailleurs – des travaux supplémentaires justifiant aussi une extension des délais. Nous préférons, quant à nous, être dans l’erreur.

Ceci étant, un autre nœud gordien, a priori très ardu à démêler, se doit d’être signalé. Nous ne l’éluderons pas et c’est ce qui nous met dans l’obligation de nous y attarder un tant soit peu : sans présager de la maîtrise technique du Bureau d’Etudes, concepteur du tracé et de sa réalisation, il nous apparaît qu’une trémie supplémentaire, à la sortie vers Oran, nécessaire pour le passage du Tramway serait un souci de plus à gérer, alors que celle existante à proximité est constamment inondée à la moindre pluie persistante. Un ouvrage d’art aérien serait peut-être mieux indiqué, aux dires des spécialistes qui se contentent de nous le souffler à l’oreille en précisant que les charges d’entretien et d’exploitation seraient largement contenues. Il y a lieu de signaler qu’EGIS-RAIL, le bureau français concerné n’a pas pris en charge les doléances des quelques personnes consultées, celles de cette Société Civile dont on ignore tout : la composante humaine, l’émergence etc. Il n’est pas dans notre intention d’analyser toutes les retombées d’une telle réalisation sur le quotidien des citoyens de la ville, mais il semble à tout le moins que l’itinéraire au centre-ville n’emporte pas l’adhésion de la majorité silencieuse, perpétuellement  résignée parce que ni mise à contribution ni écoutée et, faute de mieux , les autorités locales elles – mêmes nous paraissent être prises au dépourvu et ne semblent être là que pour gérer une décision mûrie ailleurs, subissant ce qu’on appelle en droit la sentence “”DU FAIT DU PRINCE “”

Par Abdelhamid Abdeddaïm.


le 20 octobre 2014


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20 octobre 2014

3 Commentaires pour “Du rêve à la réalité : “UN TRAM. NOMMÉ DÉSIR””

  1. kadi

    il y a une PRECISION à faire en ce qui concerne les differentes etapes du projet du tramway qui sont de l’ordre suivant:
    1-inscription de l”operation 2000
    2-etude de faisabilité 2002-2006 (bureaux d’etude espagnols et portugais)
    3-etude de realisation 2006-2011 EGIS RAIL
    4-releve et sondage des reseaux sous-sol 2011-12 EGIS RAIL
    5-realisation 2012-2016 YAPI MERKAZI
    En ce qui concerne le trace objet de cet article il a ete conçu par les bureaux d’etude espagnole et portugais suivi par le maitre de l’ouvrage l’EMA sous la responsabilite permanente d’un chef de projet .
    .Pendant 4 annees ces 2 bureaux d’etude de FAISABILITE se devait de proposer au comite d’arbitrage composes des differentes directions de tutelle touchant de pres le transport,densite de population (apc) l’urbanisation;la circulation, les collectivites locales et surtout la societe civile.Des reunions trimestrielles etaient tenues pour proceder à des propositions de tracé et tenir compte des remarques et reflexions du comite d’arbitrage.Ainsi l’etude a fait ressortir une faisabilite de plus de 75% de possibilites avec un taux tres minime de contraintes.N’empeche que le comité a exige 3 variantes et le trace actuel a ete choisi apres plusieurs visites en vehicule et a pieds des membres de la commission.
    Ceci pour expliquer que l’actuel bureau d’etude de realisation se devait de se respecter le trace conformement au cahier de charge,il est vrai que le sondage sous sol etait de son ressort mais avec une limite de prospection en sous sol allant jusqu’a 1;50m en profondeur on peut imaginer et ceci n’engage que notre personne que des structures peuvent depasser cette profendeur.AUSSI IL EST UTILE DE PRECISER QUE LES TRAVAUX DE LA PLATEFORME AVEC LES FOUILLES DIMPLANTA

    • kadi

      PS je continue les fouilles d’implantations des pylones electriques ou des stations ne depassent pas i m de profondeur.
      quant au 3 ouvrages c’est un passage oblige en tenant compte de faire en sorte de ne pas subir les memes deboires tout a ete pris en compte selon les sources proches

  2. Incorruptible

    Bonjour tt le monde,
    Monsieur Abbdeddaim, je pense que le passage du tram dans l’axe central de la ville est une bonne chose et, est tout à fait standard dans les grands centres Urbains, Cependant vous avez soulevez un épineux problème que tout monde se tait ou le dit tout bas et, ça concerne cette présence inutile de ces deux casernes en plein centre ville. Nous ne sommes plus dans les années du socialisme , guerre froide , ni en manque d’argent donc la meilleure chose que peut offrir le ministère de la défense nationale à la ville de Sidi Bel abbes , c’est de délocaliser ces deux casernes qui défigurent le cente du Ptit Paris et remettre ces vielles battisses à la ville pour qu’elles soient transformées en musé ou en centre universitaire sinon de grands centres commerciales à l’image de celui du supermarché de Rabrab à Mostaganem. Vous remarqueriez qu’en Algérie , tout se fait à l’envers l’école de police de la cité police a été transférée à la sortie EST de la ville ,alors qu’on s’attendait à la même chose du coté du MDN , il n’en était point , Aracham Hmida oua Laab Hmida , Il a prit tout et l’école de police et s’est maintenu au centre ville.Il n’y a aucune ville dans le monde , où l’on trouve beaucoup de caserne à l’intérieur même de la ville mis à part de petites unités destinées à assister la population dans les situations d’urgence (catastrophes naturelles et autres phénomènes) . Alors Messieurs les décideurs militaires ,si vous estimez que la période de la dictature est révolue, alors soyez sage et construisez autant de casernes mais à l’extérieur de la ville, bien loin des regards de civils.
    Salutations amicales

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(*) rapide
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