ÉMULATIONS POLITIQUES SUSCITENT LE DÉNI DE TOUT MAUVAIS SYSTÈME (Part III et Fin)

*De 70-77 le troisième gouvernement de H. Boumediene par un éminent économiste Kémal Abdellah Khodja qui prend en charge le secrétariat au plan, une modernisation s’opéré au niveau du ministère de l’ industrie et de l’énergie sous Belaid Abdeslam ou il rassemble la plupart de l’élite moderniste nationale( think thang algeria) existante de l’ époque, cette action économique était sévèrement contesté par une minorité , ce nouveau concept des entreprises capitalistes d’état qui sont d’actualité aujourd’hui en Chine et ailleurs .Le monopole d’état sur le commerce et la distribution fut instauré en 72-74 menant a une désarticulation de l’économie provoquant dans ses premiers débuts, des pénuries sur certains produits provoquant des spéculations, moteur de la petite corruption.
Le parti FLN n’avait pas beaucoup d’influence sur le gouvernement, il était transformé en un appareil, les dirigeants de l’époque de H Boumediene n’avaient pas de relation avec le parti. La finalisation des institutions par une charte nationale plaçant l’Algérie dans le camp des non alignés tout en mettant l’option de la révolution socialiste à l’écart, la charte avait été débattue démocratiquement par l’ensemble de tous les segments de la population dans un cadre ouvert et très démocratique ou une constitution avait été adoptée dans ce sens.

La politique extérieure fut boosté par le sommet des non aligné en 1973 et offrait des soutiens sans relâche aux mouvements de libération tels :MPLA Angolais-PAIGC d’Amilcar Cabral- L’ANC sud africaine…. En 1974 un discours à l’ONU ou il prône l’instauration d’un nouvel ordre économique, prépare l’organisation en 1975 de l’OPEP. Avec le Maroc un traité en 1972 portant sur les frontières communes vite remis en cause avec le conflit du Sahara (1974-1975).
La révolution commençait à donner ses fruits, l’état algérien se voyait à travers ses institutions, l’économie naissante voyait le produit algérien naître ,il restait la modulation participative de la population selon la notion de la démocratie cristallisée à travers les institutions par une participation ouverte entre un pouvoir et un contre pouvoir qui devrait s’amorcer des 1979.

Pendant l’ère du jeune Président H. Boumediene, plusieurs personnalités algériennes meurent :Khider, Krim Belgacem en 1974; Messali Hadj meurt en France et est inhumé à Tlemcen. H.Boumediene meurt en 1978. Rabah Bitat est chargé de l’intérim de l’État. Chadli Bendjedid est choisi face aux prétendants Mohamed Salah Yahaoui et Abdelaziz Bouteflika par le comité central du parti FLN comme candidat unique au scrutin présidentiel.
Par conséquent, la transition de H. Boumediene était très chargée en termes de programmes pour une évolution positive et indépendante, ou la population était mise à l’épreuve pour sa participation effective. Toute cette énergie nécessitait encore une mise à niveau par une continuation plus musclée, avec une ouverture plus intelligente sur une meilleurs démocratisation participative et responsable menant à construire une société civile prête à prendre en charge la destinée du pays chose que H. Boumediene envisageait pour finaliser son projet d’indépendance économique, politique et social .

L’austérité menait par H. Boumediene avait été écarté suite à sa disparition, et la venue en 1979 de Chadli Bendjedid en tant que président de l’État algérien, le 9 février 1979. Par ailleurs selon le point de vue Da Benbella qui s’est exprimé lors de son apparition en 1980, à travers la presses  sur les événements portant sur le 19/juin 1965 sans entrer dans le cadre des sentiments son propre témoignage nous importe le plus dont il se garde d’éviter le subjectivisme politique pour placer le conflit dans une discordance historique du pouvoir  entre le civil et militaire.

 Le premier président déchu A.Benbella avait son  mot à dire à propos de sa destitution

 En ce qui concerne les événements du 19 juin 1965 allusion faite à Boumediene, Ben Bella  dira : « N’ont-ils pas promis au peuple algérien d’instaurer l’Etat de droit et de respecter toutes les institutions politiques et législatives existantes? Où est l’Etat ? N’ont-ils pas mis fin à l’Assemblée nationale populaire, au Comité central et au Bureau politique  .A Benbella  défend entre temps son mince bilan de moins de 3 ans en tant que chef de l etat :« C’est moi qui ai créé l’Etat algérien après le rétablissement de la souveraineté nationale, et c’est un honneur dont je suis fier. Les accords Evian, qui ont conduit à l’indépendance de l’Algérie, nous ont imposé la nécessité d’un pouvoir fort pour assumer ses responsabilités. Nous avons dû recourir à des élections populaires et à la nationalisation des terres colonisées, qui étaient constituées de près de 3 millions d’hectares et de terres possédées par des Pachas algériens qui collaboraient avec les autorités coloniales françaises et tiraient des richesses de cette collaboration, et je crois que le véritable projet de la révolution agraire avait commencé à l’époque de la nationalisation de terres qui ne sont pas destinées à l’Algérie, mais aux colons et à leurs agents.. »

il soutient avoir eu recours à l’autogestion et à la nationalisation des banques, alors que le pays ne jouissait pas encore des revenus pétroliers et gaziers. Il dit avoir réussi, en deux ans, à résoudre de nombreux problèmes sociaux et, notamment, à éradiquer des fléaux tels que la mendicité et les cireurs de chaussures, sans oublier les compagnes de reboisements, à lutter contre la désertification et l’analphabétisation. L’arabisation, c’était aussi lui, puisqu’il affirme avoir fait appel à « une armée » d’enseignants de différents pays arabes.

, Ahmed Ben Bella a expliqué qu’ils avaient une vision différente pour la régence du pays : il ya ceux qui se reposent sur les forces de l’armée  et ceux sur le parti FLN. Boumediene était pour l’armée,  une armée issue du peuple(ANP)qui lui permettrait d’avantager plus la préférence d’ un Etat civil.

. Il est persuadé que si H. Boumediene n’avait pas fomenté le coup d’Etat, les Etats-Unis auraient eu recours à une solution alternative pour l’évincer, lui, du pouvoir «parce que je vois que tout le problème venait des Etats-Unis ».

Il en veut pour preuve que la première dépêche de soutien au coup d’Etat de Boumediene venait de Washington.
Sur cet épisode crucial de l’histoire contemporaine de l’Algérie, Ben Bella témoignera aussi, au journal panarabe Al-Hayat (février 1996),

 ? «On peut résumer cela en disant : contrairement à H. Boumediene, Benbella considérait que l’armée n’était pas le fondement de la révolution algérienne, mais plutôt le FLN.H. Boumediene ne le disait pas franchement, mais ses pratiques en disaient long sur sa vision. Il y avait aussi son comportement personnel. Moi( Benbella), par exemple, » je » ne pourrais jamais céder des leviers de pouvoir à des individus qui s’adonnent aux stupres ou autres légèretés morales. » Ben Bella fait certainement allusion, ici, à un groupe de l’entourage de Boumediene, connus pour être des « noceurs », à l’image d’Abdelaziz Bouteflika ou de Chérif Belkacem, qui ont tous occupé de postes importants dans le gouvernement. Ironie du sort, le nom de Bouteflika sera, à sa fin de règne, associé aux mêmes pratiques répréhensibles en acceptant dans sa cour des individus peu recommandables sur le plan de la morale publique !

 Le Point de vue  du président H Boumediene lors de l’arrestation de A.Benbella le 19Juin1965

H. Boumediene avait chargé Tahar Zbiri de mener la mission, accompagné par le chef des unités de la sécurité, Ahmed Draïa, un ancien de la Base de l’Est. Il  y avait aussi Saïd Abid et plusieurs djounouds et officiers ainsi que certains chefs de bataillon de l’Ecole de Cherchell.

 En pleine nuit à la Villa Joly où résidait Ben Bella,   Tahar  Zbiri colonel et ses compagnons    passent à l offensive  pour la mise  à exécution  de leur plan. «La sécurité au niveau de la porte d’entrée de la villa, était sous  les ordre de Draïa. Le lieu n était pas étranger pour eux, T Zbiri et ses compagnons se dirigeaient vers l’étage où se trouve Ben Bella. T Zbiri frappe a  la porte. A  Benballa repond : « Qui est-ce ? », il lui repond : « C’est Tahar Zbiri. Si Ahmed, tu n’es plus président de la République’’.»
Ben Bella entrouvre la porte, il ne semblait pas du tout surpris.
« Pourquoi tous ces casques et ces masques, tu aurais pu venir seul avec Saïd Abid et je vous aurais suivi où vous voulez», lança-t-il àT. Zbiri, en faisant allusion aux soldats qui accompagnait les deux officiers supérieurs. Et T. Zbiri de lui rétorquer, très respectueusement : «Si Ahmed, ils sont là pour notre protection à tous ! »
Tahar Zbiri traitera Ben Bella avec autant d’égard, lorsque celui-ci lui demanda de l’attendre pour se changer : « Bien sûr, change-toi et viens avec nous -fi amen Allah-
La suite de l’opération fut confiée au futur patron de la police, Ahmed Draïa, qui a conduit le chef d’Etat dans un lieu de détention situé à Hydra. « Pendant ce temps, raconte Tahar Zbiri, H.Boumediene, comme le dit l’expression populaire, tenait son ventre, ne sachant pas si ça allait marcher. Je fais vite de l’appeler pour lui dire : la mission est terminée. Et à ce moment là que Boumediene ordonne de placer quelques chars un peu partout dans la capitale». Les « putschistes » craignaient un soulèvement, vu la popularité de Ben Bella. Mais il n’y a pas eu de gros incidents. «Si le peuple avait réagi, aucun de nous ne serait resté vivant», lâche encore Tahar Zbiri quarante ans après ses événements.
Le destin a voulu que le principal «homme de main» de Boumediene dans cette opération périlleuse fasse dissidence en 1967 et essai, à son tour, de le renverser, avec d’autres moyens. Il reproche au nouveau Président qu’il a aidé à s’introniser, de vouloir reproduire le même modèle de pouvoir autocratique.

Voici ce qu’il dit dans ses mémoires : « Contrairement à une certaine idée reçue, le mouvement du 14 décembre 1967 n’a jamais été une tentative de coup d’Etat, parce que tout simplement nous ne visions pas à évincer Boumediene du pouvoir ; mais notre objectif principal était de faire pression sur lui pour rétablir la légitimité du pays, après avoir failli à ses engagements dès l’aboutissement du redressement révolutionnaire que nous avions mené ensemble contre Ben Bella, le 19 juin 1965, et avant que je découvre qu’il tentait de reproduire le même pouvoir personnel qui caractérisait le règne de son prédécesseur”.


le 01 novembre 2019


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01 novembre 2019

2 Commentaires pour “ÉMULATIONS POLITIQUES SUSCITENT LE DÉNI DE TOUT MAUVAIS SYSTÈME (Part III et Fin)”

  1. Abbas

    Le probleme chez nous c’est le desiquilibre entre le confort et la production
    Il achete un vehicule pour 200000 euro du budget de l’etat oour aller acheter un pain.
    Il faut etre raisonable
    Une petite voiture pour aller au travail plus de pructivitè moins d’absence et moins de consomation d’essence..c’est tout

  2. GHANI

    Regard d’un étudiant du Hirak sur la loi sur des hydrocarbures
    Lors de la dernière marche des étudiants du Hirak, du Mardi à Sidi Bel Abbes, j’ai discuté avec un étudiant en technologie de l’Université de Sidi Bel Abbes sur le bien fondé de la loi des hydrocarbures et de son point de vue sur la question de l’énergie. Cette problématique de l’énergie, selon l’étudiant, doit être globale et concerner la mobilisation de toutes les sources pour être crédible et efficace et ne pas être restrictive à l’énergie d’origine fossile. Le fossile c’est la solution de facilité, selon l’étudiant. Les Responsables refusent de se mettre à jour et d’innover. Ainsi, il a défendu vigoureusement l’énergie solaire, gratuite, et m’a promis de me remettre un petit calcul simple pour montrer l’importance de l’énergie solaire qui ne reste malheureusement qu’un slogan creux dans notre pays. Il se dit attristé par cette situation. Voila, dans ce qui suit, fidèlement son point de vue. Il me dit que le solaire c’est une économie durable à condition de former le personnel, de fabriquer les équipements requis et de les entretenir. C’est l’avenir du monde et celui de notre pays
    ———————————————————————————————————————————
    Point de vue de l’étudiant :
    1- Le potentiel solaire de l’Algérie : le plus important de tout le bassin méditerranéen est estimé à 169 ,44 TWh(Tera Watt heure)/an, c’est l’équivalent et 5000 fois la consommation algérienne en électricité et aussi 60 fois la consommation éclectique de l’Europe des 15. Ce qui précède est une donnée officielle du site du Ministère de l’énergie. Ce potentiel traduit en tonne équivalent pétrole(TEP), c’est-à-dire en termes de l’hydrocarbure le plus consommé et le plus communément utilisé sur la planète Terre.

    2- TEP( la tonne équivalent pétrole) :

    c’est l’énergie équivalente au pouvoir énergétique d’une tonne de pétrole. C’est l’énergie produite par la combustion d’une tonne de pétrole moyen et elle correspond à une énergie de 11630KWh.
    La Question est combien de tonnes de pétrole ou TEP on aurait pu économiser sur nos réserves de pétrole fossile si on avait utilisé totalement ce potentiel énergétique pour nos besoins, le cas échéant pour la commercialisation.
    Ce nombre serait égal = potentiel solaire algérien ( 169,44Tera KWh=169,44*1012 KWh / 1tonne équivalent pétrole en KWh( soit 11630 KWh)=1, 45*1010TEP soit ce potentiel égal à 14, 5 milliards de TEP (tonne équivalent pétrole )chaque année et c’est renouvelable, donc une source inépuisable.
    3- Barils issus du solaire :
    On va se hasarder à traduire cette quantité de TEP issue du solaire en termes de barils de pétrole. La masse volumique moyenne du pétrole est 800Kg/m3 et le volume moyen d’un baril est 159 litres. Chaque baril pèse : 159l*0,8 Kg/l= 127Kg.(/baril)
    Le nombre équivalent de barils de pétrole disponible chaque année par le solaire est 1,45*1010Tonnes/127Kg, soit 11, 4*110 barils de pétrole soit 114 milliards de barils de pétrole d’origine solaire par an , donc renouvelable. C‘est énorme !

    4- Le gaspillage par omission : Gaspillage des ressources énergétiques avec ses conséquences financières: Pour se faire une idée du gaspillage gouvernemental innommable de l’énergie, le quel est responsable des difficultés du pays , on va supposer que l’Algérie produit un million de baril fossile chaque jour soit 365 Millions de Barils par an. On obtient à partir des 114 milliards de barils solaires, le nombre de fois la quantité annuelle produite par extraction fossile : Au final on aurait plus de 314 fois ce que produit l’Algérie en pétrole fossile en une année.
    C’est la production au rythme actuel durant 3 siècles, c’est a dire jusqu’à l’année 2319( ap. JC).
    Chaque année nous perdons plus de trois cents fois de ce que nous produisons en hydrocarbures fossiles. En terme financier 312*350Mbarils*50$=5700Milliards de dollars pour un baril au prix de 50 dollars.
    La valeur 57OOMilliards de dollars qui s’évaporent chaque année, car inutilisés.
    Salem
    ——————————————————————————————————————————
    Commentaire rapide : Comment un ministre de l’énergie peut passer sous silence des dimensions et ne regarder que le fossile sur la problématique de l’énergie?
    Une explication partielle, c’est le lobby des hydrocarbures qui dicte la politique énergétique de notre pays( sans rentrer dans le détail)
    L’avenir de l’énergie est dans l’électricité , pratiquement tout marche à l’électricité : trains , voitures, machines et bientôt avions et même bateaux.
    C’est cela le devenir de l’humanité et des Algériens.C’est étonnant qu’un ministre, ancien directeur d’une société nationale d’électricité n’ait rien vu. Totalement bizarre !
    L’économie de demain se prépare aujourd’hui en termes de projets, de formation du personnel, de production d’équipement et de technologie dans les énergies renouvelables. C’est cela l’économie durable, le reste c’est de la mousse qui va s’évaporer.

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