LA POSTÉRITÉ EST À CE PRIX !

Déjà que l’on s’impose de fait une certaine censure, quand elle n’est pas instinctive, pour des raisons que l’on devine ou l’on sait, il faut encore ménager les susceptibilités des acteurs de la vie locale. Alors que nous reste-t-il à relater, sinon ergoter autour de la Rubrique Nécrologique, bien sûr en encensant les disparus au bonheur de leur entourage, ou de l’exaspération des “faux dévots” .

Le journaliste ou ce qui s’identifie comme tel, relate le factuel et n’a pas à avoir d’état d’âme quand il s’agit d’un intérêt supérieur qui commande de la résolution et du bon sens k. Le respect de la neutralité n’interdit pas un jugement lucide, réfléchi et bien pesé. Quel que soit l’homme, son ego aussi contenu soit-il, est porté à la paranoïa, lorsqu’il fait l’objet de remontrances et c’est humain, j’en conviens .
La vérité quant à elle, participe de la sociabilité communautaire et tenter même de l’approcher par approximation ou par allusion, c’est la travestir, autant ne rien dire, TOUT VA TRÈS BIEN , MADAME LA MARQUISE , TOUT VA TRÈS BIEN, est la parfaite rengaine pour satisfaire ou plaire à l’occasion, cependant que le temps ne garantit ni n’assure le toujours consensuel.

Le journaliste est un maillon d’un relai ininterrompu, c’est le passeur qui apporte des réponses précises aux questions les plus difficiles. Il y a plusieurs thèmes sur lesquels s’épandre, le sport, les faits divers ou de société, la politique et que sais-je encore, oui l’histoire , ceci est autre chose , il faut pour écrire se référer à des faits établis s’appuyant sur des documents d’archives et des recherches universitaires récentes. Il y a des milliers d’écrits sur l’Émir ABDELKADER mais rares sont ceux qui ont pour source une recherche du terroir. Il y a un pan entier de notre Histoire et partant, celle de l’Émir que l’on ignore, à l’exemple de nos relations avec L’EMPIRE OTTOMAN et de nos voisins marocains et tunisiens. C’est tout de même CINQ SIÈCLES passés sous silence. Ces digressions m’obligent à revenir à un métier qui n’est autre qu’un sacerdoce, le RELAYEUR D’INFORMATION laissant sa marque et son empreinte au passage.

BEL-AMI de Guy de MAUPASSANT donne un avant-goût de ce que représente le journaliste de type réaliste composant avec “les mondanités” d’une société bourgeoise ou l’opportunisme est l’arme essentiel de la promotion sociale des leaders de la PRESSE ET DE TOUT CE QUI COMPTE EN CES TEMPS LÀ, même si l’Alcôve en fait un décor sentimentale .
D’autres temps, d’autres mœurs et d’autres combats, si le “J’ACCUSE” , d’Émile ZOLA rédigé à l’occasion de l’affaire DREYFUS , représente le symbole de l’éloquence oratoire et du pouvoir de la PRESSE MIS AU SERVICE D’UNE CAUSE JUSTE ET GÉNÉREUSE, comme l’affirmait un commentateur assidu du procès, il reste aussi LE PAMPHLET ACCUSATEUR contestant une décision de justice qui a valu à son auteur d’être traduit en COUR D’ASSISE, et plus encore puisque Émile ZOLA a fini par goûter aux affres des geôles de la République.

Sur un autre registre , le SCANDALE DU WATERGATE est une affaire d’espionnage politique qui aboutit, en 1974, à la démission de Richard NIXON , alors Président des États Unis d’Amérique, imaginez par Hypothèse que s’il n’y avait pas des JOURNALISTES AUSSI TÉMÉRAIRES QUE TENACES, de la trempe de Carl BERNSTEIN et son compère Robert WOODWARD, qui ont pris le risque d’aller jusqu’au bout d’un obscur et périlleux labyrinthe, on n’aurait pu, ne serait-ce qu’ébruiter le fond d’un SCANDALE qui a tout de même changé le cours de l’Histoire des États Unis.

Qu’elles furent les motivations de ces guerriers de la plume trempée dans la bravoure et la probité , si ce n’est la satisfaction du devoir accompli pour en apprécier toute la saveur et la fierté intellectuelles qu’on recueille d’un métier tout à fait exaltant , le JOURNALISME D’INVESTIGATION qui est à lui seul la CARTE DE VISITE d’un organe de presse. N’avons nous pas le droit de rêver, je n’en demande pas tant. Si la vérité était ABSOLUE, on ne répéterait pas sous serment, dans tous les prétoires de la planète, sous la dictée solennelle d’un Magistrat, JE JURE DE DIRE LA VÉRITÉ, TOUTE LA VÉRITÉ, RIEN QUE LA VÉRITÉ .

“LA VÉRITÉ MONTE D’UN COUP D’AILE JUSQU’AU SYMBOLE ” Émile ZOLA

Abdelhamid ABDEDDAIM

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11 juin 2018

le 11 juin 2018


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11 juin 2018

1 Commentaire pour “LA POSTÉRITÉ EST À CE PRIX !”

  1. Ould AMER

    À vouloir trop parler de charité , on laisse l’idée que notre PAYS VIT DANS LA DISETTE. Dans le rite MALÉKITE légué par nos ancêtres on nous a toujours insisté pour faire de cette action un geste DISCRET , le M’AS-TU-VU et l’OSTENTATOIRE SONT BANNIS dans le SCÉNARIO. Le communiquant , puisque on en parle dans l’article ne doit pas faire DU SUJET son CHEVAL DE BATAILLE , la main gauche doit ignorer ce qu’entreprend LA MAIN DROITE, nous -a-t-on recommandés .BONNE FIN DE RAMADAN À TOUS ET BON AID .

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