LE CERCLE DES AMIS D’ASSIA DJEBAR.

  À LA RECONQUÊTE DES ORIGINES ?

Par Mohamed Senni.

Aujourd’hui, samedi 4 mai 2013, a eu lieu, en présence de représentants de la presse et d’un public très attentif une vente-dédicace du livre « Lire Assia Djebar ! », largement expliqué par deux membres du « Cercle ». Ce livre a été écrit conjointement par onze auteurs des quatre coins du monde et qui partagent en commun une passion débordante  pour notre grande icône nationale. De plus il est agrémenté par des poèmes jalonnant les onze textes et composés pour Assia Djebar par Madame Anne-Marie Carthé, plasticienne, auteure, membre du «Cercle » et native de Sidi-Bel-Abbès. Cette manifestation a eu lieu à la librairie « KALIMATE » sise à l’angle du Boulevard Victor Hugo et la rue Didouche Mourad, en plein cœur de la Capitale. Cette première manifestation, décidée par Madame Amel Chaouati est-elle annonciatrice d’une embellie littéraire que nos intellectuels demandent du tréfonds de leurs tripes? Plût à Dieu qu’il en soit ainsi. Si tel est le cas, formulons le vœu pour que cette bouffée  d’oxygène puisse toucher  les grandes villes de notre Pays. A Alger succèdera Tizi-Ouzou le 7 mai 2013.

Nous laissons, ci-après, le soin aux  initiateurs de ce Cercle de le présenter à nos lecteurs.

          Source image : Assia Djebar club de lecture

                                                             

                          Qu’est-ce que le Cercle des Amis de Assia Djebar ?  

 « Le Cercle des amis d’Assia Djebar est une association loi 1901, crée à Paris en 2009. Néanmoins, son existence remonte à 2005, à l’initiative d’Amel Chaouati sous le nom du Club de lecture Assia Djebar. Il a pour objectif de réunir des lecteurs aux regards éclectiques sur l’œuvre de l’Académicienne et romancière. Il convie des intervenants de tout bord (Lecteurs, étudiants, professeurs, cinéastes…) et organise des projections autour de l’œuvre littéraire et cinématographique de Assia Djebar. Nomade, le cercle se réunit tous les deux mois environ dans des cafés et restaurants parisiens. Les projets sont élaborés en fonction de l’actualité littéraire, des propositions des lecteurs et des rencontres qui se tissent.

Depuis sa création, le cercle compte à son effectif une quarantaine de manifestations dont une à Alger et une autre à Djibouti. Assia Djebar a été invitée une première fois en 2007 puis en 2010 lors de la journée d’études et de lecture organisée à Paris, intitulée « Conversation avec l’œuvre d’Assia Djebar».           

« De nombreux projets (colloques, lectures, expositions…) en collaboration avec les institutions algériennes et françaises sont en cours d’élaboration en France et en Algérie pour l’année 2013 et 2014.

L’ensemble des événements du Cercle ainsi que de nombreux articles sont publiés sur le blog : ww.assiadjebarclubdelecture.blogspot.fr Toute personne désireuse de contribuer aux activités de l’association ou publier des  articles sur notre blog après validation, peut nous écrire sur: assiadjebar.lecercledesamis@gmail.com Amel Chaouati.

Assoiffée de liberté et d’expériences nouvelles, Amel Chaouati rêve aux rivages lointains depuis Alger, sa ville natale. A 21 ans, elle part en France étudier la psychologie, elle développe son cabinet de psychologue et choisit d’exercer également en institution aux côtés de migrants. La douleur des premiers temps à vivre dans un entre-deux, devient sa philosophie. Alors que son vécu en Algérie et son voyage migratoire forment le terreau qui enrichit quotidiennement sa vie professionnelle et ses liens aux autres, l’expérience émotionnelle et intellectuelle accumulée en France, nourrie de brassages multiculturelles et de voyages, permettent de repenser l’Algérie et d’y revenir autrement. La recherche, les conférences et l’écriture, à l’instar de l’ouvrage collectif qu’elle a dirigé, LIRE ASSIA DJEBAR !, sont autant de passerelles qui défient toutes formes de frontières entre les pays et en particulier entre la France et l’Algérie « .

Ce  Cercle, noble œuvre créée dignement pour une grande auteure qui a porté le nom de notre Pays, à l’instar d’autres plumes, avec des fortunes diverses, au firmament de la littérature si tant est que la littérature (vraie) en eût un. Je demeure convaincu que le succès, enrobé de toute la modestie et de la foi que nécessite un tel accaparant combat, s’invitera pour accompagner ce Cercle et le pousser à restituer fidèlement Madame Assia Djebar, non seulement aux siens, mais à l’Humanité entière qui, bien que très large, se rétrécit de jour en jour par le développement inouï de la communication.

Sans artifice, sans fards et sans saupoudrage autres que ceux qui jaillissent des élans du cœur et de l’esprit dépouillé d’arrières pensées et de calculs mesquins, loin de ceux qui rabaissent le génie  par demi-savoirs (autrement plus nuisibles qu’une ignorance avérée) à la bien-pensance, nul doute que cette initiative du Cercle nous invite à nous ressourcer et à tirer orgueil de nos vrais repères. Le plus important est que ce mérite soit désormais reconnu spontanément, dès ses prémices, et non en conclave où les sentences sont connues d’avance dans un simulacre de débats stériles et encore moins devant une tombe qui me rappelle cette délirante envolée de Léo Ferré, dans son chef d’œuvre intitulé « Préface », écrit sur l’état de la poésie contemporaine où citant les heurs et malheurs de Mozart, Renoir, Ravel, Beethoven, Bela Bartók, Rutebeuf et Villon, il termine ironiquement par cette vérité : « La lumière ne se fait que sur les tombes » que je considère, comme une feinte interprétation de la reconnaissance, a priori, du  mérite à son émergence et non a- posteriori car là, surtout chez nous, il devient de la basse récupération comme d’ailleurs partout ailleurs. Faut-il rappeler ce que fut la vie de Van Gogh et Gauguin qui « crevait  à Tahiti dans la mistoufle et dans l’ennui » pour ne citer que ces deux cas pour convaincre les décideurs et les sceptiques à revoir leurs copies sur l’attitude à observer vis-à-vis des vrais créateurs ou ceux à qui l’on a mis une muselière?

Deux grands événements d’envergure planétaire ont eu lieu ces récentes dernières années à Alger et Tlemcen. Le Ministère de la Culture avait décidé pour chacune de ces  manifestations – où des budgets colossaux ont été mobilisés – d’éditer et de rééditer mille titres de livres mais la montagne n’a fait qu’accoucher d’une souris. Lors des deux  manifestations,  deux titres manquaient et non des moindres : Al-Mi’yar d’El-Ouancharissi et Nefh Et-Tib d’Ahmed Al-Makarri tous deux largement cités par Jacques Berque qui eut pour élève, entre autres, Assia Djebar. Sans parti pris et ne cédant point à une sensiblerie feinte, inévitablement vite évanescente, je conclus que je vois désormais Madame Assia Djebar entre ces deux temples. Aujourd’hui seulement je découvre que le titre  donné à l’article que j’ai écrit sur Al-Makarri avait sa pleine signification : « Nul n’est prophète en son pays ».

 

 

04 mai 2013

le 04 mai 2013


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04 mai 2013

4 Commentaires pour “LE CERCLE DES AMIS D’ASSIA DJEBAR.”

  1. loubna

    Je note que vous lisez un journal écrit en français et vous répondez en français. Arrêtons de ressortir la colonisation lorsque nous sommes à court d’argument.
    La langue appartient à celui qui la parle.

    • DZiri

      Sallamou Alaykum
      Je me questionne toujours et à chaque fois, espérant rencontrer la Fitra divine chez l’Homme. Trouver qu’-est-ce qui enjoint à l’homme sa réflexion instantanée et/ou quotidienne. N’allez surtout pas imaginer que me sens un Hay ibn Yakdhan (Ibn Tofayl) loin de là, mais à travers ma petite expérience, je remarque et j’observe. Il faut aussi garder à l’esprit que même avec de très bonnes observations, l’homme peut faire de mauvaises conclusions, comme Darwin par ex.
      En d’autre termes, Toute réflexion, action et/ou réaction tient ses principes d’une école de pensée, puisée dans une idéologique.
      Cette idéologie profonde n’est pas toujours affichée de visu non, il faut la déceler au fur et mesure dans le temps avec les expressions de chacun.
      Il est vrai aussi, que certains affichent d’emblée leur couleur, d’autres par manque de courage dans leur opinion, n’en déversent que sournoisement, notamment au travers d’écrits sur des sujets attrayants.
      Ainsi, quand on s’exprime, C’est l’idéologie épousée qu’on développe.

      Je réagis ainsi aux billets ayant trait au joyau tombé du ciel et sa reconquête des origines.
      En effet, je me suis demandé si joyau en serait, il serait pour qui ?
      Et de quelles origines il est question ?
      Cette écri vaine, aux multiples prix littéraires (13), de presque la majorité des pays européens et US, disciple du colon, fils de colon, Jacques Berque ennemi déclaré de l’Islam.
      Elle siège à l’Académie française, où les critères d’admission sont qu’elles sont.
      Je ne crois pas que c une place pour un « fellaga ».

      Le 22 juin 2006, Assia Djebar prononce un discours si mémorable : “Mesdames, Messieurs, le colonialisme vécu au jour le jour par nos ancêtres, sur quatre générations au moins, a été une immense plaie !”

      Pour décrire le joyau, voyons comment il s’exprime, faisant « l’apologie « de l’Islam dans « Loin de Médine »: Dans ce livre, la narratrice se substitue à ses héroïnes, elle entend dans ses rêves, leur voix et se donne le droit d’imaginer une suite à leur histoire. Elle transcrit les récits oraux (légendes) des femmes en s’appuyant tantôt sur ce que la mémoire collective rapporte, tantôt en événement fiction.
      Elle intériorise les vrais Récits et des légende, son approprie et procède à leur modification, leur réorientation idéologique. Elle s’appuie à l’occasion, puis contredit ouvertement Tabary et même Boukhari et met en doute leurs compilations, parce que…. masculines.

      Elle justifie-t-elle son choix dans ce livre par : « J’ai senti que les intégristes allaient revenir en force et monopoliser la mémoire islamique” »
      Il ne fallait pas qu’ils passent, la place devait demeurer libre pour les laics et les francophones et leurs projets.
      En ce qui concerne, le Théâtre de Rome avec qui elle a organisé la pièce « musicale, Filles d’Ismaël », je ne sais pas ce qui peut pousser une musulmane à agir de la sorte. Il importe de lire cette pièce en + actes et tableaux.

      C’est vrai qu’elle dit aussi: « J’ai été élevée dans une foi musulmane, celle de mes aïeux depuis des générations, qui m’a façonnée affectivement et spirituellement, Mais à laquelle, je l’Avoue, je me Confronte, à cause de ses Interdits dont je ne me Délie pas encore tout à fait ».

      Une de ses critiques a dit : « La femme qui écrit décide donc de se dévoiler, et ce faisant s’opposer à sa société. Elle décide de faire émerger, plus ou moins consciemment son individualité, ses désirs et, avec eux son corps. »

      Alors, je me questionne, en quoi a été ou serait utile à l’Algérie et aux algériens ce joyau et cette reconquête des origines ?
      Où se situent ces affirmations ?
      Que comporte d’intéressant ces « romans » pour un algérien Muslim ?
      Quel serait le bénéfice et pour le compte de qui, dans quel but, on nous invite avec cette apologie et encensement.

      A notre consœur Loubna, je dirais que l’utilisation du français est parfois utile et nécessaire.
      Sallamou alaykum

      • Abdeddaim A. Sadik

        Un ton inquisiteur d’un Torquemada des temps modernes nous sermonne et nous juge, en décidant d’une sentence sans appel. De quelle absolution peut-il se prévaloir pour oser mettre en doute une identité forgée par un combat insoupçonnable ? Vous auriez voulu que notre Joyau soit consacré par Youssef El Qaradawî, cet égyptien à la botte du Qatar et auteur de Fatwas inspirées par l’oncle Sam, elle qui a mené quand il le fallait un combat pour l’émancipation de son pays, en faisant l’impasse sur ses études au firmament d’une carrière universitaire brillante.
        Vous l’auriez peut-être rehaussée dans votre estime si elle avait encensé ceux dont vous faîtes si souvent référence au travers de très discutables traductions, dans une thèse présidée par El Qaradawî dans le Temple d’El-Azhar. Ah ! Au fait aurait-elle eu le droit d’y pénétrer ?
        Vous qui semblez opter pour un combat d’arrière-garde, on vous laisse à vos pérégrinations en notant au passage que votre réponse est insérée en lieu et place de l’article consacré à notre étincelant joyau. Le français est utile et nécessaire, c’est selon. Nous, notre arabité et notre identité n’ont nul besoin d’être étalées, l’Histoire jugera si elle ne l’a pas déjà fait.
        Relatez-nous votre combat avant 1962 ou celui de votre ascendance et on se fixera sur une identité que je soupçonne frelatée. Même si nous revendiquons totalement notre passé nous ne sommes pas tenus à tout partager. La seule nuance c’est le libre arbitre et je suis certain que vous n’en voulez pas. C’est votre seule « compréhension » des grands écrits qui importe. Votre hermétisme à vous ouvrir à l’autre vous bride à un tel point que vous ne toléreriez guère qu’on ait une autre lecture. Les passéistes n’ont pas vocation à faire de la prospective : ils restent figés à l’interprétation des rites, qu’à cela ne tienne, si cela vous agrée c’est notre définition de la liberté. Restez à notre portée, votre intelligence risquerait de déborder sans que l’on puisse vous suivre dans votre acharnement à ressusciter une histoire sanctifiée.
        Du reste, il y a ceux qui tombent du ciel et d’autres qui sont extraits de l’âge de pierre. Montrez-nous un seul écrit de ceux dont vous pavez BAI (qui croit en la confrontation des idées) publié dans le pays où vous résidez. Vous ne pourrez jamais le faire parce que ceux que vous qualifiez de « mécréants » vous auraient déjà payé un voyage sans retour chez eux. Je reconnais toutefois que vous nous avez appris quelque chose : la liberté d’expression chez vous est identique à la pile « Wonder » : elle ne s’use que si l’on s’en sert.

  2. le cygne

    Belle affiche…….cela me fait penser au « Cercle infernal »…..il est bien comme titre aussi…Non..!!!! Enfin, tout dépend sur quelle rive on se trouve…et sur quel air de musique on veut nous faire danser….!!! Dans quelles eaux on a choisi de naviguer et dans quelle direction particulière…car, il y a lieu de distinguer des courants généraux et des courants locaux ; et, dans ces deux catégories, les courants de surface et les courants sous-marins. Les courants de surface sont généralement provoqués par le vent ; ils sont typiquement orientés dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Nord et dans le sens anti-horaire dans l’hémisphère Sud, du fait de la répartition des vents. Par ailleurs, les courants profonds sont produits par les gradients de température et de densité……Voyez-vous, c’est toute une dynamique !!!!

    Ceci dit, les Amis de mon Ami ne sont pas forcément mes amis……Disons que c’est au cas par cas… !!! Cela, si on suppose que l’ami est un ami… !!!!!

    La Reconquête de quelles Origines…???? L’origine n’est pas un simple slogan qu’on utilise pour une histoire de nostalgie ou autre !!! Peut être que la partie superficielle de l’iceberg flotte encore sur l’eau, mais le fond lui, il a fondu à cause du phénomène du réchauffement climatique…!!!

    D’après les données qui existent, Mme Assia Djebar, ne pouvant travailler à la fois, comme romancière francophone dans son pays tout en poursuivant une œuvre de cinéaste dans sa langue maternelle, a choisi définitivement de retourner vivre à Paris, en 1980.………Autrement dit elle a choisi la langue de sa plume et d’être ambassadrice de cette langue et de tout ce qu’elle véhicule comme idées, sentiments, pensées, vécus…. etc…etc… à travers le monde…!! Elle a été Professeur d’histoire moderne et contemporaine du Maghreb à la faculté des lettres de Rabat, de 1959 à 1962……..En Louisianne où elle a dirigé également un Centre d’études françaises et francophones de 1995 jusqu’en 2001 pour s’installer ensuite à New York University comme Professeur titulaire …… Auparavant, elle a passé tout l’été 2000, à Rome, dans une production du Teatro di Roma, elle met en scène un drame musical en cinq actes : « Filles d’Ismaël dans le vent et la tempête « dont elle est l’auteur. Elle écrit « Aicha et les femmes de Médine », drame musical en 3 actes, que lui a commandé un théâtre de Rotterdam, la même année…Oulà.. !!!

    Je trouve que tout cet actif est très loin des origines,……il a plutôt une relation directe avec l’influence de la colonisation Française………!!!!! Dans une perspective sociolinguistique (étude des langues dans leur rapport aux sociétés), le terme « langue » définit tout idiome remplissant deux fonctions sociales fondamentales : la  » communication » et  » l’ identification « …..; de par son double aspect individuel et collectif, la langue sert de marqueur identitaire quant aux caractéristiques de l’individu et de ses appartenances sociales…!!!

    Pour comprendre un peu mieux le phénomène, je vais rapporter quelques passages de la conférence de Mr Daniel CALIN, sur « la Construction identitaire et sentiment d’appartenance « …..Il a dit: « À l’âge adulte, le sentiment d’identité reste susceptible d’évoluer, même chez les personnes les mieux construites, les plus assurées. Certaines étapes de la vie induisent invariablement des évolutions identitaires, plus ou moins fortes, plus ou moins difficiles, positives ou négatives. Devenir parents ou grands-parents, changer de profession ou de conjoint, partir en retraite, émigrer, tous les changements importants de statut personnel ou de statut social appellent des réaménagements identitaires. » Il poursuit : « ’ L’émigration, comme tout changement important de la position sociale objective du sujet, met inéluctablement en cause les sentiments sociaux d’appartenance, et partant de là le sentiment d’identité….. Chez les migrants, la fragilisation est quasi mécanique de l’identité par les changements de l’inscription sociale objective……… Cette fragilisation est encore aggravée par une tendance à la globalisation de la mise en cause du sentiment identitaire. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, ce ne sont pas seulement les sentiments sociaux d’appartenance qui sont mis en cause par l’émigration. Les autres grandes composantes de l’identité personnelle subissent très souvent le contrecoup du changement de l’environnement social du sujet. »

    La question que je me pose, juste par curiosité, comment devrais-je considérer cette écrivaine…???? Est-ce une Algérienne ou une Française……??? Je parle bien sûr, de l’appartenance et non pas des origines………..!!!!!

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