J’ai toujours voulu comprendre pourquoi ces jeunes gens qu’on appelle migrants de la “jungle” de Téteghem au nord de la France tenaient à tout prix et par tous les moyens à passer de l’autre coté de la manche, vers l’Angleterre malgré des atouts similaires qu’on pourrait trouver en France. Alors un constat de quelques jours en Angleterre et principalement à Londres s’averait bénéfique et utile pour connaitre les vraies causes de l’acharnement de ces jeunes gens en majorité asiatiques qui veulent à tout prix au risque de leur vie, traverser la manche et venir s’installer dans le pays de Shakespeare.

À Londres, un regard suffit pour constater la vitalité de la capitale britannique où l’on remarque l’esprit très ouvert des anglais, dominé par un excès de gentillesse. Mais Londres n’est pas seulement ses autobus à deux étages, ni ses taxis noirs uniques au monde ou ses cabines téléphoniques rouges, Londres est unique en son genre, c’est une ville cosmopolite pleine de vie où cohabitent presque toutes les nationalités du monde avec des centaines de langues et dialectes. on dit que “c’est un véritable havre culturel” au centre du monde, d’ailleurs ne dit-on pas que Londres est une “ville mondiale”. Certains quartiers de Londres sont ainsi dominés par la présence d’une communauté spécifique alors que l’ensemble des citoyens vivent dans une harmonie d’entente presque parfaite.

Si les pakistanais, les Indiens et autres asiatiques occupent un très grand nombre de quartiers à Londres et excellent dans le commerce de tout genre, les Algérois sont véritablement des rois dans le quartier Walthamstow de East London et les zones de Finsbury Park. Même en nombre réduit par rapport aux autres communautés, nos compatriotes sont très visibles sur ces artères de par les activités commerciales qu’ils exercent, des panneaux et labels typiques du « bled » exhibés sur les vitrines des magasins annoncent au départ les couleurs du propriétaire . À l’inverse des autres communautés Algériennes vivant ailleurs en Europe , les Algériens ou plutôt Algérois de Londres sont très solidaires les uns des autres et vivent une vie paisible et plus que normale, ils (comme les Anglais d’ailleurs) vaquent à leurs préoccupations quotidiennes “sans jamais s’inquiéter d’un contrôle policier ou d’une quelconque interpellation sans qu’il n’y est de réels motifs”, me dira un concitoyen de Badjarah (Alger) et d’ajouter , “il n’existe pas de pièce d’identité en Angleterre et notre seul souci c’est le va et vient hors du pays” et de conlure “Regarde ici , les Anglais se respectent, respectent tout le monde et ne pretent pas attention aux habits des gens, chacun s’habille comme bon lui semble”.

Aujourd’hui vendredi 25 décembre, journée de prière par excellence, ils étaient nombreux à la mosquée de Abu Bakr dans East London, une mosquée pleine à craquer à tel point que la prière se fait en deux équipes, à 12h 25 et 13h10. Pas de policiers à la ronde seulement quelques fidèles qui organisent eux-mêmes le mouvement des fidèles. L’on relèvera aisément une auto discipline de l’ensemble, car il n’y a pas de rues bloquées ni de tintamarre à la fin de la prière comme observés ailleurs.

Enfin et pour terminer, l’on saura que la souplesse du marché de l’emploi à Londres attire beaucoup de migrants d’Europe de l’Est, mais aussi de très nombreux jeunes Français, en réalité il existe de nombreux “débouchés” , il y en a meme parfois un déficit. Bref, tout le monde travaille et trouve son compte à Londres.