“QUAND IL Y A RECULADE, LA PREMIÈRE VICTIME C’EST LA VÉRITÉ “

 

J’ai lu l’article non signé , paru dans BAI , il me semble qu’à nouveau la pleureuse fait valoir son génie traditionnel pour solliciter un nerf de la guerre à l’origine de tous les malheurs et en particulier la baisse du régime du club . Ce n’est ni nouveau , ni original encore moins particulier à la MEKERRA , cette manière d’agir , prendre à témoin la population pour faire pression sur les autorités , n’est pas toujours productive , au contraire elle sape le morale de toutes les composantes du Club  , sponsors , autorités , supporters et autres , ne peut être invoqué à satiété . En période de vaches maigres on est contraint et obligé de revenir au réalisme des fondamentaux d’une gestion saine où la compétence , l’engagement , l’exemplarité et le désintéressement sont des valeurs nécessaires pour mener à bien une tâche , ô combien ardue. Tous les clubs du pays souffrent de cette situation , avec des dirigeants qui s’engagent en connaissance de cause en affrontant une brume des plus épaisse à la lisière de marécages aux contours indéterminés . Gérer sans objectifs , sans stratégie et sans âme . Comment peut-on croire à une réussite momentanée et illusoire où l’éducation dans tous ses aspects est absente. Je pense évidemment  à la formation qu’on ignore tout bonnement dès lors qu’elle fait appel à une vision à long terme nécessitant une stabilité du management . Il n’y a qu’à constater qu’aucun club du pays ne dispose d’une stratégie à court , moyen et long terme , encore moins un plan de développement détaillé , comme il en est pour toute dossier d’investissement . Des sommes colossales ont été investies , ne serait-ce que depuis l’ère de la professionnalisation qui n’en a que le vocable , nous ne ressentons aucune différence avec l’amateurisme d’hier , sinon la contractualisation des relations entre clubs et joueurs dans une opacité où l’informel passe par toutes les nuances de l’arc-en-ciel , alors là l’imagination astucieuse s’enrichit de jour en jour ? On ne peut pas , il n’est pas pensable ni pardonnable de ne pas tirer des conclusions du paradoxe qui consiste à constituer une équipe nationale quasi exclusivement de professionnels formés à l’étranger , il y a matière à réflexion . Le compatriote pris en charge comme à l’étranger , dans les mêmes conditions , n’a pas de raison d’être différenciée  sinon par des éléments de gestion qu’il est aisé de comprendre : la vision et la compétence . Nos structures institutionnelles se doivent . tirer la sonnette d’alarme , à ne pas vouloir y regarder , les aventuriers continueront à s’abreuver dans la fange, et les appels au secours et au loup renverront les mêmes échos de nos montagnes . On a le droit de rêver , faute de mieux !!!
C’est pourquoi , j’ai voulu faire ressortir que crier au loup, à tout instant , ne pouvait décharger les responsables de leur responsabilité . Qui ne sait pas que le foot-ball algérien vit au dessus de ses moyens et que par ailleurs le niveau de la pratique ne justifie pas les dépenses colossales jusqu’à ce jour, engagées .La gestion n’a jamais fait l’objet d’un contrôle sérieux ni d’un diagnostic responsable. Cela concerne tout aussi bien la FAF que les clubs. Voilà maintenant qu’on va passer à un autre président sans disserter sur une quelconque stratégie bénéficiant de l’expérience désastreuse d’un modèle de gestion dispendieux et pour le moins anarchique. Y-a-t-il un aspect sur lequel le foot -ball algérien peut se glorifier, sinon constituer une équipe nationale totalement étrangère à l’effort déployé par ceux qui le gère dans le pays.Il faut être stupide ou naïf pour le croire ou même y faire allusion. Pourquoi vouloir que cela aille mieux ici ou là quand cela s’écroule partout.

Que mon point de vue serait susceptible de participer à une  entreprise de démoralisation , ne peut être une entrave à une réflexion qui va de soi. Vouloir utiliser les clubs comme marché-pieds à un certain opportunisme est une raison de réagir à un silence complice. Que peut-on opposer à une vérité cinglante, sinon passer à autre chose pour éviter à s’y prononcer. Changer d’Hommes sans une nouvelle assise stratégique s’appuyant sur un diagnostic objectif et raisonnable nous mènera qu’aux profondeurs d’un gouffre que les mystiques ont seuls les mots pour le décrire . Si à chaque fois on détourne notre regard pour éviter de décrire l’horreur , qu’on ne s’étonne plus qu’un jour l’on en soit victime et qu’on subisse le déclin moral qui s’impose à nous , malgré tout .

Ce n’est pas pour rien que toutes nos institutions ne sont que théoriques , alors parler de l’USMBA comporte une très grande part de nostalgie où l’innocence nourrit des rêves les plus fous. N’est-ce pas un fragment de notre culture qu’il nous appartient de protéger et de préserver. Hélas , on en est loin et notre conscience ne s’en émeut même pas , plus on déclame hors partition . Aussi pour conclure , je fais mienne cette citation empruntée à BAUDELAIRE et relevée , in “Comédie de la critique”de  Jean-Philippe DOMECQ , page 435 ,

CITATION: “On ne salue jamais assez les prouesses de la mauvaise foi . Elle a pour elle toute la puissance de l’imagination, –Reine des facilités—” BAUDELAIRE

Abdelhamid ABDEDDAIM
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22 mars 2017

le 22 mars 2017


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22 mars 2017

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