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ROBBA et les 12 Archéologues. (1ère Partie)

Le rôle de l’archéologie est d’apporter à l’histoire écrite un complément d’information sur le passé du sujet étudié. On sait, aussi que d’autres disciplines complètent également les recherches archéologiques, comme la géographie, l’histoire de l’art et la philologie et d’autres encore.

Jetons donc, un coup d’œil à la géographie du site de Benian. Géographiquement, le site est dominé par une colline d’environ une centaine de mètres qui n’a pas échappé aux stratèges romains. Cette commune de Benian et Oued Taria font partie de la daïra d’Aouf (wilaya de Mascara). Son site historique d’Ala-Miliaria est à environ une centaine de km de la ville de Sidi-Bel-Abbès, à 70 km de Sfisef. Mais, à 47 km de Hammam-Bouhanifia (Aquae Sirenses) et 76 km de Sig (Tassacora).

Quelle est donc cette histoire de ces 12 archéologues qui ont fouillé ce site de fond en comble pour finalement l’abandonner ? Y a-t-il un secret qui nous échappe concernant Robba ? Pourquoi cet étrange mystère qui autour de son histoire? Elle n’a pas livré tous ses secrets nous-dit-on ! Faudrait-il recomposer cette histoire de fouilles du site archéologique d’Ala-Miliaria ? Pour le faire, il faudrait avant tout, affronter les théories anciennes et les hypothèses nouvelles de l’histoire antique de l’Algérie. Rappelons-nous de ce que j’avais écris lundi passé. On avait, souligné que les recherches archéologiques étaient basé essentiellement sur l’idée purement coloniale d’un transfert de propriété du patrimoine historique. Même l’Émir AEK à l’occasion du centenaire colonial était devenu l’ami présumé de la France ! Le pouvoir colonial voulait absolument « assimiler » et rétablir la continuité latine et chrétienne dans toute l’Algérie. On ne peut vraiment pas dire que les documents archéologiques ne sont pas transcendants et consistants, mais, ils ne sont pas suffisants. C’est tout. D’ailleurs, la pratique de l’histoire exige la critique des sources. Et puis cette Histoire de ROBBA à Ala Miliaria, nous intéressent puisqu’elle intervient directement dans l’histoire de la région de Sidi-Bel-Abbès.

Cette question de donatisme est très compliquée, on ne le dira jamais assez. C’est un sujet à débat. Notons qu’il existe des dossiers hyperboliques sur le Donatisme dans les grandes bibliothèques Européennes et Américaines. Mais pour comprendre les enjeux de cette longue histoire intéressons nous de près à ce qui s’est passé dans cette cité à partir du Vème siècle, même si la genèse de ce schisme débuta dans le IIIème siècle.
Déjà au début de l’année 1936, un des 12 archéologues affirmait que : « Le site d’Ala Miliaria était à peine visible et aurait sans doute disparu dans peu de temps». Visiblement, il avait raison. Il ne reste presque rien de ce site. Pour dire que le sort d’un site après les fouilles est un sujet d’un autre temps. De ces 12 archéologues encore qui ont jadis exploré le site de Bénian, l’Archéologue et historien Stéphane Gsell, n’était pas le premier explorateur du site archéologique. Ce fut René du Coudray de La Blanchère en 1883, c’est d’ailleurs lui qui le décrit comme une ville de la Mauritanie Césarienne. Mais, attention ce n’est pas tout à fait vrai. Toutefois, sa description est d’une extrême importance. N’empêche qu’il avait déboussolé beaucoup de chercheurs qui ont frôlé le sujet.

De quoi s’agit-il au juste ? D’une caserne de légionnaires ? D’une ville antique ? Pourquoi certains historiens parlent d’une Basilique ! Pourtant, ce n’était qu’une église ! Et sa nécropole ! Que ce qu’elle avait de si particulier ? Les Archéologues nous révèlent en tout cas, quelle avait existé avant la mort de Robba le 25 mars 434. Et même le sanctuaire de la martyre a été implanté après sa mort. Essaye-t-on de nous induire en erreur ? Des sept tombeaux trouvés par les archéologues, on ne nous parle jamais de Julia, morte le 22 décembre 422. Parce qu’il faut préciser que quatre des corps ensevelis sont décédés avant elle. Les premiers archéologues ont en effet trouvé six inscriptions funéraires, toutes datées. Dans l’épitaphe de Robba (Notre photo – Source Musée du LOUVRE), il est écrit en latin et traduction de Gsell « Robba martyrisée ». En effet, c’était une vierge religieuse tristement tabassées par les traditeurs catholiques. Aucun document ne dit qu’elle avait mené les armes à la main une révolte contre l’occupant romain. Le bas de la première lettre de son nom était perdu. Autrement dit, il est possible que son nom soit Bobba et non Robba. …  À suivre.

 

Par K. AL-MECHERFI.

28 octobre 2018

le 28 octobre 2018


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28 octobre 2018

2 Commentaires pour “ROBBA et les 12 Archéologues. (1ère Partie)”

  1. b200

    si vous voulez comprendre l’émir abdelkader il faut revenir en arrière, l’étincelle a été allumé apres la mort de sidna Soulimane, il ya vait eu des débats houleux ce débat est passé chez les chretiens La venu de de sidna Mohamed a fait montrer leur division..donc l’émir etait entre de deux front en désaccord. l’émir se basait sur le coran donc il avait sa propre vision sur la chose politico financière et religieux. ce débat etait houleux et aboutie a la séparation de l’Église de la politique, ce débat existait avant les romains qui ont herité de l’héritage israélien..
    les romains ne savaient pas comment constitué un empire en dehors des armes, tous les européens chrétiens et israéliens avaient tous fait usage de la force mais tu ne peux pas le faire il ya la lassitude…l’empire français comme les autres empires n’ont jamais durée plus d’un siècle. par contre l’empire arabe a durée 10 siècles comme l’Algérie avait son propre modele sociologique ils sont plus proche de l’esprit arabe musulman et même de certain judeo chrétien dite fédéraliste que de l’Esprit judeo chretien absolue dite monarchiste …l’émir était un lettré donc face a une puissance de feu et criminel qui n’avait aucune base a respecter les lois des guerres tu ne peux pas faire face en mettant en danger la population…la stratégie serait de se retirer et laisser la bande devant la lassitude.. c’est un replie stratégique même les palestiniens sont dans cette situation..l’Algérie avait attendu 1934 et l’apparition des allemand nazi qui ont tout bouleverser et la plus part des pays ont eu leur indépendance…la fin de la France en Algérie ce n’était pas en 1962 mais en 1924…un français qui est née en Algérie en 1830 a vu la France et a 94 ans il a vu son départ..l’Émir ce n’est pas une personne mais une école

  2. D.Reffas

    El Mecherfi, je suis encore une fois désolé, pour vous faire rappeler que le site de Benian (Ala Miliaria), est un site qui a été mis en exergue par S.Gsell, notamment la basilique donatiste qui porte le nom de Robba. La configuration architecturale de cette basilique ressemble à toutes les basiliques donatistes se situant au nord, notamment dans les grandes villes. L’étude architecturale des lieux ce culte est très importante dans l’identification de la foi. Il faut aussi savoir que les deux églises chrétiennes africaines donatistes et catholiques sont totalement différentes dans la pratique et l’appartenance politique. Ainsi, monsieur El Mecherfi, il est utile de vous préciser que le christianisme possède ses racines en Afrique du nord, particulièrement l’actuel “Maghreb arabe” ou “Berbéro-arabe”.Encore plus, je vous fais savoir monsieur El Mecherfi que la bible a été traduite au latin par deux numides entre autre Saint Cyprien, et Tertulien.La foi chrétienne donatiste s’oppose à l’église de Rome catholique. L’église donatiste est numide et purement Africaine. Concernant Ala Miliaria, effectivement, il y avait la présence de plus mille cavaliers légionnaires, comme son nom l’indique, à la solde de Rome qui assuraient la surveillance sur le limes.La basalique découverte par Gsell à Ala Miliaria demeure une Basilique donatiste où sont ensevelis l’éveque Nemessamus et la Religieuse donatiste Robba en compagnie de Julia Juliola la soeur de l’évêque Nemessamus. A aucun moment, la donatiste Robba n’a pris les armes pour combattre les berbères à la solde de l’église de Rome.Le combat était beaucoup plus orienté dans la rhétorique et la construction de basilique donatiste. Elle a été assassinée par les traditeurs. Les dernières fouilles ont été faites par Gsell en 1898 à AlaMiliaria(Benian), et faute de moyens financiers , il a abandonné.L’énigme, demeure Djebel Robba de Sfisef qui se situe à 20kms de la cité d’Aqua Sirense ou existait une basilique donatiste à sa tête l’évêque Honoratus, frère de Robba, à 03 kms du site archéologique du douar Soubria datant du deuxieme et troisième siècle, et à 60kms d’Ala Miliaria. Il faut aussi savoir monsieur El Mecherfi que l’action donatiste était très représentée en Maurétanie Césarienne, notamment dans la région qui s’étale de Pomaria(Tlemcen), en passant par Gypasaria(Honaïne), Altava(Ouled Mimoun), Albulae(Ain Témouchent), Aqua Siense(Bou-Hanifia), jusqu’à Ala-Miliaria(Benian).Il faut se référer au concile de Carthage de 411 pour apprécier la valeur du mouvement donatiste en M.Césarienne. Oui, Ala Miliaria est une citadelle , se situant au sud de la Maurétanie Césarienne, c’est à dire dans la campagne, et dans cette dernière que s’est développé le mouvement donatiste avec sa branche “armée de circoncellions. D’après votre approche que je considère à mon humble avis comme étant une analyse qui échappe totalement à une lecture historique fiable, vous pouvez l’appelez même Zorba en plus de Bobba. Entre Robba et l’Emir Abdelkader, c’est que la première n’était pas devenue amie de Rome, mais le deuxième personnage n’était pas présumé ami de la france vous le mentionnez , mais il est devenu ami potentiel de la france en participant avec sa voix à la réhabilitation de l’empire français à sa tête son libérateur et ami Napoléon 3. Nuance. Je termine pour attester que le professeur Mokraenta .B archéologue de son état de l’université de Mascara se penche sérieusement sur les sites de Robba et Souabria(Sfisef), comme elle l’a déjà fait pour Ala Miliaria.Merci.

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