Violence dans les écoles : Quel remède ? Quelles solutions ?

L’état de la violence dans les établissements scolaires, reste depuis ces derniers temps un sujet de grandes actualités devant le comportement de collégiens et lycéens qui ne se respectent pas, et où même l’enseignant n’est pas à l’abri des comportements indignes des élèves. Ceux-ci s’adonnent non seulement à la drogue mais aussi à la cigarette. L’école algérienne, semble manquer sa mission, au point où elle est devenue une sorte de garderie où l’on enferme ceux dont le tour n’est pas arrivé pour les livrer cruellement à la rue.
Chaque année des milliers de recalés, des centaines d’exclus, etc. ….
Selon les spécialistes l’école a perdu de son importance. Elle a cessé de fonctionner comme un élément clef dans la société.Ce qui aggrave la situation étant cette délinquance largement constatée. La famille ne joue plus le jeu de premier responsable, et l’enseignant qui était jadis un guide respectueux, ne sait où mettre la tête.
Face à cette situation la sonnette d’alarme a été tirée. De nombreux spécialistes affirment que la première difficulté a trait à la définition de la violence scolaire ainsi qu’à sa «construction comme objet de recherche». «La violence scolaire nous renvoie à une réalité sociale faite d’une multitude de comportements et d’actes hétérogènes qu’il faudra traiter en vue de résoudre la problématique diversité qui les caractérise. En effet les actes et comportements considérés par les différents acteurs du monde scolaire comme expressifs d’une violence se situent dans un large registre allant du simple chahut en classe jusqu’aux coups et blessures par armes blanches et armes à feu en passant par les insultes grossièretés et toutes les formes d’irrespect d’autrui. Faut-il alors les mettre sur le même pied d’égalité ou faudra t-il plutôt définir un critère qui permettrait d’éliminer ceux qui ne lui correspondraient pas.
Comme le souligne très justement Bernard Charlot «travailler sur la violence scolaire c’est rencontrer en permanence, la question de la norme- c’est à dire la question qui fait sortir le chercheur de son champ de compétences et de légitimité » Mecherbet Ali , un chercheur universitaire n’a pas manqué dès lors de se poser alors la question de savoir concrètement à quelle norme ce critère de définition devra t-il référer : est-ce à la norme administrative de l’institution scolaire représenté par les règlements et l’ordre en vigueur, ou au vécu des personnes ou plutôt à une valeur morale ? Appartient-il alors au chercheur de définir la violence selon sa représentation personnelle des choses ou bien devra t-il recourir à la définition qu’en donnent les différents acteurs du monde scolaire et principalement les enseignants, les élèves et l’institution scolaire elle même ?
Pour des raisons d’efficacité et d’économie, a-t-il précisé,on a tenté d’opter de régler ce délicat problème en retenant comme cas de violence tous actes et comportements traités par les conseils de discipline et figurant dans les procès-verbaux au service de l’organisation pédagogique d’une direction de l’éducation .
« ….. En plus du fait de nous offrir une somme d’informations systématiques sur les actes de violence scolaire qui se sont déroulés à travers tout le territoire de la wilaya, les procès verbaux en question nous ont permit de cerner l’importance du phénomène dans la vie des établissements scolaires, la variété des actes de violence ainsi que le traitement qui leur est réservé par ces conseils. » Dira t-il en ajoutant : «Ce qui n’est pas un mince bénéfice par rapport au recours à l’enquête qui pour être aussi avantageuse devra employer beaucoup de moyens humains et matériels dont nous ne disposons pas.
Nous avons conscience par ailleurs que le travail sur les archives nous empêche d’avoir accès aux interprétations des acteurs relatives à la violence et principalement celles des élèves qui dans la quasi totalité des cas de conseils de discipline sont présentés comme « fauteurs » et dont le point de vue n’est jamais pris en compte par l’institution scolaire. Les archives nous offrent cependant la possibilité de disposer de la version écrite des « victimes » qui le plus souvent appartiennent à la catégorie des enseignants.»
Le chercheur a précisé que la seconde difficulté a trait à la pertinence (ou pas) de la violence scolaire. Comment traiter cette question ? Faudra t-il, pour être pertinent, se focaliser sur la proportion du nombre des « élèves violents » par rapport à l’ensemble de la population scolaire ? Ou bien faudra t-il considérer la violence scolaire comme une réalité psychosociale en prenant en considération comme indicateurs les impacts (comme le traumatisme psychologique et le « désordre » pédagogique) qu’elle produit sur les personnes, la classe et l’institution scolaire?
«On reconnaît globalement deux perspectives pour déterminer la pertinence de la violence scolaire » La première perspective réside dans le refus, explique notre interlocuteur d’accorder de l’importance à la violence scolaire estimant que cette dernière est manipulée à dessein pour masquer « la violence» exercée par l’école sur les acteurs eux mêmes et plus particulièrement sur les élèves victimes de l’échec scolaire et la sélection qui sont pénalisés surtout pour leurs appartenances sociales et/ou communautaires.
« …François Dubet résume bien cette attitude en écrivant sans détours ce qui suit : « Autant il est nécessaire de condamner la violence et toutes violences, autant il ne faudrait pas que cette condamnation dispense de comprendre et laisse croire au monde de l’école qu’il n’est que la simple et innocente victime de violences venues d’ailleurs. Même si ceci est largement le cas, ça ne l’est pas toujours parce que l’école peut exercer une forme de violence, et ceci très au-delà des intentions des individus qui la font vivre». » Rappelle-t-il.
La deuxième perspective quant à elle, fait fi de tous les préalables et recommande de traiter cette question car elle est une réalité qui «bouscule des représentations sociales qui ont valeur fondatrice : celle de l’enfance (innocente…), celle de l’école (havre de paix…), celle de la société elle même (pacifiée en régime démocratique …. Précise Pr Mecherbet Ali « Nous retrouvons la même division autour du thème de la violence par rapport à la réalité algérienne à travers les attitudes favorables de certains enclins à donner à cette question une importance contre l’avis de tous ceux qui pensent que le « sinistre » de l’école algérienne se manifeste à travers l’échec scolaire massif, la rigidité des maîtres sur le plan pédagogique, la « médiocrité des programmes » et bien d’autres insuffisances.
Les tenants de cette dernière thèse sont plus nombreux et pensent même que les réflexions universitaires menées sur cette question ne sont que des effets «de mode et de mimétisme » de ce qui se fait en France et dans le monde occidental. Cette réserve fortement justifiée au passage ne dispense pas cependant de l’étayer et de la démontrer avec objectivité et pondération. Sans occulter ce débat nous avons plus modestement préféré formuler quelques questions susceptibles de nous aider à décrire, comprendre et expliquer cette par nos propres moyens cette réalité.» Indique le chercheur Mecherbet Ali qui note, avoir établi un grand travail dans ce sens, tout en dressant un état de la violence à travers les établissements scolaires .
Les procès verbaux témoignent de la discipline administrative qui caractérise l’institution scolaire quelque soit son niveau témoignent des cas de violences, puisque dans l’une des rubriques on décrit selon le chercheur l’acte qui incrimine l’élève en reprenant l’essentiel du rapport justifiant la tenue du conseil de discipline. Le plus souvent ce rapport (ou une copie de ce rapport),émanant de la « victime », est adjoint au procès verbal.
Mecherbet Ali a également élaboré en aval une monographie de la violence scolaire en partant de quels sont les actes de violence commis et comment se répartissent –ils ? Et qui sont, parmi les élèves, les auteurs des actes de violence ? Les caractéristiques personnelles et le profil scolaire de ces personnes sont elles en soi des causes explicatives, même en partie, de la violence scolaire ? Ces caractéristiques permettent –elles de dresser un «portrait robot» de l’élève violent ? Qui sont les victimes de la violence scolaire ? Quelles réponses les enseignants et l’institution scolaire apportent –ils à ce fait de la violence ?….. « Nous avons procédé à l’inventaire des actes de violence décrits dans des procès verbaux. Nous avons pu dresser une liste systématique de ces actes et comportements de violence et leur rangement catégoriel : Insultes et grossièretés, Chahut de l’enseignant et des camarades de classe ,Coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail; Coups et blessures volontaires sans séquelles physiques (gifle donnée à quelqu’un, coups de pied ,etc.… ;Bagarres et rixes ; Rébellion contre l’autorité de l’enseignant ; Exhibitionnisme; Vol des biens et affaires d’autrui ;Jet de pétards en classe et dans la cour de l’établissement ;Jet de pierres contre autrui ;Menaces verbales et physiques ;Crachats contre autrui ; Détention de drogue et d’alcool ; Désobéissance ; Cigarettes ; Manque de respect etc. » cette situation analyse que l’école algérienne est loin d’être cette vie où l’on apprend et on écrit. Car avec tous ces exemples de violences, l’on constate un monde plein de débâcle et de honte.
Pr Mecherbet Ali ,explique que la catégorisation des actes et des comportements de la violence scolaire permet de procéder à une description de la violence scolaire, et de faire ressortir les liens pouvant exister entre le phénomène en question et un certain nombre de variables telles que l’implantation des établissements, le profil scolaire des auteurs de violence, donnant comme exemple les vols, détention de drogue et d’alcool qui expriment une situation de déviance sociale et restent limités. C’est le cas aussi du comportement exhibitionniste qui préfigure d’une probable forme de perversion psychologique.
En effet les établissements scolaires , font l’objet d’une perception qui les classe en bons ou mauvais établissements surtout au moment des inscriptions de début d’année scolaire. Nombreux sont les parents qui cherchent à inscrire leurs enfants dans certains établissements ayant bonne réputation. Nombreux sont aussi les parents cherchant à éviter à leurs enfants certains lycées jugés des lieux de violence. ………
Expliquant les actes de violence, Pr Mecherbet Ali évoque les incivilités (insultes, grossièretés, manque de respect…) qui constituent la forme la plus répandue des actes violents. Cette catégorie est suivie de très prés par les comportements expressifs du refus de l’ordre scolaire (désobéissance, démotivation pour le travail scolaire, rébellion contre l’autorité de l’établissement). Les violences physiques restent dans des proportions assez limitées; cela ne réduit pas pour autant l’effet traumatique qu’elles produisent sur les victimes. A partir de l’observation de terrain a-t-il ajouté, (discussions avec les élèves et les responsables) il semble très plausible que les incivilités et les comportements de refus de l’ordre scolaire soient liés.
En effet l’organisation des établissements scolaires ainsi que le rapport des enseignants aux élèves sont déterminés par le souci de faire valoir la norme scolaire au détriment des élèves. Plus simplement il apparaît de plus en plus clairement que l’institution ne tient pas compte de la « mentalité de la génération d’aujourd’hui » et ne lui offre pas l’opportunité de s’exprimer. L’institution ne fait pas d’efforts pour s’adapter aux attentes et représentations de ses usagers. La violence scolaire touche tous les acteurs des établissements (enseignants, élèves et personnel administratif et de sécurité) dans des proportions inégales. Si l’on exclut les élèves on constate que la violence scolaire touche les enseignants et le personnel, deux catégories représentant l’institution scolaire.
En Europe les statistiques montrent que les élèves sont des victimes de la violence dans des proportions pouvant atteindre 40%. Elle prend dans ce cas la forme de racket, vente de la drogue aux portes des établissements. Les femmes dans la population des enseignants sont les plus agressées elles représentent 63.33%. Les actes de violence se produisent le plus souvent en classe et dans certaines matières.« On voit que la violence affecte les enseignants des matières littéraires qui dans la représentation collective des élèves sont négativement perçues. Nous avons relevé que les matières les plus touchées sont la langue française et l’anglais. La raison à cette attitude est la répulsion vis à de ces matières provoquée par des années de monolinguisme et l’indigence de l’enseignement des matières littéraires le plus souvent considérées comme du «baratin » et du « khorti », et il est intéressant de vérifier cette hypothèse. »
Abordant le traitement de la violence, le chercheur a révélé que les sanctions prononcées à l’issue des délibérations des conseils nous renseignent parfaitement sur la réponse apportée par l’institution vis à vis de ces phénomènes. Elle est administrative et répressive. Les sanctions prononcées s’appuient sur l’arrêté ministériel du 02 Mars 1991. Trois sanctions sont généralement prononcées. Il s’agit de l’exclusion définitive de l’élève, de l’exclusion temporaire de l’élève ou la réorientation de l’élève vers un autre établissement.
Rappelons qu’à travers nos établissements scolaires de nombreux des enseignants ont été sévèrement tabassés par des écoliers,des centaines de bagarres entre écoliers. Nul ne peut nier cependant que la violence est devenue un sujet d’actualité.
Quel remède ?
Quelles solutions ?

M.M


le 12 septembre 2014


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12 septembre 2014

4 Commentaires pour “Violence dans les écoles : Quel remède ? Quelles solutions ?”

  1. lila

    il ne faut pas regarder le tout comme violence. Mais biologiquement parlant ce comportement est inné et observable chez pas mal d’autre animaux. Le manque de formation est criarde a tous les niveaux. hier sur la radio du coran un représentant du ministère complètement déconnecté de la scène de l’éducation reconnait qu’il fallait garder les institut de formation. une autre sur le plateaux disait que la formation des enseignants doit en premier concerner les nouveaux recrus et que 1 mois de formation n’est pas suffisant et que l’age entre l’élève de terminal et ces nouveaux n’est que de 6 ans. Dans le monde entier depuis les pharaons égyptiens qui ont tenté de mémoriser des événements sous de forme d’image et qui ont découvert les méthodes de dessins en 2D. Arrive nos frères du ministère et découvrent une nouvelle méthode d’enseignement la lecture du livre a l’age de 6 ans. Les suisses et les américains et les coréens sont entrain d’étudier cette nouvelle trouvaille extraordinaires. en algerie il n y a ni frança ni complot ni corruption ni bureaucratie, rien du tout. Les gens aux postes de responsabilité ignorent leurs domaines souvent avec des diplôme hors domaines. Des que ces gens là sortiront en retraite les choses peuvent bouger. Et ils disent qu’ils ont de la connaissance. Quel connaissance?? ces gens là veulent garder leurs salaire point c’est tout. Qu’il soit ainsi. si l’état lance que a la sortie les retraites garderont les 2/3 de leurs salaires je vous le jure personne ne restera a son poste. Ou est cette excuse de connaissance qu’ils sont entrain de fournir. ?? a l’enseignement supérieur c’est du copié collé directement de l’internet sauf peut être pour quelques uns des enseignants. Si quelqu’un a l’age de 60 ans fait du copié collé dites nous quel connaissance prodigue t’il a la société. Il est utile a quoi?? Il fait du barrière il ne sert ni a lui même ni a la société. Un poste de professeur c’est l’équivalent de 5 poste de maitre assistants. le ministère crève son budget pour rien et les étudiant restent mal encadré faute de maitre assistants. Il faut savoir que dans les normes le paliers de Tronc commun est le plus important. si l’étudiant rate ce palier il ne pourra jamais se rattraper en spécialité. car dans ce pallier avec les td et tp il va acquérir beaucoup plus de la discipline que la connaissance elle même.
    dans le primaire et secondaire l’enseignant doit avoir moins de 30 ans sinon la différence d’age trop importante crée un handicape. a 30 ans l’enseignant est versé dans d’autre activité parallèle et le recrutement est continuel.
    je m’arrête là ça devient long
    salutation

  2. Mijo

    Renforcer les mesures préventives contre la violence scolaire

    Il est important de signaler que la violence scolaire est un problème mondial. Cependant des remèdes standards ne seront pas efficaces dans la mesure où le degré de violence varie d’un pays à un autre et d’une région à une autre au sein de chaque pays. Dans tous les cas, la prise des mesures préventives sérieuses pour regeler la situation est de plus en plus urgente.

    Parallèlement à la naissance de ce phénomène, une loi est censée naître dans le but de donner à l’affaire un statut juridique, c’est-à-dire créer une loi indépendante qui traite les cas de violence à l’école. Même si on ne peut pas infliger aux élèves auteurs d’agressions des peines de prisons lorsqu’il s’agit de mineurs, des amendes peuvent être infligées aux parents des élèves qui commettent des actes violents. Les sommes à payer varient selon la gravité des cas. Dans le pire des cas, des peines de prison peuvent être aussi imposées aux parents.

    Ces mesures bien que dures, peuvent donner de bons résultats car les parents dans ce cas vont être obligés de s’intéresser à leurs enfants pour leurs protéger et pour se protéger. L’attention sera double.

  3. OULED BOUL

    A Sfisef, les francais nous ont laissés des aires de jeux d’une superficie de 12 hectares. Aujoud’hui, il n’en reste rien , tout a été saccagé ou abominablement urbanisé au détriment des besoins fondamentaux des jeunes.Ainsi les rues et ruelles sont devenues des aires de jeux avec des conséquences désastreuses sur leur developpement physique et psychique.
    Ces enfants ont été aggréssés jusqu’a leur chair, il n’est pas surprenant si ils réagissent de la sorte, un retour de manivelle en bonne et due forme !!!
    500 000 jeunes sont déversés dans dans les rues chaque année aprés la 9eme.Lá, nous sommes en plein univers Kafkaien, avec en perspective des générations déboussolés et perdues, des sinistres individus incapables d’assumer leur citoyenneté et participer valablement au developpement de leur pays .La question qui se pose est comment sommes-nous arrrivés lá ?
    pourquoi les gouvernements succéssifs, le ministere de l’éducation ,avec un model de gouvernance adéquat du systeme éducatif , ne sont-ils pas parvenus a inverser la tendance ?
    les lecteurs qui ne sont pas amnésiques peuvent se rappeler des lounici , des Benobuzid ,2 monstruosités intellectuelles a la tete d’un département le plus névralgique!! semez le vent et vous récoltez la tempete ! Tant vaut la gouvernance de l’éducation nationale, tant valent les écoles.; tant valent les écoles tant vaut la société .En prenant fugacement conscience de cette vérité de palisse ,on comprend donc que ce n’est pas un hasard si notre societé est rangée de violence ,de misere morale ,de corruption .

  4. Mehdi

    Comment peut-on échapper à la violence quand nos cités, nos foyers, nos rues, nos stades… pullulent de frustrés, d’insatisfaits, de mécontents, d’oisifs … ? Tous constamment prêts à manifester leur colère en ravageant les lieux publics ou en agressant leur prochain. Partout d’ailleurs, il a été vérifié que la répression ne peut venir à bout de cette manifestation de colère lorsqu’elle est collective. Même pour les actes de violence individuels, ils sont tellement nombreux que la police, malgré la remarquable prolifération de ses postes, n’arrive pas à contenir. Que faire alors ? Il est sans doute grand temps que tenants et aboutissants du phénomène Violence soient SÉRIEUSEMENT étudiés et que TOUTE la société s’y mette pour résoudre définitivement ce grand problème.

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