«HIVER POURRI POUR LE PRINTEMPS ARABE!»

A Tripoli et Le Caire l’euphorie est passée. Le  réveil est en gueule de bois.

En Libye, les rebelles qui refusent de déposer les armes, revendiquent les dividendes. Une fiche communale d’ancien Moudjahid serait la bienvenue, à défaut d’un poste ministériel, d’une rente à travers une Société écran selon les humeurs des uns et les niveaux des autres.  On s’en prend donc au CNT. D’abord, on n’est pas d’accord avec le Gouvernement qui «travaille dans l’opacité». On rejette le projet de loi électorale qui «ferme les espaces politiques». Le Gouvernement fait marche arrière et le Projet de Loi qui devait être présenté le 23 janvier a été décalé pour «permettre à la société civile de donner son avis» Ce n’est plus de la démocratie, c’est du populisme.

Ensuite, on s’attaque au CNT. Le bureau de Benghazi est assiégé aux grenades artisanales pour être ensuite totalement saccagé. Le CNT est vivement critiqué, et sa composante accusée «d’opportunistes» Premier résultat, le vice-président démissionne en direct à la chaîne El jazeera.

Le Peuple libyen ayant vécu toute sa vie en «assisté» ne se refusait rien. Maintenant, tous les acquis ont été perdus. Il faut que le Peuple – qui n’a jamais travaillé – travaille pour manger. Il n’est pas prêt pour le faire.

Bruxelles ne croit plus au CNT, accorde une forte probabilité à une guerre civile et reproche à Paris et Londres d’avoir mal «négocié» leurs interventions, estimant que les gains enclenchés sont disproportionnés par rapport à l’engagement ; la Chine et la Russie ayant tiré des dividendes plus généreux avec beaucoup moins d’engagement. Plus grave, l’UE estime que durant l’ère Gueddaffi, ses intérêts étaient mieux sauvegardés. 

 Abdeljalil, face à cette grogne grandissante, menace : «si le CNT démissionne, c’est la guerre civile» et pense faire appel aux USA pour envoyer 12 000 GI’s pour sécuriser les élections et ….. Installer une base américaine pour surveiller  les routes du pétrole. Et Voilà ! Tout se dessine comme prévu. Les USA n’envahissent pas de Pays souverains. C’est les Pays souverains qui souhaitent être envahis et le demandent avec insistance. D’ailleurs, dans un premier temps, Obama va faire semblant de décliner l’offre. De toute façon, le CNT n’aura pas besoin de démissionner pour qu’une guerre civile s’installe. Elle est déjà aux portes de Tripoli, puisque les Pro-Gueddaffi reviennent avec un coup d’éclat consistant en la reprise totale de la ville de Beni Walid où le drapeau vert a été hissé. En attendant, le CNT accusé par les rebelles défaits de Beni walid de les avoir lâchés, se réunit désormais, dans des lieux tenus secrets.

Les dernières retouches du scénario sont en train d’être mises en place pour une spoliation totale des richesses du Pays. Les puissants de ce monde, quand ils déroulent un plan, ils le font de façon cartésienne : «Créer une révolution en Libye, assassiner Gueddaffi le trouble-fête en mettant en avant sa cruauté et sa mégalomanie, asseoir une démocratie de façade, afin de permettre enfin de disposer à satiété des richesses et notamment du pétrole!» C’est fait ! Quant aux bédouins, qu’ils s’entretuent, qu’ils s’entredéchirent, qu’ils se trucident mutuellement, qu’importe! Personne ne mettra en avant les droits de l’homme. D’ailleurs, les grands cris de l’ONU, de l’OTAN, d’Amnesty International et de Plusieurs Puissants de ce monde (USA, France et Angleterre notamment) à propos de l’exigence d’une commission d’enquête sur l’assassinat de Gueddaffi, se sont tus comme par enchantement ! L’ex-dictateur est déjà dans la poubelle de l’Histoire !

La preuve : En Tunisie tout comme  en Libye, Chemonics International recrute. La firme spécialisée dans le développement international, basée à Washington DC, proche des centres décisionnels américains, est le grand gagnant du Printemps arabe. L’Usaid l’a chargé de conduire le programme américain d’aide à la  transition en Tunisie et en Libye. C’est-à-dire de coordonner et de mettre en œuvre des projets visant à renforcer l’administration publique, promouvoir la croissance économique et la création d’emplois, bâtir la capacité locale et la petite infrastructure et les activités similaires. Sauf que Chemonics est la continuité des Blackwater, la compagnie de sécurité privée qui a épaulé le Pentagone durant ses guerres d’Irak et d’Afghanistan. Elle va ainsi partager les parts du vrai gâteau: celui des marchés et de la domination culturelle et médiatique… pendant que les islamistes occuperont la galerie…

Au Caire, c’est plus civilisé que ça. Il est vrai que l’ère pharaonique de l’Egypte en fait une civilisation millénaire. La société y est plus construite, plus homogène, plus moderne et surtout plus intellectuelle.  Mais cela n’a permis que d’éviter le pire, la Guerre civile. L’Egypte est menacée pourtant par plusieurs risques majeurs : La guerre civilisationnelle (Musulmans contre Coptes) La guerre civile (Modernistes contre islamistes) La guerre de clans (démocrates contre islamistes) la guerre du pouvoir (Militaires contre civils) L’inconscient collectif arabo musulman étant ce qu’il est, c’est 3 partis islamistes qui ont remporté les élections législatives, en attendant le mieux. Ils se préparent à investir doucement le pouvoir dans sa totalité. Pendant ce temps, la génération du 24 janvier de la place Tahrir,  «brasse du vent» en continuant à «rouspéter» face à l’alliance conte-nature «islamiste-militaires» Quant à l’économie, elle périclite. Dernière trouvaille du lobby «islamo-militaire», inviter les jeunes à créer un parti ! Ca les occupera.

En Tunisie, c’est la même démarche.  Alors que les jeunes camarades de Bouazizi ont fait l’essentiel, cela n’a pas empêché Ghanouchi de rentrer au bercail et de cueillir le pouvoir, fruit d’une révolution qu’il n’a même pas anticipée! Il est vrai que les islamistes sont experts dans la récupération!

Pourtant, les «échauffourées» continuent sur tout le territoire national, l’université cafouille autour d’une histoire de niquab, l’insécurité s’installe partout mettant en danger le tourisme, élément vital pour l’économie Tunisienne. Chemonics International fera le reste.

A Aden, Ali Saleh a démissionné en demandant pardon, moyennant une amnistie obtenue par l’abandon de ses proches qui payeront pour lui. Il a cependant, promis de revenir à la tête de son parti, une fois que la chirurgie esthétique américaine ait fait des miracles sur son visage brûlé.

Quant à Assad, attendons pour voir, le scénario  est certainement déjà mis en place par qui vous savez.

L’Iran dans tout ça ? C’est probablement l’inconnue de «l’équation judéo-chrétienne» Pythagore, El Khawarizmi, au secours!

djillali@bel-abbes.info

 


le 26 janvier 2012


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26 janvier 2012

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