Même si tu as été l’homme le plus impopulaire d’Algérie en 1995 suite aux directives du FMI qui ont engendré les mesures d’austérités les plus douloureuses que l’on connait et que vous avez mené tambour battant malgré une féroce résistance de la population, nous l’avons assumé et cru que c’étaient là, des mesures pour sauver l’Algérie et son avenir. Plus encore et même si nous appartenions pas à votre parti, on vous voyait déjà le futur président Algérien malgré les nombreuses calomnies colportées sur votre personnalité pour vous discréditer, nous avons cru aussi que vous défendriez les intérêts d’Algérie plus meilleur que d’être l’exécutant des directives présidentielles que vous exécutassiez fidèlement.

Mais en déclarant aujourd’hui aux jeunes:

Le meilleur d’entre vous était Khamass (esclave de colon) et l’autre Hamal (porteur) et les jeunes se faisaient appeler ya ouled”.

Alors on est abasourdi par vos propos, il ne vous reste qu’un seul terme “indigène” et la boucle sera bouclée . Nous regrettons amèrement vous avoir suivi politiquement et soutenu par nos écrits ici et là , vous avez tout simplement failli à votre devoir d’homme politique et surtout à l’investiture présidentielle dont vous rêvez !

Même si toutes les puissances mondiales décideront pour vous, le peuple en aura assez de vous!

Adieu !

Paru dans Algérie-Focus
Ahmed Ouyahia, le secrétaire générale du RND et chef de cabinet de la Présidence de la République, a choqué de nombreux Algériens à la suite de ces étranges déclarations faites à Oran en marge du 17e Université d’été de l’Union générale des étudiants algériens (UGEA). En effet, pour défendre le bilan du régime algérien, Ouyahia n’a pas trouvé mieux que de recourir aux vieux clichés du ravageur colonialisme français.

“Le meilleur d’entre vous était Khemass et l’autre hemal (NDLR : porteur) et les jeunes se faisaient appeler ya ouled”, a affirmé sans aucune gêne Ahmed Ouyahia devant une assistance composée essentiellement de jeunes étudiants. Ces derniers ont été ahuris par le caractère humiliant des propos de l’un des hommes clés du pouvoir politique en Algérie. Pour démontrer que l’Algérie va mieux en ce moment, Ouyahia est allé jusqu’à rappeler que le “métier de cireur de chaussures” a disparu en Algérie depuis uniquement 1963. Sur les réseaux sociaux, les propos d’Ahmed Ouyahia ont suscité un véritable tollé. De nombreux observateurs de la scène politique algérienne ont qualifié ces déclarations hasardeuses et incohérentes de “bourde”. Une bourse qui risque d’avoir de lourdes conséquences politiques sur la carrière de cet homme qui veut un jour devenir Président de la République.