Sidi Bel Abbès :  Il pleut toujours
Des dizaines de familles, occupant des bidonvilles, dans d’anciennes bâtisses dites fermes, situées à la sortie de plusieurs coins de la ville, se sont adressées au journal, afin de lancer de vrais SOS de détresse à l’endroit des autorités, devant l’extrême précarité de leurs conditions de vie, accentuée ces derniers jours par les intempéries et le froid polaire qui sévit sur toute la région, voire tour le pays, depuis plus de dix jours.
Accablées, versant des larmes de sang, ces personnes vivent leur désespoir et leur douleur, d’autant, plus qu’il leur a été certifié, au cours du mois de janvier, qu’elles seront relogées, à la mi-février.
Ayant emballé leurs maigres effets, en poussant des youyous de joie, les femmes, persuadées que cette fois-ci était enfin la bonne, tant les promesses paraissaient très convaincantes, ont même commencé à préparer les papiers, des dossiers de leur enfants scolarisés pour un éventuel transfert vers d’autres établissements scolaires, ce qu’elles ont affirmé au cours de cette matinée, quand leurs représentantes se sont adressées au journal, pour présenter leur pétition, de manière à la faire passer sur le journal, «celui des pauvres et humbles gens, le seul qui nous a toujours soutenu», ont clamé plusieurs d’entre-elles.
Toujours est-il, qu’une fois tout préparé, quelle n’est la terrible nouvelle, comme toutes les fois, répètent ces personnes, quand il leur est signifié, que les commissions d’enquête, n’ont pas achevé leur travail, et que les attributions des logements et donc les déménagements, ne se feront, qu’une fois tous les dossiers étudiés, sempiternelle réponse, ajoutent les concernés, qu’on nous réitère depuis 2007, alors que nous souffrons le martyr en été, et beaucoup plus en hiver, quand il est très rigoureux comme cette année, et nous fermons les yeux au cours des deux autres saisons. «On a marre de cette vie de misère», poursuivent-ils, «et nous préférons mourir en masse que de continuer à vivre, frappés par l’ignorance et le dédain de nos responsables à notre égard.
Nous sommes à la merci de tous les dangers : des murs lézardés, des toits cabossés, à travers lesquels se faufilent des rats et même des serpents en été, des moustiques et d’autres insectes n’en parlons pas, vivant à proximité des bois et des décharges publiques, avec toutes leurs néfastes répercussions sur la santé de tous, les enfants notamment.
Et, en cette période de grand froid, nous ne dormons plus, craignant que les toits ne s’écroulent sur nos têtes, avec toutes les eaux qui s’y infiltrent, étant donné les fortes précipitations de ces derniers jours, et au train où vont les choses, menacent-ils, il ne nous reste plus que d’entamer une grève de la faim, et ce, devant le siège de la daïra, jusqu’à obtenir des logements décents, car toutes nos revendications se sont avérées comme un coup d’épée dans l’eau».

Basma H.

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La police prête secours aux SDF

Les services de sûreté de Sidi Bel Abbès viennent d’entreprendre une opération humanitaire visant à recueillir, en cette période de froid, les personnes errantes.

Organisée en collaboration avec les différents organismes locaux compétents (DAS, CRA, etc.…), l’initiative a donné lieu à diverses tournées nocturnes qui se sont déjà soldées par le ramassage d’une dizaine de sans-domicile-fixe (SDF) et autres marginaux repérés, en grande partie, aux alentours du vieux quartier «El Graba».
Les personnes ainsi recueillies ont été évacuées vers le centre psycho-pédagogique de la cité «Sidi Yassine» où leur a été offert le réconfort dont elles avaient tant besoin. Visiblement usées par les aléas de la vie, elles y ont trouvé un lit ainsi qu’une bonne soupe chaude qui les a revigorées.

M. Habchi