Abandonnés à leur sort depuis l’incendie du 20 avril 2021 qui a ravagé toute la partie supérieure du marché et les locaux avec en détruisant biens, fournitures et produits de vente, les commerçants de ce marché des fruits et légumes du mythique quartier Graba (Sidi Bel-Abbes) restent dans l’expectative des promesses faites par les élus locaux et vivent dans des conditions de précarité extrême. N’ayant obtenu aucune aide ni de l’état ni de l’assurance sur les pertes énormes, ils prient les autorités de lancer ces travaux de rénovation comme promis et ce, dans l’extrême urgence. S’agissant de l’assurance qu’ils n’ont pu en bénéficier, ils regrettent amèrement de ne pas être informés par les élus locaux des clauses minimales que contenait ce contrat sinon “ils auraient eux-mêmes assurés les locaux et leurs contenants”, disent-ils.

On ne peut rester indifférent devant la situation dramatique que subissent et vivent ces pauvres commerçants depuis qu’ils ont perdu leur gagne-pain. Ils ont tout perdu, même pas de quoi nourrir leur famille puisque leur capital qui leur permettait le très faible revenu journalier a été calciné en un laps de temps très court. Depuis le sinistre, ils sont obligés de venir tous les jours et pointer devant les escaliers de la porte du marché pour les uns, attendant la bonne nouvelle de l’entame de rénovation et pour les autres, vendant quelques plantes médicinales ramassés tôt le matin de la foret (comme ici à l’image pour ces deux jumeaux) ou étalant quelques sachets d’épices qu’il a emprunté de chez le grossiste.

Rencontrés ce matin devant le marché, ils affirment que rien n’a été fait par les autorités locales “depuis qu’ils nous ont promis le lancement de la rénovation du marché juste après le Ramadhan. Alors voilà plus de quinze jours passés depuis l’Aid à aujourd’hui (29/05/2021) et personne des autorités n’est venu s’enquérir de la situation catastrophique que nous endurons”. Il est clair qu’ils (les élus) sont trop occupés par les élections législatives du 12 juin 2021et du coup reportant à des dates ultérieures si ce n’est “aux calendes grecques”, leur promesse de rénover dans l’urgence ce marché.