Soudani Abdelkader: père du basket-ball de Béni-saf

« Sans être pris pour raciste, je suis un fan qui n’hésite pas à faire valoir que pour être un grand basketteur, il fallait être grand et noir ; le fils d’un fan lambda m’a répondu: plus tard quand je serai noir, je serai un grand basketteur comme Soudani ! ».

Un grand Bénisafien nommé Soudani AEK, grand parce qu’il est un des grands basketteurs hors norme à l’allure d’un Américain sous l’étiquette des «Globe-Trotters » de Harlem (l’équipe de Harlem). Soudani AEK avait laissé derrière lui toute une histoire. Elle est contenue symboliquement dans le livre d’or de Béni-Saf .Un palmarès très riche en titres, et en enseignements riches et plus particulièrement en culture sportive. Soudani AEK était animé d’une souplesse phénoménale extra semblable à celle d’un acrobate de profession, et lui a procuré surtout pour le basket, une extension admirable et formidable, des mouvements très électriques et son style de jeu très distingué de ses autres coéquipiers. C’était un basketteur pétri de qualités physiques, techniques reconnues par tous les joueurs et les entraîneurs qui l’ont côtoyé. Le basket-ball était sa raison de vivre et ce malgré son âge. Soudani AEK était le premier international bénisafien ou encore « l’international » comme disaient les mômes d’antan que nous étions. Soudani Abdelkader est né à Béni-Saf le 24 décembre 1935 d’une famille très modeste, il habitait un quartier populaire baptisé Darb El Abid (Rue des Esclaves) ou encore « Fillage Cartoon », et c’est pendant la période coloniale qu’il avait « comme nous disions communément », signé sa première licence sportive en catégorie de benjamins en 1949 avec le club bénisafien, nommé Jeunesse Populaire de Béni-Saf (JPBS).

Soudani est une marque du basket bénisafien

Son sérieux, son amour et son dévouement qu’il portait pour cette discipline sportive (basket), mais aussi ses valeurs humaines, lui ont permis de sortir du lot commun de son quartier, de sa ville et puis de sa région, tout en se distinguant par son grand mérite pour occuper une place incontestable dans son équipe séniors de la JPBS qui était composée à l’époque en majorité de Français. La belle aventure qui faisait déjà le début de sa nouvelle et belle romance, elle devrait être confectionnée par des écrivains. C’était en 1960, lorsque Soudani AEK sous le sigle de la JPBS décroche pour la ville de Béni-Saf le premier titre de champion d’Algérie et d’Oranie à la fois. Soudani AEK vient de sortir de l’anonymat, à travers les unes de la presse d’avant et d’après l’indépendance. Il venait subitement d’éclairer et fleurir sa très jolie petite ville portuaire, minière et poissonneuse par ses rayons de valeurs et de richesses, qui ont prospéré à mille degrés le paysage sportif bénisafien et bien autres activités prometteuses. Soudani AEK n’avait quitté son club la « JPBS » que vers la fin de l’année 1970. Après sa carrière de joueur, il a entraîné la JPBS (1962 – 1969). A l’âge de 35, il est devenu entraîneur de plusieurs clubs : le NAR Oran (1971 – 1975), le NAR Arzew (1975 – 1976), le MPO (1982), le COUS Oran (1985 – 1987), le CRBBS (1993 – 1994) et l’USMBA (1999 – 2000), le MCO, le N. Arzew, l’USM Bel Abbès et d’autres petits clubs. Soudani AEK abandonna la balle au panier en 1998.

Sa carrière de basketteur est bien garnie de titres :

* Quatre (04) coupes d’Oranie.

* Cinq (05) titres de champion d’Oranie.

* Une fois champion d’Algérie champion d’Algérie (1960 – 1961).

* Champion d’Oranie (1960-1961).

* En sélection nationale, il a participé aux Jeux de l’amitié de Dakar (1963), aux Jeux africains de Brazzaville (1965), aux Championnats d’Afrique à Tunis (1965 et 1967).

Il avait été cinquante-cinq (55) fois sélectionné en équipe nationale de basket-ball. En 2001, la Fédération algérienne de basket-ball l’avait sacré meilleur basketteur du siècle en Algérie. Il continuait de s’entraîner périodiquement et prenait part, le plus souvent possible, avec les vétérans, à des tournois, jubilés et mémoriaux.

Au terme d’une longue maladie, malheureusement pour lui, cette passion a été brisée durant le mois d’octobre 2004, lorsqu’il tomba gravement malade, à La Mecque au premier jour d’une Omra. Ce jour-là, sa famille et tous ceux qui l’ont connu durant des années sur le terrain, assistèrent impuissants à l’effondrement, en l’espace de quelques instants, d’un pilier du basket-ball, rongé par une longue maladie, que seule sa femme supporte péniblement, des charges énormes dans ces moments difficiles. Soudani AEK s’éteint en 2007 à l’âge de 71 ans dans son domicile à Béni- Saf.

Mister Soudani, grand maestro du basket-ball, a porté l’étendard plus haut que Béni-Saf ne l’a souhaité.

Soudani AEK a fini ses jours dans l’incognito, après tant d’effort ; il avait tout entendu, mais il savait bien oublier ; il avait vu, mais il s’est souvenu ; il avait tant fait et bien fait pour Béni-Saf. Mais personne n’a compris que son travail est un trésor que certains ne connaissent plus aujourd’hui. Beaucoup d’hommes de Béni-Saf (avec un grand « H ») qui ont donné leurs vies pour l’Algérie (Chouhadas), sont listés sur une maquette en marbre, un cénotaphe au milieu du jardin public, pour nous dire que leurs âmes sont encore parmi nous. Pour vous dire que ceux qui ont fourni l’ effort, le sacrifice, l’abnégation ont le mérite d être listés dans le livre d’or bénisafien.

Pour que nul n’oublie le basket Soudani revient !

Certains lambda m’ont lancé un appel contre l’oubli de cette grande figure : Soudani Abdelkader, ancien basketteur de la JP Béni-Saf durant les années 60, pour insinuer vivement que le basket à Béni-Saf plonge dans l’oubli et nage dans la platitude. Soudani AEK était l’un des grands basketteurs qui avait marqué l’histoire de cette discipline au niveau local et national. En effet, on pourrait consacrer des dizaines et des dizaines, voire des centaines de pages, les témoignages ne manquent pas et peuvent se faire pour illustrer une grande mémoire de la culture sportive bénisafienne et sur ce qui a été fait par le parcours de l’un des plus dignes enfants de Béni-Saf, qui aura consacré l’essentiel de sa vie à contribuer largement au développement du basket-ball, véritable animateur de la balle au panier, qui a assuré la continuité de cette pratique sportive au lendemain de l’indépendance du pays en garantissant la formation de milliers de jeunes basketteurs.

Soudani AEK a marqué de son empreinte le registre de la balle au panier en or massif.

Le basket-ball a toujours été roi à Béni-Saf où se sont produits sur le stade « Tabtab Bounouar » de cette cité balnéaire méditerranéenne de Béni-Saf de grandes équipes américaines, de l’ex-URSS et de Chine. Le basket sous le maestro Soudani AEK, surnommé souvent la « Perle noire » ou encore le petit Américain de Béni-Saf, avait donné à la ville de Béni-Saf sa renommée et sa dimension nationale et même internationale.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier le contexte amical de la JPBS, cette dernière, nous fait remémorer ses anciens joueurs ; certains sont encore en vie, d’autres comme :

* KER Doukali – Boucif SAYAH Boucif dit «Bouboul» et Benallal OUAHBI – ALLAH YARHAMHOUM nous ont quittés à jamais.

Par contre certains encore en vie comme :

* GHARBAOUI Mohamed s’était distingué par son fameux «tic» suite à chaque panier avalisé, il dépoussiérait ses bouts de doigts avec sa langue en commençant par l’ordre du petit doigt : l’auriculaire : le plus petit, qui s’occupe si bien de l’oreille paraît-il ; ensuite vient toujours dans l’ordre. L’annulaire : qui en général porte l’anneau de mariage, puis le majeur le plus grand doigt et enfin, l’index qui indique que le panier est validé.

* BENALLAL Kacem qui savait faire danser la balle, avant de la mettre dans le panier, il était un technicien né qui savait créer le charme et la joie dans n’importe quel match joué.

*Fatah : cousin de SOUDANI et voisin dans le même temps, il faisait partie de l’équipe de la JPBS, il avait la capacité physique qui se renforce au fur et à mesure que la partie arrive à sa fin.

* BENDJEBBOUR Mohamed, il est natif du même quartier et voisin de SOUDANI avec lequel il avait partagé l’enfance, la jeunesse et les bons et mauvais moments de voisinage..

*AZZAOUI Abdallah (Fils de Chahid) un technicien de la balle qui ressemble au petit malin. Il y a encore d’autres joueurs qu’ils m’excusent d’avance de n’avoir pas annoncé leurs noms mais ils sont aussi chers pour Béni-Saf.

* Il y a BENARBIA – SAYAH Boucif garde en nous ce mérite.

* Un complément exogène de l’équipe est nécessaire par ceux qui chérissait la JPBS de près comme :

* Mustapha Ayoub : le maitre de la table de marque qui savait manipuler le chrono de l’arbitrage, pour faire avancer ou retarder le temps selon son gré et la teneur de l’ambiance du match.

* Ou bien encore Larbi Bachir dit « Zounafi » qui était un excellent arbitre.

L’équipe nationale algérienne de basket était constitué de certains piliers comme Bilekhdar – Benmessouad – Houbi – Houcine et Soudani AEK.

Années1960 – 1970 l’âge d’or du basket bénisafien

Les années de gloire en basket à Beni-Saf ont pris fin vers la fin des années 60 où la JPBS fut suspendue suite au match disputé face au RAMA Alger à Constantine, suite à une finale bouillonnante et tempétueuse, c’était le destin qui a voulu ainsi, mettre fin à une très belle époque. Après une saison à blanc. La reprise de la JPBS a repris sous la houlette de Soudani AEK, et c’est en 1999 que le club JPBS disparaît sous ce sigle pour changer d’appellation et devenir CRBS Chabab Riadhi. La JPBS a cessé d’écrire sa feuille d’histoire sur les annales du basket. Certains anciens joueurs sont restés de près pour faire bénéficié de l’expérience les jeunes venus ou recrues qui voulaient donner le vrai visage de Béni-Saf à travers le basket mais en vain. Mamoun animé d’une volonté, avec son coach, voulait forger une véritable équipe avec une volonté de fer, une nouvelle page du basket par la formation et l’organisation comme principe de marque et sensibiliser le contexte par les activités de matchs et compétitions à la hauteur de l’ ancienne gloire par des jubilés; cela permettra probablement dans le temps, de donner une certaine référence qui permettra de mettre le travail avant quoi que ce soit dans le but d’accrocher la réussite par le labeur qui nous a quittés depuis belle lurette.

BENALLAL MOHAMED


le 20 janvier 2020


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20 janvier 2020

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