Hichem ABBOUD était un officier supérieur de la DRS avant de trahir sa patrie en se réfugiant en France pour s’attaquer à l’ANP. Il a fait le marketing politique au profit des plateaux TV des chaînes Françaises, friandes de sensations relatives à l’Algérie lors de la période dite de «décennie noire». Il aura été un fervent défenseur de la thèse de «qui tue qui?».  C’est  lui qui, en compagnie d’un certain SAMRAOUI  aura mis sur le dos de l’ANP, les boucheries de BENTALHA et de RAMKA entre autres.

Un ancien officier de la DRS doit certainement détenir beaucoup d’informations sensibles, voire de secrets d’État. Ceci ne peut laisser indifférents les services de renseignements étrangers et notamment la DST. Elle a du l’enrôler comme le soutiennent plusieurs thèses.

Profitant de la réconciliation nationale et monnayant certainement ses services, tel ce chien qui ne se contente pas de l’os qu’on lui offre, prenant la main toute entière, il regagne le Pays et comme par enchantement, crée deux journaux, qui bénéficient par un autre enchantement, d’une manne publicitaire incompressible.

Mais tel le “tambourinier”, il n’oublie pas ses “haussements d’épaules” en commettant le délit de diffusion de fausses informations sur l’état de santé du Président, susceptibles de porter atteinte à la stabilité nationale. L’ardoise de l’ANEP lui fut présentée, et la manne s’est tarie. Ce qui provoque une asphyxie de ses journaux.

Interdit de quitter le sol, on vient d’apprendre qu’il a pu rejoindre la Tunisie via Tebessa, grâce à l’aide de son acolyte, le larbin des Qataris, Malek Anouar. Ce monsieur a fait partie comme membre éphémère de la fameuse commission d’observateurs de la ligue arabe sur la Syrie où il a fait sensation en défendant avec un zèle inégalable les thèses  de l’Émirat moyenâgeux,  contraignant l’État Algérien à affirmer que celui-ci ne représente pas la position officielle de l’Algérie.

Hichem ABBOUD pousse le ridicule jusqu’à porter officiellement plainte contre l’État Algérien auprès de la Commission internationale des Droits de l’Homme à Genève,  structure de l’ONU.

Hichem ABBOUD vient d’abandonner toute l’ardoise détenue sur lui par l’ANEP, a laissé tomber ses 190 salariés qu’il a fait semblant de défendre, pour aller en Tunisie, où semble-t-il,  ses  «employeurs» lui ont promis l’ouverture d’un chaîne TV. Gageons que cette chaîne sera consacrée exclusivement aux attaques mesquines contre l’Algérie à l’image d’El Magaribia du fils du machiavélique  Abassi Madani.

National et traître. Mais ce n’est pas exclusivement de sa faute. C’est aussi celle de ceux qui ont pensé le faire taire en lui permettant de retourner en Algérie en lui remplissant les poches.

AUDIN, FANON, JANSON, MAILLOT, VERGES, pour ne citer que ceux-la,  sont des étrangers. Pire. Ils sont Français. Ils ont osé le courage de prendre position pour l’indépendance Algérienne,  assumant le choix d’être catalogués de traîtres par leur Pays. Certains sont morts durant la guerre ou sous la torture. Ils ont été dignes. Comble du destin, VERGES trouve le moyen de mourir au moment où le traître ABBOUD fuit tel  un  «Harrag» vers la Tunisie.  VERGES aura été le premier qui aura défendu les membres du FLN. Il a pu transformer les procès contre des Algériens,  en procès contre l’État Français, en déniant tous les droits d’existence aux  tribunaux militaires.  Il aura fait un travail extraordinaire dans l’internationalisation du conflit. Aucun des membres du FLN qu’il aura défendu n’aura été exécuté, malgré les condamnations à mort.

JANSON aura été avec ses valises, le nerf de la guerre. Sans les fonds qu’il récoltait à travers le monde entier,  l’indépendance n’aura jamais été réalisée,  ou du moins pas en 1962.

Chacun, en fonction de ses moyens a apporté sa contribution, mais tous ont milité pour la cause Algérienne.

Leur rendre hommage, est un minima. Ils méritent plus que cela.

D’autres Français, même s’ils n’ont pas déclaré ouvertement leur attachement à l’indépendance de l’Algérie, auront par leur neutralité et surtout actions permis de faire évoluer la cause. C’est le cas de JUSTRABO qui vient lui aussi juste de mourir, et qui aura lors de sa période de Maire de la ville de Sidi-Bel-Abbès, permis à des « indigènes » d’intégrer l’assemblée Municipale et d’accéder au Conservatoire, au-delà des réalisations sociales réalisées, notamment, la Coupole,  le Conservatoire, l’Hôtel de ville et l’Hôpital.

Quant à ABBOUD, SEMRAOUI, MALEK et consorts, ils ont intérêt à méditer l’anecdote rapportée par le seul Harki ayant atteint le grade de Colonel au sein de  l’armée Française, Colonel BENDAOUD.  Alors qu’il était dans une réception dans un mess des officiers, il s’est fait rabroué et traité de bougnoule par un … Capitaine, ce qui est passible de la Cour martiale, mais le Capitaine n’eut aucune sanction. Ceci a fait dire au Colonel Harki : «Un arabe reste un arabe, fusse-t-il le Colonel BENDAOUD. »

djillali@bel-abbes.info