*Harraga* un fléau social à l’arrière des soucis de l’état

Drôle de vie ! Ou le choix se réduit à néant. Qu’est ce qui pousse les algériens, nos frères, pour se sentir un peu dans leur peau, à affronter l’incertain dans des étendus d’eaux cimetiéreuses ? La vie en Algérie devient sans âme, elle ne fait ni chaud ni froid. Des centaines de corps repêchés sans vie et d’autre introuvables n’arrivent toujours pas à bouillir les cervelles.

Le phénomène de la honte ne semble gêner guère l’état.  Pourtant pas un jour ne passe sans que des jeunes des deux sexes sont interceptés dans des espaces nautiques des cotes  étrangères. Les enfants de l’Algérie fuient le pays, ceux qui ne peuvent pas faire autant, fuient leur peau, cet acte se traduit par ces comportements qu’on voit tous les jours et qui nuisent à la structure sociale de notre pays en régression scandaleuse.

Les jeunes préfèrent de ce fait, rêver sur mer en affrontant la mort que de crever sur terre dans son propre pays dans la marginalisation. Les mesures prisent contre ce fléau demeurent sans énergie. La mer reste la seule porte d’un secours désespérant pourtant unique à offrir ce moment tant cherché pour rêver.

C’est dans ce sens qu’était une réponse d’un Harrag à une question.  «Vous n’avez pas peur de mourir ? » « Non » répond le harrag, « j’essais de ne pas y pensé, je suis plutôt motivé par ceux qui ont réussi leur traversée vers les cotes de la péninsule ibérique.  Prendre le large alors, c’est comme jouer une partie de “roulote russe”,  on peut gagner comme on peut perdre. On peut donc mourir comme il est possible de réussir à toucher le bout du Filon d’un rêve. Mais resté, c’est tout simplement être témoin souffrant, de votre propre mort dans la vie. La tendance, malheureusement vers la mer sera alors plus forte que de rester consommer son âge en souffrance dans cette marginalisation ».

En bref, il vaut mieux tenter sa chance dans la mer, explique le harrag.

C’est décidé, apparemment, si la mort ne fait pas peur à ces groupes qui s’interceptent dans les larges, alors se n’est pas les sanctions, les amendes ni d’ailleurs la prison ne feront renoncer ces jeunes à rêver ou les obliger à accepter un avenir qui n’existe pas.  Les solutions, jusqu’ici rapporté par l’état n’ont pas pu arrêter cette hémorragie. Ils se résument surtout à des sanctions qui ne feront que pousser d’avantage à des attitudes inadéquates.

Le citoyen agit alors continuellement en vengeance. Et c’est pour ça d’ailleurs que certains comportements dans la vie quotidienne nous étonnent, chez presque la majorité des jeunes qui se comporteraient différemment s’ils étaient dans un pays étranger.

Le chômage en est l’acteur principal. Il constitue le voile inéluctable des risques à prendre et s’exhibe comme étant l’essence à cette volonté meurtrière incompréhensible à tout venant. Le harrag devient alors plus aisé à ne penser qu’à fuir de tous ses malheurs de l’instant pour rejoindre un autre monde qui vous délivre surtout d’un monde dont vous en avez assez, dont vous n’avez plus la force ni la capacité de supporter d’avantage.

Certains autres ne sont même pas frôlés par l’idée et ne connaissent rien de ce langage. Ceux là agiront différemment, la mer est remplacée par un autre vice plus destructeur, le vol, les agressions, l’alcool, vandalisme, cruauté et autres. Tout ça pour monter  à sa façon qu’il existe aussi et qui a des droits malheureusement classés derrière, bien loin des votes et des chaises qui voilent complètement la raison.

Djillali Toumi


le 14 octobre 2011


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14 octobre 2011

3 Commentaires pour “*Harraga* un fléau social à l’arrière des soucis de l’état”

  1. akkou

    Mr Jilali.T Votre bon sens d’un citoyen cherchant à éclairer certaines lanternes aux responsables de ce fléau conscient du problème aux détriment de cette génération qui ne cesse de demander ses droit; le problème est connu il existe il ne s’agit pas seulement de harraga mème ceux qui s’appellent par d’autres synonymes ceux qui n’ont pas emprunté le chemin de la mer le chomage s’étale et la délinquance règne l’oubli du nouveau recensement de la jeunesse sans aucune orientation nos enfants souffrent et ne savent plus quoi faire qu’attendez vous responsables de sauver le maximum de jeune que se soit sur mer ou sur terre le problème existe il oblige d’avance la participation collective des autorités qui par ses pouvoir d’état légitime de s’en occuper et mettre un terme afin de sauvegarder l’image d’un état de droit .

  2. Permettez moi de vous saluer en choisissant un article qui prouve en vous un grand interet il signifie que vous donnez aux jeunes Algériens fils de la nation une grande importance .
    A travers cette article je souhaite qu’il attirera l’attention à certains responsables et ceux surtout concernés qui doivent répondre à nos jeunes désespérés des conduites néfastes des administrations tenues par certains opportunistes corrompus leur barrant le chemin de leur avenir a savoir l’ANEM l’ENSEJ d’où une anarchie règne pour tirer profit de ces agents envers des pauvres jeunes démunis et plus encore l’avantage revient au fils de tel et tel. donc il est utile est nécessaire que ces ministères controlent la gestion de ces sus cités avec rigueur et tracer un créneau d’ouverture et d’orientation afin que chacun d’eux aura les memes droit que celui d’un privilégié la solution de nos jeunes enfants est entre les mains de ceux qui gèrent .
    Nos enfants désespérés ne pensent qu’à l’évasion du pays pour ne plus y revenir au risque de leur vie et tenter leur chance en employant tous les moyens pour une stabilité et un droit social qui d’avance perdu dans son propre pays .
    je dirai et j’accuse solennellement la justice sociale absente dans la scène politique.

  3. Permettez moi de vous saluer en choisissant un article qui prouve en vous un grand interet que vous donnez aux jeunes Algériens fils de la nation .
    A travers cette article je souhaite qu’il attirera l’attention à certains responsables et ceux surtout concernés qui doivent répondre à nos jeunes désespérés des conduites néfastes des administrations tenues par certains opportunistes corrompus leur barrant le chemin de leur avenir a savoir l’ANEM l’ENSEJ d’où une anarchie règne pour tirer profit de ces agents envers des pauvres jeunes démunis et plus encore l’avantage revient au fils de tel et tel. donc il est utile est necessaire que ces ministères controlent la gestion de ces sus cités avec rigueur et tracer un crénaux d’orientation afin que cha

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