Sidi Bel Abbès :Enseignants et élèves du CEM de Tighalimet observent un arrêt de cours

Les élèves et les enseignants de l’établissement du cycle moyen Laârbi-Kouider de la commune de Tighalimet, située au sud de Sidi Bel Abbès, ont observé hier un arrêt de cours pour dénoncer le manque de chauffages dans les classes en cette saison glaciale.

En effet, le premier jour de la reprise après les vacances a été marqué par le refus des élèves et des professeurs de rejoindre leurs classes, à cause des chauffages qui font défaut.

Un problème que les élèves et leurs enseignants ont posé aux responsables concernés de manière régulière, mais leur doléance est restée sans écho, soulignent-ils. L’établissement est pourtant de réalisation récente (2006) et reçoit quotidiennement 520 élèves.

L’ensemble des professeurs et des élèves maintiennent leur doléance, qu’ils jugent légale et espèrent que les responsables du secteur de l’éducation prennent en charge ce problème dans les plus brefs délais.

S. D. (Le Temps d’Algérie)

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SIDI BEL ABBES : Le lac Sidi Mohamed Benali, est-il en train de mourir ?

SIDI BEL ABBES : Le lac Sidi Mohamed Benali, est-il en train de mourir ?

Il n’est un secret pour personne, la couleur de l’eau du lac Sidi Mohamed Ben Ali, l’unique zone humide de la région de la Mekerra, qui a changé en passant d’un bleu azur à un rouge ocre. Cette couleur provient d’une algue qui a envahi ce plan d’eau d’une superficie de 58 hectares. Ce phénomène est inexpliqué par des experts en environnement qui se sont contentés  seulement de rassurer la population sur l’absence de nocivité de cette algue sur la faune, la flore et sur l’équilibre de l’écosystème. Si cette hypothèse s’avère réelle, il n’en demeure pas moins que la sérénité d’un site naturel qui a mis beaucoup de temps à se former a été dérangé par les fantasmes d’un haut responsable très applaudis  il y a peu de temps.L’aspect sauvage de ce site a été agressé par des bâtisses en béton tel un théâtre de plein air, un parking, une plage artificielle et  d’autres inutilités à l’image d’un débarcadère. Le lac Sidi Mohamed Benali n’a pas mis beaucoup de temps pour manifester sa déception en changeant carrément de couleur  en maudissant les initiateurs d’un site de villégiature qui ont rêvé « d’un lac Léman » à Sidi Bel Abbès. Des signes précurseurs attestent du déséquilibre d’une biodiversité tant en surface qu’en profondeur de cette importante masse de flotte. Le niveau d’eau a considérablement  baissé au grand dam des habitués de la pêche à la ligne. Si réellement il y a un risque majeur pour cette zone humide, a-t-on prévu un plan de sauvetage ? Pour le moment le plan d’aménagement de ce lac initié à coup de dizaines de milliards est suspendu. Est-ce la solution ?
D. M (Réflexion)