Le laïcisme intégriste des “clercs” faits des victimes collatérales

À Vesoul, le débat autour du port du voile a pris une nouvelle tournure. Ce 19 novembre : une sœur catholique âgée se serait vue refuser une place en maison de retraite à cause de… son voile.

À plus de 70 ans, cette religieuse a toujours porté l’habit et le voile depuis qu’elle est entrée dans les ordres, indique France Bleu Besançon. Après de longues années passées dans un couvent de la Drôme, elle décide de revenir en Haute-Saône, son territoire natal. Elle souhaite s’installer à Vesoul. Elle dépose une demande au « Foyer logements », une résidence pour personnes âgées gérée par le CCAS (centre communal d’action sociale) de la ville qui conditionne son hébergement :

Si la sœur veut une place, elle devra ôter son voile et son habit religieux. Une croix discrète est autorisée, mais la religieuse refuse : elle qui a vécu toute sa vie ainsi ne peut s’imaginer autrement. La paroisse finit par lui trouver un appartement en passant par une agence immobilière.

Aussitôt un tollé gagne les bonnes consciences y compris les intégristes professionnels à géométrie variable.

Voilà ce qui arrive quand on crache en l’air.

Les conséquences de la turpitude de la laïcité intégriste des élites aux affaires en France, coincées dans leur islamophobie hypocrite.

Que les musulmans et islamistes ne se réjouissent pas trop vite.

Il y a bel et bien non une christianophobie, comme s’en indignent certains (le curé de Vesoul par exemple), mais une catholicophobie sournoise qui règle de vieux comptes qui datent du Moyen Âge et plus proche de nous de 1940 quand les juifs ont été à nouveaux déclarés déicides et que leurs congénères « algériens » avaient été dépouillés de la citoyenneté française obtenue de haute lutte pas Adolf… Crémieux profitant de la chute du Second Empire (El Mokrani en a aussi profité à sa manière, mais cela est une autre histoire).

La lutte contre Rome est entreprise depuis longtemps par les Etats dominés par les Eglises réformées évangéliques qui taillent des croupières aux curés, notamment en Amérique du sud (au Brésil ils ont un parti influent dans les assemblées et ce sont elles qui ont organisé en collaboration avec Langley, West Point et tout ce que l’Amérique compte de réseaux subversifs).

Mais pas seulement. En Europe catholique ils s’introduisent partout où les gouvernements remettent en cause les vieux pactes de solidarité collective : n’oublions pas la complicité ancienne entre collectivisme et christianisme. Le communisme a été naguère qualifié de christianisme primitif et certains chrétiens se reconnaissent dans les valeurs communistes (la conception bakouninienne de Dieu et de la religion mise à part).

« Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu’ils ont. Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Chaque jour, d’un seul cœur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un cœur simple » (Actes des Apôtres 2, 43-46) 

On retrouve ces collectivisations historiquement datées, aussi bien chez les juifs (cf. les kibboutzim) que chez les protestants (certaines factions anabaptistes).

Mais en tout état de cause, désolé de choquer : seules les conditions sociales et économiques déterminent ce type de comportement qui perd ses repères dès qu’elles s’améliorent. Observons le déclin irréversible des kibboutzim en Israël ou celui des mennonites amish aux Etats-Unis où le tourisme est une machine efficace à détruire et à éroder toute authenticité. La fraternité collectiviste augmente en proportion de la rigueur des contraintes et s’affaiblit dès que les hommes retrouvent paix, sécurité et prospérité. Dans ce dernier cas, l’individualisme triomphe.

Je vous recommande à ce sujet un long métrage en 4 parties de Franco Zeffirelli (qui nous a quitté en juin dernier), « Jésus de Nazareth, 1977). Cette oeuvre qui passait régulièrement à Pâques au siècle dernier, est quasiment interdite d’antenne depuis le début du millénaire en cours, en cette belle patrie des « Droits de l’homme ».

Pourquoi cela s’interroge naïvement Djeha ?

Certains passages pourraient relever de la Loi Gayssot…

Les nouveaux Gardiens du Temple ne plaisantent guère quand il s’agit de compter leurs morts ou de questionner l’exceptionnalité de leur occision.

Derrière l’islamophobie se cache, tapie dans l’ombre, une lutte féroce contre la Maison de Pierre, à cartes brouillées et à fleurets à peine mouchetés.

L’islam fait peur non pas seulement parce que c’est la seule communauté qui progresse irréversiblement en nombre dans le monde. Elle fait peur parce qu’elle immaîtrisable. Ni les cadis, ni imams (cachés ou pas), ni les faux prophètes, ni les émirs et rois de pacotilles n’arrivent à embrigader les foules qui refusent toute intercession immanente et toute sécularisation.

Le pacte du Quincy de février 1945 n’est au fond, de ce point de vue, qu’une grossière entourloupe dont les gandouras qui flottent ont fait les frais…

Et comme personne ne veut améliorer l’équité de leurs conditions économiques pour toutes sortes de conditions qu’il serait trop long d’aborder ici…

Résumons-nous : la pauvre petite soeur de Vesoul qui tient à son voile et à sa foi est une victime collatérale d’une bataille qui la dépasse : une partie de ping-pong entre Ancien et Nouveau Testament judéo-chrétien où les musulmans jouent le rôle de la baballe et l’économie planétaire celui de gros gâteaux pour nababs transnationaux.

Si on veut vraiment faire œuvre utile dans les débats qui se déroulent chez nous entre pro et anti-système, ce serait de commencer par recadrer ces débats dans un environnement international qui a été totalement évacué par les différents protagonistes.

Peut-être parce que les uns et les autres ne sont que les représentants de joueurs qui ne veulent à aucun prix apparaître sur la scène algérienne où bien de leurs intérêts sont en jeu.

À bon entendeur, les salutations de

Djeha,

Mardi 19 novembre 2019


le 20 novembre 2019


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20 novembre 2019

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