Révélations: La banalisation du plagiat au sein de l’université algérienne

  Une pratique institutionalisée à tous les niveaux au sein de nos universités,le plagiat est devenu par la force des choses ,un passage obligé,et par conséquent à qui plagit le mieux .c’est donc un pavé dans la mare,que jette  le Dr Ahmed ROUADJIA, Professeur d’université,à travers une pertinente analyse sur l’état des lieux de ces temples du savoir . Nous laissons à l’appréciation de nos lecteurs  ,toute la latitude  de juger de l’ampleur de ce phénomène.                                                                                                                                                                                                                                                              Le plagiat et le remplissage sont le reflet fidèle non seulement d’une paresse intellectuelle flagrante, d’une quête facile pour l’obtention du diplôme pour le diplôme, signe de pure prestige, mais aussi et surtout une atteinte grave à l’image que  l’on se fait du savoir et de la connaissance vrais. Forme vicieuse et viciée, le plagiat peut être saisi et défini comme une activité qui déshonore aussi bien la science que le pays qui la tolère ou dont la politique d’enseignement et d’éducation accorde la belle part à l’administratif au détriment de la compétence scientifique. Ce qui se passe dans notre pays depuis l’indépendance, c’est justement  cet état d’esprit consistant à donner systématiquement le primat de l’administratif  et du “technique” sur le scientifique qui, à son tour se trouve complètement asservi par le politique dont les humeurs ne s’accommodent  pas d’avec l’autonomie de la pensée critique et de la science saisie dans ses diverses fonctions cognitives.

Le plagiat, et partant la dégradation constante du contenu de l’éducation,  de l’enseignement et de la recherche dans notre pays ne sont pas des phénomènes étrangers aux rigidités des structures mentales et politiques  de la machine d’Etat dont les rouages étouffent ou inhibent complètement l’esprit critique et les initiatives, individuelle et collective, susceptibles de transformer les énergies potentielles de la nation en des énergies cinétiques, c’est-à-dire en forces actives et  créatrices de plus- value.

Quand le MESRS plagie des modèles de réforme exogène…

Censé corriger ces faiblesses, voire provoquer une réforme en profondeur de l’Enseignement supérieur de la recherche scientifique, le LMD tel qu’il est enseigné sous sa forme empruntée, nous mène en fait de dépendance en dépendance mentale et culturelle; car ce LMD dont on chante les prétendus mérites ou efficacité n’a pas été le produit de nos efforts de réflexion propres, mais le résultat d’un plagiat grossier et  honteux pour un pays qui revendique son autonomie et son indépendance culturelle . Il procède d’une représentation politique aliénée au sens fanonien, et donc d’une posture hétéronome, selon Kant. Ce LMD est une imitation, une sorte de plagiat de mauvais goût opéré par le MESRS, appliqué à la sauvette, et non un projet de réforme original dont il pourrait revendiquer avec fierté la paternité .

Dès lors, se pose la question suivante : Comment peut-on faire griefs aux enseignants et aux étudiants qui font du plagiat et du remplissage une profession de foi quand notre tutelle elle-même s’adonne sous couvert de légalité à cette pratique de copiage en forme de transposition de modèle exogène? Le LMD n’est-il pas cette  forme officielle et détournée du  plagiat dont on dénonce pourtant les méfaits ou les effets pervers? Ce LMD, version pâle et pâlissante de l’original européen, n’est-il pas un aveu d’impuissance camouflée de notre tutelle et de ses experts empressés à imaginer par eux-mêmes une réforme endogène capable d’adapter  ses méthodes et ses contenus à l’environnement local, économique, social et culturel?

Les discours démagogiques sur la valorisation des compétences et du retour des exilés.

Au- delà des questions purement éthiques et morales, il y a ces questions cruciales qui ressortent de la compétence et de l’efficacité. Or, l’Algérie qui s’est engagée dans des réformes tout azimut ( politique, économique, sociale, judiciaire et éducatif…) ne souffre pas  de manque d’intelligence et de moyens, mais d’une mauvaise gestion de ces ressources précieuses. Comme nous l’avons souligné en de multiples occasions, nous disposons d’énormes capitaux tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, et d’hommes compétents pour les faire fructifier. Cependant, nous ne faisons rien qui puisse mettre en valeur ces ressources diversifiées, humaines et matérielles. Pourquoi ? parce que les vraies compétences internes et celles de la diaspora ne bénéficient pas des sollicitudes et de l’intérêt qu’elles méritent de la part des pouvoirs publics.

Alors que les compétences internes sont marginalisées ou poussées à leur corps défendant à l’exil devant le triomphe croissant des incompétents, de parvenus et de titulaires de diplômes douteux, de doctorats bâclés, suite aux complaisances et au favoritisme, celles de l’extérieur sont regardées sinon avec méfiance, du moins avec indifférence. Le discours de certains de nos responsables politiques à qui il arrive de parler du retour de nos exilés compétents en affectant des émotions patriotiques, relève en fait plus de la représentation et de la comédie larmoyante, que d’une attitude sincère. Il ne s’agit pas de clouer au pilori tous les hommes politiques et tous les hauts fonctionnaires  parmi lesquels il en est beaucoup qui sont d’honnêtes gens et qui pensent et agissent en véritables commis de l’Etat. Il s’agit tout simplement de dénoncer les incohérences, les contradictions et les irrésolutions qui président à l’action de l’Etat en tant que figure représentative, transcendante et légitime de la société, pour parler comme Kant. Les incohérences ne sont pas attribuables à tous les secteurs étatiques ni à tous les responsables qu’ils gèrent. Mais seulement à certains d’entre eux. Prenons par exemple le cas du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, secteur dont nous connaissons le mieux les discours manifestes et latentes ainsi que les pratiques qui en résultent . La première distorsion qui saute aux yeux, c’est que ce Ministère s’est engagée dans une réforme de l’enseignement, sans qu’ils ait explicité cependant aux étudiants, aux parents d’élèves et aux enseignants les véritables enjeux de cette réforme. Qui plus est, sa stratégie même à l’égard des compétences devant participer à la réussite de cette réforme, demeure sinon démagogique, du moins ambiguë. Comment peut –on conduire une réforme réussie du LMD lorsque les meilleures compétences nationales disponibles tant à l’intérieur qu’ à l’extérieur du pays ne font l’objet d’aucune stratégie clairement affirmée de réintégration ou d’insertion effective au sein des différents dispositifs mis en place ?

Comment prétendre remédier à la mauvaise qualité  de l’encadrement de l’université et atteindre l’ « assurance- qualité » quand la médiocrité  et le plagiat reflétés dans les thèses produites triomphent sur la qualité, et quand, enfin, les portes des universités sont grandement ouvertes comme en guise de recyclage et de promotion aux enseignants des lycées, voire même à ceux des collèges ?

Le plagiat et le triomphe de la médiocrité peuvent-ils être aboli par « décret » ?

Que le nouveau décret exécutif n° 08-130 du 3 mai 2008 relatif «au statut particulier de l’enseignant chercheur » frappe désormais de sanctions sévères l’auteur du plagiat, relève d’un acte législatif louable.. En son chapitre 8, article 24, ce décret stipule expressément qu’il «… est considéré comme faute professionnelle de quatrième (4ème) degré, le fait pour les enseignants chercheurs, d’être auteurs ou complices de tout acte établi de plagiat, de falsification de résultats ou de fraude dans les travaux scientifiques revendiqués dans les thèses de doctorat ou dans le cadre de toutes autres publications scientifiques ou pédagogiques. » En effet le plagiat a été longtemps l’une des spécialités néfastes de beaucoup de nos étudiants et chercheurs, qui n’avaient aucun scrupule à copier les autres, à « pomper » leurs pairs. Les  nombreux mémoires de magisters, de thèses de doctorats de troisième cycle et d’Etat que nous avons pu lire ici et là témoignent  en effet d’ un honteux « pillage » d’œuvres célèbres.

Les techniques du plagiat usités dans les mémoires de magisters et de doctorats

Outre ce plagiat « sauvage », et ce remplissage désordonné, il y a ces « méthodologies » confuses employées dans les mémoires et qui prétendent encadrer des problématiques scientifiques…Il était temps, enfin, de mettre au moins une sourdine à ce pillage inadmissible, et partant préjudiciable, à la qualité de l’enseignement et de la recherche. Mais si dissuasif qu’il puisse être, cet article de loi sur le plagiat pourrait être facilement violer tant l’encadrement de qualité et les mécanismes de contrôle efficace demeurent cruellement faibles. Si certains  plagiats sont facilement détectables, parce que trop voyants ou trop « grossiers », d’autres sont en revanche plus « subtiles », car  éparpillés dans les mémoires de thèses, tandis que les références et les sources réelles sont escamotées ou attribuées à des auteurs outre que ceux consultés, ce qui est une manière astucieuse de donner le change. Mais si sévère et utile qu’il puisse être, ce décret arrive cependant trop tard. Car les dégâts provoqués par le plagiat et le silence qui l’a entouré jusqu’à alors sont incommensurables. Le fait de promulguer un décret sur le plagiat est un aveu que cette pratique a  bel et bien existé.

Il est facile de déduire donc que le nombre de plagiaires devenus « docteurs » sont légion dans nos établissements universitaires. Ce sont ceux-là même qui encadrent à l’heure présente des milliers d’étudiants inscrits aussi bien en système classique qu’en système LMD. Ni ce décret, ni  la Banque Mondiale, ni les experts étrangers, ni moins encore les experts nationaux appelés en renfort pour concrétiser les réformes d’après les réquisits de ce nouveau système, ne sauraient réparer les dégâts causés, ni mettre fin à ce plagiat « sauvage » dont beaucoup ont pris les plis et les goûts. La paresse intellectuelle, le goût contracté pour la réussite  intellectuelle « facile », rapide et sans effort personnel, voilà les plaies qui rongent l’organisme entier de notre système d’Enseignement Supérieur. Le remède ? Il ne réside pas dans des saupoudrages ou dans une stratégie faite de discours démagogiques  et de rafistolage, mais dans une refonte radicale du système, prenant sérieusement en compte l’usage rationnel de toutes les ressources humaines disponibles. Cela suppose une réhabilitation des compétences confirmées, et le renoncement définitif  à ce laxisme consistant à élever la médiocrité au rang des vertus « scientifiques ». C’est la rançon de l’efficacité et de la performance.

Les voix indignées des témoins et des victimes du plagiat

Nous avons une foule d’exemples qui démontre que le plagiat, c’est-à-dire le vol caractérisé des œuvres d’autrui se banalise de plus en plus dans notre pays, comme se banalisent également l’attribution de diplômes de complaisance par un certain nombre de jury à des individus médiocres et dont le seul mérite digne d’être signalé est celui d’acheter je ne sais par quelle attrait magique les bonnes grâces du directeur de thèse. Les individus devenus professeurs et  “docteurs”  d’université par ce biais, notamment par celui du clientélisme et du copinage, ne sont pas rares et leur nombre s’accroît à mesure que l’université ” se démocratise” en recueillant en son sein  d’anciens professeurs de collège, de lycées, de fonctionnaires et  d’employés “déclassés” des différentes administrations.

Un chercheur Français scandalisé par le pillage de ses écrits de la part de son pair Algérien

J’ai sous les yeux un exemple, parmi quantité d’autres, qui illustre assez bien comment ces “docteurs” de chez nous en arrivent à ce statut prestigieux, à ce titre pompeux de professeurs et de docteurs en pillant le produit scientifique d’autrui. Didier Delignières de la Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique de l’Université de Montpellier I,  en a fait les frais. Après avoir été directeur adjoint de l’UFR STAPS de l’université en question, puis responsable des formations, Delignières assume depuis janvier 2010 la fonction de directeur de l’UFR STAPS. Sur son Blog[1], il fait état d’un vol dont il a été l’objet de la part d’un certain Dr Amar Rouab de l’université de Biskra. Voici comment il relate avec menus détails et preuves à l’appui les faits incriminés : “

 “Je publie ici, écrit-il, l’éditorial du n°67 de la revue Science et Motricité, consacré à une sordide affaire de plagiat. Il me semble nécessaire de faire la plus large publicité à ce type de problème.

Voici un éditorial que j’aurais préféré ne pas avoir à écrire. Mais je pense qu’il est des affaires que l’on ne peut passer sous silence, et qu’il est bon de livrer en place publique. Il s’agit d’une affaire de plagiat assez déconcertante. La revue Science & Motricité n’est pas heureusement pas en cause, mais cet exemple illustre les dangers potentiels de la diffusion sur Internet de textes, cours ou articles, et la nécessaire vigilance que les éditeurs de revues doivent conserver.

L’article en cause a été publié en 2008 dans la Revue des Sciences Humaines de l’Université Mohamed Khider de Biskra (Algérie), dans son numéro 15 (pp. 27-41). L’article s’intitule «Approche Sociologique de la Pratique d’Activité Physique et Sportive chez les Adolescents », et l’auteur en est le Dr Amar Rouab, enseignant dans cette université.

Une simple recherche de fragments de phrases de l’article sur Google nous a rapidement permis de voir que cet article est un plagiat grossier de plusieurs textes, accessibles sur internet. L’introduction de l’article (pages 28 et 29) est la simple copie de textes parus sur le site du ministère algérien délégué chargé de la Famille et de la Condition Féminine. Le Dr Rouab a copié des paragraphes complets, sans jamais citer sa source.

L’article le plus pillé a été publié en 2004 sur le site du département Education et Motricité de l’UFR STAPS de Montpellier[2]. Il s’agit d’un cours d’Olivier Jalabert, enseignant à la Faculté des Sciences du Sport de Montpellier, intitulé « Adolescence et EPS », support d’un cours magistral donné dans le cadre de la préparation au CAPEPS. Le détail du plagiat à ce niveau est édifiant. Les pages 30, 31 et 32 de l’article de Mr Rouab sont la copie intégrale du texte de Mr Jalabert (de la page 3, ligne 1, jusqu’à la page 4, ligne 23). Les pages 32 à 38 sont la copie conforme des pages 11, puis 18 à 21 du texte de Mr Jalabert. A titre d’anecdote, Mr Jalabert avait émaillé les titres de son texte de jeux de mots autour du terme « adolescence » : ces titres ont été repris sans vergogne par le Dr Rouab. Les quelques fautes de frappes présentes dans le texte original se retrouvent également dans l’article publié par la Revue de l’Université de Biskra.

Enfin la conclusion de l’article du Dr Rouab (pages 38-41) est la copie d’un texte du docteur Michel Binder, intitulé « La pratique sportive et le développement de l’enfant et l’adolescent », mis en ligne sur le site Vo-Thuat.Net consacré aux arts martiaux vietnamiens. “

En reproduisant in extenso le témoignage avisé de Deliginières, c’est pour faire voir au lecteur algérien honnête que le plagiat dont je n’ai de cesse de dénoncer les méfaits ne relève pas d’une fiction ou d’un acte gratuit et diffamatoire mais bel et bien d’une pratique effective, et qui n’épargne pas nos prétendus “docteurs d’Etat” fraîchement lestés de ce titre qui se révèle plus grandiloquent que grandiose.

Un étudiant algérien en Belgique au secours d’un professeur Belge victime de détournement de son “produit” scientifique à Béjaia

Voici un autre témoignage qui conforte le précédent et dont le caractère scandaleux ne laisse pas de donner la nausée à tous ceux qui se montrent attachés à la probité comme à la propriété  intellectuelle: Il s’agit de ce jeune doctorant algérien  qui écrit, depuis Liège (Belgique) cette lettre indignée, mais qui en dit long  cependant sur les dérives délinquantes ou quasi de certains de nos professeurs et docteurs d’universités censés donner des exemples de vertus pédagogiques et éthiques. En voici la teneur de cette lettre adressée aux responsables des établissements  et aux enseignants de notre pays depuis la Belgique et qui sonne comme autant de cris de révolte et d’indignation contre le pillage honteux dont recourent certains enseignants en mal d’effort et d’imagination créatrice.

“Monsieur le recteur Messieurs les responsables de l’université messieurs dames les enseignants de l’université

Je suis actuellement en Belgique j’étais étudiant en hydraulique à Béjaia et je continue mon doctorat J’ai essayé de confectionner des cours de géologie en passant par une recherche Internet. Je suis consterné par le produit de ma recherche Un  de mes anciens enseignants M SAOU a met en ligne sur votre site des cours en son nom (http://elearninguniv-bejaia .dz /file . php/113/modedata/forum/120/6747/Proces-SedimenTR . doc) alors que ses cours sont la propriété du Pr F. Boulevain de l’Université de Liège (il aurait au moins pu changer les photos sans parler du texte).   [ voir] : Http//www. Ulg.ac.be/geolsed.geol gen.htm.)

J’ai essaié de regarder les autres cours, dommage ils sont fermer à l’accès. On aurait pu trouver d’autres surprises. Je ne peux être fière de mon université.

D. FERAOULI Doctorant,

Département de Géologie


le 29 février 2012


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29 février 2012

4 Commentaires pour “Révélations: La banalisation du plagiat au sein de l’université algérienne”

  1. perroquet

    Il y a une question qui tourne dans ma tete. Pourquoi il en ramener un IRM a Sidi Bel Abbes? personne ne peut savoir pourquoi sauf eux. Et l’exemple est bien clair ou est le scanner, s’il existe, alors il est en panne ou ils l’utilisent pour eux.

  2. perroquet

    tous ce que j’ai à dire c’est de prier dieu le tous puissant d’aidé les gens honnete de Sidi Bel Abbes a se réveillés et de venir au secours a cette belle ville qui est la notre personne d’autre ne pourra

  3. Amine22

    عامل 1800 يقررون شل جامعة باب الزوار بعد عطلة الربيع

    قرر عمال جامعة هواري بومدين للعلوم والتكنولوجيا، بباب الزوار، الدخول في إضراب مفتوح مباشرة عقب انقضاء عطلة الربيع، على أن يتم تعميم هذا الإضراب على جامعة الجزائر 1 و2 عن طريق التنسيق بين الفروع النقابية للمطالبة برفع أجور العمال. وقال الأمين العام للفرع النقابي بجامعة هواري بومدين للعلوم والتكنولوجيا، المنضوي تحت لواء الإتحاد للعمال الجزائريين، عزوز اليزيد، إنه سيتم عقد جمعية عمالية عامة قبل منتصف شهر مارس المقبل تحضيرا للدخول في إضراب مفتوح مباشرة بعد انقضاء العطلة الفصلية المتعلقة بفصل الربيع، بسبب تنصل إدارة الجامعة من مسؤولياتها وعجزها عن التسيير، والدليل على ذلك إقصاء العمال من الاستفادة من أموال الخدمات الاجتماعية المجمّدة منذ شهر جوان الماضي بسبب لجنة عقد جمعية عامة لتقديم حصيلة نشاطات عهدتها المنتهية وإعادة انتخاب أعضاء يتكفلون بتسيير أموال العمال المجمّدة، الوضع الذي دفعهم إلى المطالبة بإيفاد لجنة تحقيق وزارية للفصل في هذه القضية، ورفض إدارة الجامعة تطبيق النصوص القانونية المتعلقة بتوزيع المناصب النوعية، حيث أوضحت الدراسة الميدانية التي أعدها مكتب التنسيق شملت الإدارة المركزية والكليات، أن عدد المناصب الشاغرة يقدر بـ 32 منصبا نوعيا، الوضع الذي أدى إلى تهميش الإطارات المؤهلة لتقلد هذه المناصب، وطالب بإقالة مديرة الموظفين بسبب التجاوزات المرتكبة من قبلها في التسيير، واعتمادها منطق المحسوبية والمحاباة في تسوية وضعية الموظفين دون اعتماد معايير موضوعية تكرّس حق الترقية المنصوص عليه قانونا· وطالب عمال الجامعة الإدارة بتبرير قرار رفضها نشر وتطبيق مراسلة مدير الميزانية والوسائل ومراقبة التسيير بوزارة التعليم العالي والبحث العلمي المتعلقة بطرق الاستفادة من قروض خاصة بالموظفين لشراء أو توسعة أو بناء مسكن· وأوضح الأمين العام أن التعسف في استعمال السلطة من قبل المسؤولين، وإخلال رئيس الجامعة بما ورد في نص محضر الاجتماع الذي وافقت من خلاله على تمثيل العمال المتعاقدين في اللجنة متساوية الأعضاء، وفقا للنصوص القانونية، يدفعهم إلى التمسك بقرار استئناف الإضراب المعلق، في ظل عجز الوزارة الوصية عن التكفل بمطالبهم خاصة ما تعلق منها بمطلب السكن، حيث لم تتعد حصة عمال الجامعة 6 سكنات هذه السنة في الوقت الذي يقدر فيه عددهم 1800 عامل· ولأن مطلب الزيادة في الأجور ووضع حد للتمييز في نسبة الاستفادة من المنح والتعويضات التي تتراوح بين 25 إلى 40 بالمائة، يعد مطلبا موحدا بين عمال مختلف الجامعات، فإن التنسيق يجري حاليا من أجل الدخول في إضراب موحد يمتد ليشمل كليات جامعات أخرى على غرار الجزائر 1 و2 .
    Voile de qu’il faut a BEL ABBES pour faire fuir ces marionnette

  4. Abassia

    L’article du professeur ROUADJIA dénonce à juste titre la dégradation universitaire causée par des enseignants, des chercheurs véreux, sans morale ni éthique. Nous remarquons à travers cet article, le degré de laxisme et de l’indifférence des responsables vis à vis de ces fléaux.
    Pourquoi alors???..
    Parce que la loi ( article 24 du décret exécutif n° 08-130 du 3 mai 2008 ) relative à l’application de sanctions sévères pour l’auteur du plagiat, ne s’appliquera jamais puisque les administrateurs de certaines universités sont eux même des plagiaires.

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