Sidi Bel Abbès : l’étau se resserre sur les trafiquants de carburant

Le dispositif sécuritaire mis en place pour contrer le phénomène de la contrebande de carburant s’est vite soldé par la normalisation graduelle du circuit de distribution au niveau des stations.

L’étau s’est manifestement resserré, ces derniers temps, autour des trafiquants de carburant qui avaient investi, insidieusement, les différentes stations-service de Sidi Bel Abbès en y provoquant, du coup, des tensions devenues intolérables pour les automobilistes. Le dispositif sécuritaire mis en place pour contrer le phénomène de la contrebande de carburant s’est, en effet, vite soldé par la normalisation graduelle du circuit de distribution au niveau des dites stations où le spectre de la pénurie d’essence et les longues et fastidieuses files d’attente ont tout simplement disparu. Pour dissuader les «Hallabas» et leurs complices potentiels, les services de sûreté se sont déployés discrètement autour des différentes stations-service où l’interpellation et l’examen de situation de certains automobilistes suspects ont eu raison de ce qui s’apparentait à une véritable «mainmise» des contrebandiers sur le carburant.

Les opérations de contrôle effectuées dans ce contexte ont été assorties de diverses mesures de vérification complémentaires ciblant particulièrement la conformité technique des réservoirs de carburant dont sont dotés les véhicules. Cependant, si la pression exercée jusque-là par les policiers a contraint littéralement les contrebandiers à lâcher prise, il n’en demeure pas moins que ces derniers, faut-il le rappeler, constituent de véritables réseaux organisés qui pourraient ressurgir à tout moment…D’où la nécessité impérieuse de maintenir le cap en restant constamment aux aguets.

M. Habchi – EL WATAN

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53 professeurs privés de la prime de correction du bac à Sidi Bel Abbès
Le Snapest menace d’une grève dès la prochaine rentrée scolaire

Cinquante-trois professeurs, appelés à la correction des épreuves de philosophie du baccalauréat au centre Zeddour-Brahim n’ont toujours pas reçu leurs primes.

Le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) de Sidi Bel Abbès crie à la discrimination et appelle le secrétaire général du bureau national à défendre les professeurs pour éviter un mouvement de grève à la prochaine rentrée scolaire.

Un communiqué de presse du bureau local du Snapest exprime son refus de cette situation qui concerne uniquement les professeurs qui avaient refusé par principe de corriger les copies des candidats soupçonnés de tricherie au nombre de 749, contrairement au reste des professeurs des autres matières qui, selon l’écrit, ont touché leurs primes, a-t-on précisé.

Les syndicalistes comptent, d’ailleurs, provoquer un mouvement de grève le premier jour de la rentrée si aucune suite n’est donnée, ont-ils conclu.

S. D (Le Temps d’Algérie)

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ILS SE RÉUNIRONT CE SAMEDI AU SIÈGE DU PARTI

Les ministres FLN se démasquent

Depuis la prise de cette décision par le coordinateur du bureau politique, Abderrahmane Belayat, le FLN a entamé un nouvel épisode de sa crise, marqué par la division du groupe parlementaire et du bureau politique.

Les huit ministres du FLN, membres du comité central, se réuniront samedi prochain au siège du parti à Alger en vue de prendre une position commune par rapport à ce qui se passe actuellement dans le parti, a-t-on appris, hier, d’une source très bien informée.
Le premier point à l’ordre du jour de cette réunion est, selon notre source, la crise que traverse le groupe parlementaire depuis l’éviction de l’ex-président du groupe, Tahar Khaoua, et son remplacement par le député de Sidi Bel Abbès, M’hamed Lebid et la désignation des membres des instances de l’APN dirigées par le FLN.
Depuis la prise de cette décision par le coordinateur du bureau politique, Abderrahmane Belayat, le FLN a entamé un nouvel épisode de sa crise, marqué par la division du groupe parlementaire et du bureau politique.
Selon la même source qui ne précise pas si les huit ministres FLN qui siègent au gouvernement assisteront tous à la réunion de samedi, il ne sera pas question de remettre carrément en cause la décision de M.Belayat. «Ils demanderont juste certains changements», prévoit-elle. Abderrahmane Belayat qui subit la pression de toutes parts cédera-t-il cette fois-ci?
Difficile de répondre à cette question d’autant plus que ce dernier a affirmé à plusieurs reprises qu’il ne cédera à aucune pression ni chantage de quelque côté qu’ils émanent. M.Belayat réfute, en outre, l’accusation à propos de ses décisions unilatérales.
Il a, déjà, expliqué que parmi tous les membres du bureau politique, ministres compris, seul Tayeb Louh, ministre du Travail, était contre la désignation des membres des instances de l’APN.
En tout état de cause, c’est pour la première fois depuis qu’il occupe le poste de coordinateur du bureau politique, suite à la destitution de l’ex-secrétaire général le 31 janvier 2013, que Belayat voit son autorité aussi fortement contestée.
Le membre du bureau politique, Mohamed Allioui, qui s’est distingué par le silence pendant pratiquement toute la durée de la crise, a annoncé, dans une déclaration à un quotidien national, une réunion officielle de cette instance ce week-end. Selon lui, la réunion se tiendra en présence ou sans la présence du coordinateur, Abderrahmane Belayat, qui «sera invité pour présider la réunion». Il sera question de l’annulation de toutes les décisions prises par ce dernier et de revenir au mode de l’élection des membres des instances de l’APN.
Cette initiative mettra à coup sûr M.Belayat, dans une gêne incommensurable, lui a qui a été épinglé et descendu en flammes par la mouhafada de Sidi Bel Abbès dans un long communiqué rendu public avant-hier soir. Cette moufahada dont est issu le nouveau président du groupe parlementaire, M’hamed Lebid, reproche au coordinateur du bureau politique d’entraver toutes les initiatives visant la réunion du comité central et d’impliquer l’APN dans le conflit FLN. «Le coordinateur du parti vit une adolescence politique tardive et a soif de responsabilité», souligne le communiqué.
M.Belayat est accusé aussi de travailler pour devenir secrétaire général du parti, fût-il, note le même document «par intérim tel que proposé par l’un de ses mentors connu par ses positions qui changent comme le climat ou le caméléon». Les signataires du communiqué s’en sont pris également au président du groupe parlementaire, M.Lebid, accusé de tous les maux dont la gestion douteuse des finances de la mouhafada de Sidi Bel Abbès.
Selon un membre du comité central, le communiqué de la mouhafada de Sidi Bel Abbès est commandité à partir d’Alger pour discréditer et déstabiliser le nouveau président du groupe parlementaire et faire fléchir la décision du coordinateur du bureau politique.

Par

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