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Des dos-d’âne au rythme des occasions et des humeurs

ByDjillali T.

Mai 10, 2026

À sidi bel abbés, les dos-d’âne ou les ralentisseurs comme on les appelle, sont déposés ou arrachés au rythme des occasions et activités organisées et selon les humeurs des responsables locaux. Ces humeurs brumées ont laissé planer une sorte de tolérances qui a ouvert le champ au citoyen de participer à déposer lui aussi des dos-d’âne selon ses humeurs et comme bon lui semble, là ou il lui semble.

Dans certaines communes comme sidi Lahcen, sidi Khaled, Lamtar et jusqu’à Ben Badis, et pratiquement toutes les communes, ces humeurs ne sont plus du gout du citoyen et ne répondent à aucune condition de sécurité ni aucune autre condition liée au cadre de vie du citoyen. Aucun respect des normes : des dos de toute sorte d’animaux. L’automobiliste doit prier à chaque mettre de rester indemne, sans égratignure avec sa voiture.

Des routes sectionnées pour des travaux d’assainissement non remis en état amochent d’avantage le paysage, aggravant encore plus la situation. Une terreur sans fin sur la route, au vu de ralentisseurs imprévisibles. Ils ont été à plusieurs occasions la cause de certains accidents causant des dégâts humains et maternels.

Ce qui est dramatique, ce n’est pas juste leur position anarchique au milieu des traces de travaux abandonnés rendant la circulation ahurissante, mais aussi leurs tailles qui diffèrent d’un point à un autre, de leurs distances incompatibles, encore de leurs visibilités difficiles. De plus, ils sont arrachés à chaque fois qu’il y’a une occasion, soit de course à vélo ou d’une visite d’un haut cadre de l’etat ou selon les humeurs soit de l’autorité ou même du citoyen.

Car dans certaines communes, même le citoyen a la possibilité de poser des « DOS » comme par exemple, dans la commune de Sid Khaled. Ces « coupes-routes » sont arrachés ensuite déposés de nouveau après quelques jours. Ces pratiques ont non seulement provoqué des mécontentements mais aussi de la peur chez les automobilistes, encore laissé penser que la gestion de cette part de service ne répond à aucune loi de la circulation.

Des cameras ou des dos-d’âne ?

Les ralentisseurs, au fait n’ont jamais diminué les accidents. Au contraire, certains accidents ont été le résultat de ces ralentisseurs qui ne répondent à aucune norme règlementaire. Ainsi, si ce n’est un excès de vitesse, c’est une pose anarchique d’un « soulèvement du sol » avec de l’asphalte au beau milieu d’une route. Le transfert des malades de cas urgent vers l’hopital Hassani AEK constitut un véritable calvaire, autant pour les chauffeurs d’ambulence que pour les malades. Pour les femmes qui veulent accoucher c’est une autre paire de manche, si l’on prend en considération les communes de Marhoum à 120 KM de la ville et celle de Ras El Ma à 90 en passant par plusieurs communes remplies de ralentisseurs.  Une jeune maman de Sidi Ali Boussidi avec des complication de grossesse a déjà perdu la vie il y quelques années à cause d’un retard enregistré par la présence de dos-d’âne.

Il faut cesser de penser que les ralentisseurs sont un moyen de dissuasion. On n’a pas réussi à former un citoyen qui respecte le code mais qui craint l’autorité (policier ou gendarme). Une fois le ralentisseur dépassé, la vitesse devient excessive. L’automobiliste donne l’impression d’etre respectueux, seulement devant un barrage sécuritaire ou sur des routes équipées de cameras. Surtout si ces cameras sont liées avec le contrôle policier au niveau des sureté ou la gendarmerie, chose que le citoyen espère vraiment, pour maitriser une fois pour toute ce phénomène qui échappe à tout contrôle, rendant pénible les efforts de l’etat à instaurer une meilleure sécurité sur les routes et diminuer le nombre considérable de mort enregistré chaque année. 

Les feux de signalisation sont rarement respectés, causant des accidents et mettant au quotidien des citoyens en danger. Pour cela, les cameras sont beaucoup plus efficaces et plus dissuasifs que les ralentisseurs. La vie du citoyen, de celle de l’aumobiliste, la sécurité du véhicule sont constamment menacés par les dos-d’âne (dégradation des amortisseurs, supports de direction, pneus et même le moteur qui subit des chocs à chaque contact, contrairement bien sur aux cameras, qui peuvent être bénéfique à plus d’un niveau pour l’etat. En plus de leur aspect sécuritaire dissuasif par excellence, ils peuvent contribuer au financement du trésor public par l’et6ablissement de PV ou de poursuites judiciaires le cas échéant, suivi d’amendes qui finissent dans la caisse de l’etat, et qui serviront à développer à priori le secteur, renforçant la sécurité générale. 

Djillali Toumi

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