Objet : Appel à l’aide et plainte d’un imam et prédicateur contre des abus administratifs systématiques, des faux et usages de faux, ainsi qu’un mépris flagrant des décisions de justice de la wilaya de Sidi Bel Abbès.
Excellence, Monsieur le Président,
Je vous adresse, Mr le président, aujourd’hui cette lettre ouverte, après avoir épuisé tous les moyens administratifs et recouru à toutes les autorités compétentes. N’ayant trouvé d’autre solution que de m’adresser à vous, excellence, comme ultime espoir en votre qualité de gardien de la constitution, de plus haute autorité judiciaire et de premier garant de la dignité des citoyens et des fonctionnaires face à la tyrannie de la bureaucratie et aux abus arbitraires et systématiques.
J’ai frappé à toutes les portes légales possibles, dans l’espoir de trouver justice, soumettant mes griefs et mes plaintes aux différents organismes et autorités compétents afin d’obtenir réparation. Cependant, je me suis heurté – à mon grand regret – à un mur de silence et à une dissimulation flagrante de ces abus au sein du secteur des affaires religieuses locales. Ceci a enhardi l’autre partie à poursuivre ses transgressions administratives, bafouant les lois et les décisions de justice en toute impunité.
Moi, Abdelkader Boussaada, Premier Imam et Prédicateur, suis la cible depuis des années d’une campagne vicieuse et incessante de représailles administratives orchestrées par le Directeur des Affaires Religieuses et des Biens religieux de la wilaya de Sidi Bel Abbès. Ce dernier n’a pas hésité à violer les lois de la République, à défier les décisions des commissions d’appel et même à ignorer les jugements d’acquittement définitifs et exécutoires. Il est allé jusqu’à utiliser de faux documents pour expulser ma famille et me destituer arbitrairement de mes fonctions.
Cette tragédie administrative et judiciaire peut se résumer aux faits incontestables suivants
Premièrement : La sanction précédente a été annulée par la loi (2023) :
Se fondant sur un ancien différend personnel remontant à 2016 (et réglé à l’époque), le Directeur a rouvert le dossier et m’a déféré devant un conseil de discipline malveillant le 3 avril 2023, afin de me sanctionner par une rétrogradation. Cependant, la commission d’appel compétente de wilaya m’a totalement innocenté et a cassé la sanction de plein droit.
Deuxièmement : Mutation arbitraire et action en justice abusive (2023-2025) :
En représailles à l’annulation de sa sanction, il m’a muté de force et arbitrairement le 24 décembre 2023 dans une mosquée de la commune de Sfisef à une quarantaine de Km de la ville. Il a ensuite porté plainte contre moi pour des accusations graves et abusives (« collecte de dons sans autorisation et abus de confiance »), et j’ai été suspendu de mes fonctions pendant plusieurs mois (du 29 août 2024 au 24 mars 2025).
Troisièmement : La justice me donne raison, mais l’administration conteste les décisions au nom de « l’état !»
Après l’instruction de l’affaire, la justice, dans sa plus haute juridiction, a prononcé un acquittement en première instance, verdict confirmé en appel. Malgré le caractère définitif et exécutoire de la décision, le directeur a refusé de se conformer à l’autorité judiciaire et a persisté dans ses agissements arbitraires en prenant une décision injuste me retirant l’accès au logement de fonction, ce qui a eu pour effet de m’expulser, moi et ma famille.
Quatrièmement : Le scandale des faux et usages de faux (2026) :
Le plus grand choc est survenu cette année lorsque j’ai réussi à obtenir une copie de la plainte (pétition) sur laquelle se fondaient ma mutation, les poursuites engagées contre moi et ma tentative de licenciement. Il s’est avéré qu’elle était entièrement fabriquée et falsifiée, portant les signatures de 40 personnes. J’ai obtenu des déclarations sous serment des personnes nommées, niant tout lien avec cette affaire. Plus choquant encore, la plainte comportait le nom et la signature d’une personne décédée en 2020 (trois ans avant la fabrication de la plainte !). L’affaire est actuellement entre les mains du procureur pour faux et usage de faux.
Cinquièmement : Exagération des faits et déformation de la vérité devant le Conseil de discipline (juin/juillet 2026) :
En représailles à ma saisine des tribunaux, le directeur m’a de nouveau déféré devant le Conseil de discipline (audience reportée au 15 juillet 2026) et a eu recours à de graves manœuvres de désinformation pour tromper ses membres, notamment en :
Dissimulant le jugement d’acquittement et la décision antérieure du comité d’appel de wilaya afin de me présenter faussement comme un récidiviste et d’exagérer les faits.
Trompant les membres du Conseil en prétendant faussement avoir reçu une correspondance de la fonction publique indiquant que l’erreur qui m’était imputée justifiait nécessairement la sanction de « congédiement au quatrième degré », dans le but d’influencer leur décision et de les priver de leur pouvoir discrétionnaire.
Falsification de la situation du logement : Soumission d’un document administratif affirmant que le logement proposé est « convenable », alors que mon dossier contient un document officiel, émis par la commission technique compétente, qui confirme sans équivoque que le logement est totalement insalubre et impropre à l’habitation.
Monsieur le Président,
Je lance cet appel à l’aide à votre attention, suite à la transformation de l’administration de la wilaya de Sidi Bel Abbès, institution censée faire respecter la loi, en un instrument de règlement de compte personnel, de fraude et de dissimulation systématique. Étant donné que cette affaire porte sur une accusation de faux actuellement pendante devant les tribunaux, et sur une fraude administrative avérée,
Je vous implore, avec tout le respect que je vous dois et conformément à vos pouvoirs constitutionnels et légaux, d’intervenir en urgence pour mettre fin à cette injustice dont je peine à porter dans un pays ou l’on a tous commencé à croire depuis votre magistrature. La commission disciplinaire, fondée sur la fraude, le faux et l’induction en erreur des instances officielles et désormais libre de subir des injustices sans souci ni respect ni sens de responsabilité.
Votre excellence, je demande juste de constituer une commission d’enquête ministérielle ou centrale afin d’examiner ces violations administratives flagrantes, de démasquer les responsables de leur dissimulation et de purger l’administration de telles pratiques.
Protégez-moi et ma famille contre le déplacement forcé et le harcèlement professionnel persistant, et annulez ces décisions de licenciement arbitraires qui me porte beaucoup de préjudice, autant moraux que financiers.
Votre excellence, j’ai foi en vous et en la justice de notre République pour garantir l’équité, faire triompher la vérité et la justice, et lutter fermement contre tous ceux qui tentent de dissimuler la corruption administrative. C’est ma conviction la plus ferme que je refuse de vendre au rabais. Vive l’Algérie, libre, souveraine et état de droit.
L’interessé
M. Abdelkader Boussaada
Imam et prédicateur principal – wilaya de Sidi Bel Abbès – Téléphone : 0658151874
Courriel : boussaadaaziz2229@Gmail.com
