La France et le monde occidental sont secoués par toute sorte de soubresauts qui signale en réalité une panique généralisée. Le monde change, les hiérarchies sont bousculées, les voraces se dévorent entre eux.
Le grand mamamouchi de Washington rappelle à ses brebis qui est le patron et, comme dans le monde féodal du passé, remet de l’ordre dans le poulailler et taxe les maisons mineures.
En Gaule, Jupiter fait comme s’il était ailleurs et on prépare activement 2027 pour tenter de faire croire que le château va tenir jusque-là.
La Marine s’est faite attrapée les doigts dans la porte et le pot de miel et elle récolte ce qu’elle a semé.
L’actualité est singulière. A quelques semaines de distance, Papa Le Pen avale son extrait de naissance et sa fille vient d’avaler le sien hier.
Le parti qui a nourri leurs illusions va peut-être suivre…
Je vous propose la lecture de F. Ruffin, bardé d’une morale qui se veut irrécusable. Ecoutez-le, mais méfiez-vous des St Juste précisément au moment où tout laisse à penser qu’ils sont porteurs de morale et de vérité.
François Ruffin remet les pendules à l’heure sur Marine Le Pen et ses condamnations.
La France et le monde occidental sont secoués par toute sorte de soubresauts qui signale en réalité une panique généralisée. Le monde change, les hiérarchies sont bousculées, les voraces se dévorent entre eux.
Le grand mamamouchi de Washington rappelle à ses brebis qui est le patron et, comme dans le monde féodal du passé, remet de l’ordre dans le poulailler et taxe les « maisons mineures ».
En Gaule, Jupiter fait comme s’il était ailleurs et on prépare activement 2027 pour tenter de faire croire que le château va tenir jusque-là.
La Marine s’est faite attrapée les doigts dans la porte et dans le pot de miel et elle récolte ce qu’elle a semé.
L’actualité est singulière. A quelques semaines de distance, Papa Le Pen avale son extrait de naissance et sa fille vient d’avaler le sien hier.
Le parti qui a nourri leurs illusions va peut-être suivre…
Je vous propose la lecture de F. Ruffin, bardé d’une morale qui se veut irrécusable. Ecoutez-le, il lève le voile sur un pot qui pue, mais méfiez-vous des St Juste – précisément au moment où tout laisse à penser qu’ils sont porteurs de morale et de vérité. Il veut avoir la peau de quelqu’un d’autre…
La Renaissance (nom du parti jupitérien) ne leur a pas rendu service. Il y a une filiation continue à travers les siècles.
On ne le comprend que si l’on prend soin de savoir que la Renaissance (tout comme le Moyen Âge d’ailleurs) est une invention des historiens européens du XIXème siècle en quête de logique (« récit », « narratif »… disent aujourd’hui les embobineurs d’opinions, pour déprécier la parole de l’autre), pour rationaliser l’ordre naturel de leur pouvoir sur l’espace et le temps.
La plupart d’entre vous n’ont pas oublié le discours de Jules Ferry, (un ancètre de F. Mitterrand, ministre de l’intérieur de la IVème), socialiste de la IIIème République, avant le Congrès de Tours.
Ecoutez-le et traduisez dans les mots d’aujourd’hui.
« Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures…
« … on ne pouvait pas proposer à la France un idéal politique conforme à celui de nations comme la libre Belgique et comme la Suisse républicaine, qu’il faut autre chose à la France : qu’elle ne peut pas être seulement un pays libre, qu’elle doit aussi être un grand pays exerçant sur les destinées de l’Europe toute l’influence qui lui appartient, qu’elle doit répandre cette influence sur le monde, et porter partout où elle le peut sa langue, ses moeurs, son drapeau, ses armes, son génie.
« …le pays sera avec vous, car la France n’a jamais tenu rigueur à ceux qui ont voulu sa grandeur matérielle, morale et intellectuelle. »
M. Jules Ferry. Jules Ferry : « Les fondements de la politique coloniale » (28 juillet 1885)
Avant lui, Ernest Renan n’en déclarait pas moins :
« La régénération des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l’ordre providentiel de l’humanité. L’homme du peuple est presque toujours, chez nous, un noble déclassé, sa lourde main est bien mieux faite pour manier l’épée que l’outil servile. Plutôt que de travailler, il choisit de se battre, c’est-à-dire qu’il revient à son premier état. Regere imperio populos [gouverner le peuple], voilà notre vocation. Versez cette dévorante activité sur des pays qui, comme la Chine, appellent la conquête étrangère.
« La nature a fait une race d’ouvriers, c’est la race chinoise, d’une dextérité de main merveilleuse sans presque aucun sentiment d’honneur ; gouvernez-la avec justice, en prélevant d’elle, pour le bienfait d’un tel gouvernement, un ample douaire au profit de la race conquérante, elle sera satisfaite ; une race de travailleurs de la terre, c’est le nègre ; soyez bon pour lui et humain, et tout sera dans l’ordre ; une race de maîtres et de soldats, c’est la race européenne.
« Réduisez cette noble race à travailler dans l’ergastule comme des nègres et des Chinois, elle se révolte. Tout révolté est, chez nous, plus ou moins, un soldat qui a manqué sa vocation, un être fait pour la vie héroïque, et que vous appliquez à une besogne contraire à sa race, mauvais ouvrier, trop bon soldat. Or, la vie qui révolte nos travailleurs rendrait heureux un Chinois, un fellah, êtres qui ne sont nullement militaires. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait, et tout ira bien. »
Ernest Renan, « La Réforme intellectuelle et morale » (1871)
Naturellement, ils n’useront pas de ces mots. Mais beaucoup, de ces images, ne sont pas encore sortis.
Il leur en coûtera.
Ecoutons N. Sarkozy, de passage en Afrique, tenir le même propos, emballé autrement.
« Le colonisateur est venu, il a pris, il s’est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas.
« Il a pris mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu fécondes des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs.
« L’Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur. On s’est entretué en Afrique au moins autant qu’en Europe.
« La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n’est pas responsable des génocides. Elle n’est pas responsable des dictateurs. Elle n’est pas responsable du fanatisme. Elle n’est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n’est pas responsable des gaspillages et de la pollution.
« Je suis venu vous dire que l’homme moderne qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires.
« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.
« Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance.
« Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour, c’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé.
« Ecoutez plutôt, jeunes d’Afrique, la grande voix du Président Senghor : « le français nous a fait don de ses mots abstraits -si rares dans nos langues maternelles. Chez nous les mots sont naturellement nimbés d’un halo de sève et de sang ; les mots du français eux rayonnent de mille feux, comme des diamants. Des fusées qui éclairent notre nuit ».
« Cette Renaissance, je suis venu vous la proposer. Je suis venu vous la proposer pour que nous l’accomplissions ensemble parce que de la Renaissance de l’Afrique dépend pour une large part la Renaissance de l’Europe et la Renaissance du monde.
Dakar, 26 juillet 2007.
Ainsi parlait un président aujourd’hui délinquent condamné à porter des bracelets aux chevilles.
Demain, il en sera de même pour sa voisine de cellule, Marine Le Pen.
C’est plus que de famille.
Quand il parle de ses femmes l’homme blanc civilisé, qui ne supporte pas l’idée d’égalité, utilise à peu près les mêmes mots…
On lira chez le Baron P. de Coubertin des couplets de même tabac.
Bien évidemment, sous peine de répéter à l’infini ces bêtises, il n’y a ni races supérieures, ni races inférieures, ni races du tout. Ni ici, ni ailleurs. Ni chez les chiens ni chez les chats ou les chevaux.
Au diable ce débat de débiles.
En revanche, il y a des cupides, des voraces et des T-Rex qui veulent nous empêcher de vivre et de penser. et nous enlever le pain de la bouche.
Et ils sont prêt, vieux procédé de domestication, à convaincre par n’importe quel moyen des hordes de demeurés (convaincus de participer d’une « élite anthropologique ») pour les aider à accéder aux leviers de commandes.
Djeha, mardi 1er avril 2025