C’est dans le contexte de ce slogan qu’une journée d’étude a été organisée ce mardi 29 novembre 2022 par la caisse nationale des assurances des travailleurs salariés CNAS à la salle des conférences de l’hôtel Eden à sidi bel abbés. Parler d’hygiène et de sécurité dans le milieu de travail induit forcement de penser à créer des conditions et un milieu sein et favorable dans l’accomplissement des tâches quotidiennes dans le milieu de travail, afin de protéger le travailleur de tout risque d’incident ou d’accident.

Les exigences légales sur les préoccupations en sécurité et santé au travail, et leurs impacts sur le développement économique du pays, motivées par une demande légitime des travailleurs ont poussé à un engagement de l’état à travers des lois, décrets et instructions, à une éventuelle sensibilisation rationnelle sur l’obligation de créer des commissions paritaires chargées de la santé et la sécurité de l’employé au niveau de chaque entreprise.

Ceci a été nettement expliqué dans les différentes interventions des différents intervenants, qui ont animé cette journée de sensibilisation, rappelant, de par leurs expériences vécues dans ce volet, l’obligation et la nécessité d’élire une commission paritaire au niveau de l’entreprise, compétente en la matière pour défendre les droits des salariés en matière de santé et hygiène. Un arsenal de lois, décrets et instructions qui défendent foncièrement les droits du travailleur, son milieu, les conditions de travail, rappelant les fins détails sur l’ambiance et éléments de confort tel l’éclairage inadapté, le bruit, aération insuffisante, pollution atmosphérique, insalubrité des installations sanitaires et tellement d’autres risques, désormais un lot dans la réalité, et qui ont des conséquences graves sur la santé du travailleur, pouvant entrainer par la suite à une prise en charge très couteuse au trésor public. Les mesures de préventions n’existent désormais que sur une théorie bien riche qui n’arrive jamais à faire surface, et qu’il serait honteux et criminel de continuer à les feindre au péril d’une dégradation bien orchestrée.

Ce qui est quand même encourageant, le fait de constater cette persistance de l’autorité et de ses instances, notamment ces efforts immenses de la CNAS, à travers l’organisions de pareilles journées pour défendre le travailleur qui constitue un vecteur crucial dans l’appareil de développement des entreprises et de l’économie du pays en général. L’investissement dans ce vecteur est devenu désormais un choix incontournable pour rêver d’un temps meilleur en tout.

La journée a connu une présence importante, surtout pendant les premières heures, qui implique son importance sur la société et le milieu professionnel. L’ambiance était plus que parfaite, vu l’intérêt manifesté par les organisateurs, les directeurs présents et des organes de contrôles (CNAS, CASNOS, direction de l’emploi, CNR, CHU, Sonatrach, inspection de travail et des médecins). Il serait juste, souhaitable de rappeler vivement que la coordination entre les différents organes de contrôle (inspection de travail, CNAS, médéciné de travail, etc., est vivement sollicitée, selon un invité, dans un besoin de joindre les forces et mieux contenir le besoin de l’efficacité de la commission paritaire dans sa mission, car celle-ci reste souvent confinée au contrôle et à la revendication et à la répression coordonnée avec le syndicat d’entreprise, loin d’un support rigoureux souhaitable. Cette attitude altère souvent sa crédibilité et détériore la relation employeur-employé. Ce qui aboutit à une crise dans le milieu de travail et à sa mort prématurée, juste après son installation.

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Djillali Toumi