Je suis un homme de ce monde moderne, de plus en plus cosmopolite, de plus en plus petit, de plus en plus interconnecté. Sa culture universelle est ma culture, elle s’impose à moi comme une fatalité. Alors je fête le jour de l’an comme le fêtent toutes les femmes et tous les hommes du monde, tous mes frères et toutes mes sœurs dans l’humanité.

Je suis un musulman. J’appartiens à ce monde au passé glorieux et au présent malade, à la fois sage et insensé, meurtri, désuni, constamment mis à l’épreuve et qui ne parvient pas à se refaire. Mais je ne peux le renier, par souvenir du passé et par espoir en son avenir. Sa culture est mon héritage et sera mon legs. Alors je fête awal mouharram comme le fêtent toutes les musulmanes et tous les musulmans du monde.

Je suis maghrébin et je suis algérien. Je ne peux, sans être aveugle et ridicule, nier la part amazigh qui est en moi. Une part importante que je revendique comme faisant partie de mon identité multiple, de ma culture maghrébine spécifique. Et j’en suis tellement fier. Je fête donc Yennayer comme devraient le faire toutes les Algériennes et tous les algériens, avec le même esprit et la même ferveur quand ils fêtent le jour de l’an et Awal Mouharram.

MA culture est donc un mélange de toutes ces cultures: un bon dosage de passion et de raison, de frustrations et d’espoirs, de souvenirs et de rêves, de choses communes et de traits particuliers. Exactement comme aimait dire mon ami Messaoud Babadji qui avait la kabylie dans le cœur, l’Algérie dans le sang et le monde pour horizon.

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