L’aérodrome de Sidi Bel-Abbès transformé en décharge sauvage

Parlant de déchets ménagères et décharge public ,il est utile de publier l’article ci-dessous de notre confrère A. ABBAD paru dans l’édition d’hier de la VO :

L’association Albatros tire la sonnette d’alarme,

Depuis que sa demande d’inscription officielle sur la carte aéroportuaire nationale et sa mise en exploitation par les compagnies aériennes aient été rejetées par le ministère du Transports, l’ancien aérodrome de Sidi Bel-Abbès, dit de l’ALAT (Aviation légère de l’armée de terre), n’a eu de cesse de se dégrader au fil du temps et finir par redonner, aujourd’hui, une image d’abandon et de laisser-aller manifeste, à la limite du mépris le plus abject envers l’une des composantes de notre patrimoine matériel commun.
Et pour cause, ce magnifique site qui a fait la fierté de générations successives de Belabbésiens passionnées des grands rendezvous aéronautiques, est en passe de se transformer en une décharge sauvage du fait de l’incivisme de certaines personnes malintentionnées ou inconscientes qui y viennent, de jour comme de nuit, déposer toutes sortes de détritus. Dès son arrivée, le visiteur est confronté à un spectacle des plus désolants. Les ordures ménagères et les déblais s’amoncellent à perte de vue sur une grande partie de la piste d’atterrissage ‘squattée’ par les fouilleurs de poubelles et les picsboeufs.

Déjà rognée à son bout d’une bonne dizaine de mètres, «pour cause d’utilité publique», cet ouvrage est la première à subir les pires dommages. Idem pour le reste des infrastructures et dépendances de l’aérodrome qui devaient pourtant faire l’objet, depuis longtemps, d’une salutaire réhabilitation de la part des services techniques compétents. Dans le même cadre, la wilaya s’est mise, elle aussi, de la partie en demandant à son tour l’établissement d’un «devis quantitatif et estimatif des travaux à entreprendre sur le site, en ce qui concerne notamment l’aménagement des infrastructures de base (réfection des hangars, taxiways, tour de contrôle parking, aires de jeux, balisage de la piste principale d’atterrissage, pose d’une clôture…), ainsi que l’acquisition éventuelle des équipements de soutien (possibilité de financement d’un aéronef, installation d’un réseau radioélectrique, dotation en  équipement didactique…) et l’affectation de personnels d’encadrement et de sécurité…. » Mais sans plus! Dans les deux cas de figure (autorités centrales ou locales), le projet n’a jamais pu prendre forme.

Résultat: Dépourvus pratiquement de tout, sans budget pour tout au moins assurer les salaires de quelques agents de gardiennage et d’entretien, se sentant lâchés pratiquement par l’ensemble des services compétents, les membres bénévoles de l’association Albatros en charge de l’aéro-club n’ont pu, la mort dans l’âme, que constater les dégâts.

Contacté, hier, par téléphone, l’un des représentants actifs de cette association confirmera les faits constatés sur place mais en ne manquant pas de nous informer que, pour cette question précise, une assemblée générale extraordinaire est convoquée le samedi prochain au palais de la jeunesse à Sidi Bel-Abbès pour le renouvellement du bureau et l’examen de la situation qui prévaut présentement au niveau de l’aérodrome. Après le gel total de ses activités dans les années 90, nous confiera notre interlocuteur, l’aéro-club de Sidi Bel-Abbès est en mesure de reprendre bientôt du service.

C’est un nouvelle équipe de jeunes et d’anciens bénévoles, très dynamiques et résolus, qui est appelée à prendre définitivement en mains ses destinées et envisager par la suite la relance véritable de ses activités futures.» «Une telle alternative est d’autant plus envisageable, soulignera-t-il encore, que devant l’état de décrépitude avancée de ce site, une volonté réelle s’est  manifestée d’emblée aussi bien chez les anciens et nouveaux pilotes que chez la plupart des adhérents et amis de l’aéro-club en quête d’un espace sain et didactique pour eux et leurs enfants.»

Le représentant du bureau sortant n’a pas manqué également de nous rappeler les multiples services que peut rendre à l’avenir, pour les cadres et la population de la wilaya, cet aérodrome qui fut, dans un passé récent, dira-t-il, «le réceptacle privilégié de la compagnie nationale aérienne ‘‘Air Algérie’’ où elle a pu organiser des stages pratiques de sélection de ses pilotes.» Il citera notamment «les évacuations sanitaires, la messagerie, le traitement phytosanitaire, la reconnaissance des massifs forestiers, la cartographie aérienne et toutes autres activités  compatibles avec l’aviation légère de proximité…» Et de nous rappeler non sans grande fierté, que «Depuis sa mise en service en 1964, l’aéro-club de Sidi Bel-Abbès fut l’un des meilleurs centres d’Algérie en matière de formation aéronautique. Plusieurs pilotes de chasse ou de lignes commerciales ont débuté leurs carrières dans son giron.»

A.  ABBAD

Un commentaire

  1. Je trouve que notre administration communale et préfectorale sont d’une incivilité incroyable et cela afin de nous montrer la ville par son manque d’hygiène et que l’écologie n’est pas leur tasse de thé. Je remarque que sur le tarmac cette décharge sert d’AIRBAG aux avions .Donc bravo messieurs vous avez des idées plein la tête pour le baragouinage mais pour l’action de notre ville c’est autre chose .
    Dans cas ici présent qu’est l’insalubrité ,je ne citerai qu’une phrase de Jean paul Sartre qui avait dit dans son livre le bac Philo:
    ———L’enfer c’est les autres signifie que notre liberté est souvent altérée par la pression sociale.
    Et quand je pense qu’il est prévu une base de loisirs au lac Sidi Mohamed benali et un superbe tramway dans notre ville ,je dis foutaise car ces conceptions pour agrémenter la vie du citoyen doivent être basées et construites sur des site propres et pourvus d’une hygiène absolue.Dommage pour notre Ex belle petite ville qui par cette anarchie sur la manque d’hygiène ressemble à la petite soeur de Calcutta………..Adil

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