L’intervention du chef de service de NADHIF.COM , qui est chargé de la gestion du jardin public et qui est lui-même ÉLU de la ville avait, lors de la dernière séance plénière de l’APC , défrayé la chronique de l’actualité chez les habitants de Sidi Bel Abbes en parlant du jardin public.

En effet, étant l’acteur vivant des lieux, il avait relevé un certain nombre de dysfonctionnements qui pourraient conduire, dans quelque temps, à l’effet contraire des objectifs escomptés du projet, pour ne pas dire une impasse dans la gestion, après seulement 5 mois de l’inauguration du jardin public.
Parmi les observations critiques émises en leur temps, leurs auteurs se sont faits passés pour des nostalgiques des temps anciens comme, si une œuvre d’art devrait obligatoirement perdre de son authenticité pour justifier l’existence d’une direction fantoche en quête de budgets à consommer, quitte à commettre l’impardonnable d’un crime commis sur la nature et l’environnement.

Le pauvre chef de service militant et sûrement conduit par la fougue d’une jeunesse souvent mal appréciée , coupé en pleine intervention par le président de l’APC avant qu’il ne dévoile la totalité des imperfections de ce projet avait ,tout de même ,pu indiquer quelques problèmes liés au jardin public ,entre autres :
– Les bassins ( jets d’eau) ne disposent pas de vidangeurs , les travailleurs sont obligés de procéder de vidanger l’eau à l’aide de seaux, comme à l’ancienne,
– Les bassins d’eau fuient et à chaque fois le personnel en place doit réajuster le niveau d’eau , qu’on accorde injustement à l’évaporation.
– Les aires de verdures en gazon jaunissent malgré leur arrosage régulier ,
– Les bordures des différentes allées ne sont pas jointées et se décollent facilement , elles le seront davantage en période hivernale et de pluie,
– Les fils électriques alimentant les différents équipements ne sont pas au normes de sécurité ,ils sont apparents et risquent de créer des dégâts aux installations électriques en place,
-La vétérinaire affectée pour gérer le parc animalier n’est pas compétente, selon ce responsable, elle ne fait que photographier les animaux en place au lieu de les traiter,
– Aucune plantation en conformité avec le cahier de charge n’ait été effectuée en lieu et place des arbres coupés ou arrachés,
– Il n’eut pas de fonçage de puits alors que la verdure et la surface concernée, nécessitent une quantité importante d’eau,

Ce n’est là que la partie apparente de l’iceberg, on aurait aimé laisser ce jeune continuer son intervention pour en savoir plus sur l’état des lieux mais la censure a voulu qu’il en soit autrement.

L’histoire retiendra qui a raison et qui a tort.

Abdelkader Belamri