Une malade de cancer du sein : « Il faut implorer dieu de ne jamais tomber malade ni avoir affaire avec la justice ! »

C’est le résumé des complexités de procédures que rencontrent des centaines de femme à la recherche d’un rendez-vous pour un miracle “de faire une intervention chirurgicale”.  Le cancer du sein fait vraiment souffrir les femmes algériennes.

À Sidi bel-abbés, la maternité, le seul lieu réservé pour soulager ces malades par une prise en charge réconfortante, semble aux abîmes. Les atteints de cette maladie sont d’un nombre très important et le cancer est loin d’être un doux compagnon.

Ces femmes à cette maladie à différents stades, la peur affreuse d’une ablation, le fait d’être renvoyé chaque jour à une autre journée n’arrange en rien leurs morales ni d’ailleurs leur état physique, elles paraissent dans le couloir assises et allongées sur le sol épuisées perdant l’espoir de rester en vie.

L’on nous raconte que des femmes viennent des wilayas de Saida, de Mascara et même des environs d’Oran comme Zahana, Arzew et Senia alors que la maternité avec ses services ne peut même pas répondre aux besoins de la wilaya qui compte plus de 50 communes, car les maternités implantées dans les Dairates de Ben Badis, Sidi Lahcen, Telagh et Sfisef font à peine dans l’accouchement normal.

Étrangement, le cancer du sein en Algérie qui fait des milliers de victimes chaque année  demeure dans l’oubliette et complètement derrière les soucis de l’état. La santé de la femme constamment menacée par cette maladie mortuaire, en constante accentuation ne trouve désormais toujours pas sa place dans les maigres préoccupations des planifications de l’état.

C’est simple de parler de dépistage, mais faudrait-il parler de moyens à encourager les femmes à le faire. Rien n’est désormais facile à motiver la malade à devancer les stades préoccupants du cancer. Chaque jour de nouveaux arrivistes viennent augmenter le nombre, et à chaque fois, la solution pour une prise en charge satisfaisante ne sera en fait qu’une illusion qui condamne la malade.

Une dame qui a préféré garder l’anonymat nous révèle avec une voix battue dans la foule « Il vaut mieux prier de toute ses forces dieu de ne jamais tomber malade ni aussi d’avoir affaire avec la justice ! » car, notre justice en a aussi ses malaises.

La maternité est bien loin de satisfaire tout ce beau monde. Ses services n’ont plus les capacités de faire face aux nombres des malades qui s’accroit de jour en jour sans qu’il y ait diminution de l’autre coté par l’intervention ou le traitement.  Les médecins et les cliniques privés sont de véritable commerces avec de véritables businessman, ils ne voient en le malade, même  dans un stade critique, qu’une somme d’argent qu’il faut encaisser, à défaut, on ne vous adresse même pas la parole. L’humanité ici est un vilain défaut.

Etant forcé de fuir une probable santé, le choix tombe sur l’ultime direction (la maternité), sauf que là, dans cette enceinte tout semble s’écrouler devant ces condamnées. À l’accueil comme dans les bureaux de ces services d’une grande délicatesse, il n’y a que des employés dans le cadre de l’emploi de jeune, des licenciés, nous raconte- t- on, en gestion et économie et d’autres qui n’ont aucun lien, ne pourront jamais comprendre au moins ce que ressentent ces malade de cette maladie mortuaire.

Les infirmières sont constamment en fuite, la forte demande les rend impuissantes à satisfaire des malades qui ne veulent qu’une seule et unique chose (la prise en charge) d’une façon ou d’une autre. Les médecins ne peuvent consulter plus de 10 patients par jour, il s’agit bien d’une maladie très délicate et plus de temps il faut, plus les diagnostics seront bons. Quand aux interventions chirurgicales, la pression de la forte demande, le temps qui n’est guère de l’intérêt de la malade, le passe droit devient l’issu qui complique davantage la peine des malades qui n’ont rien ni personne.

Devant l’impuissance de se soigner chez les privés, c’est “le mur de Berlin”  qui se dresse devant eux à la maternité, les malades font le va et vient tous les jours, certains nous raconte –t- on, font la navette depuis plusieurs mois, leur cancer s’aggrave d’un stade à un autre jusqu’à devenir critique au 3éme stade. Il demeure toujours possible de sauver la malade dans le 1er et le 2éme stade. Ils nous disent qu’elles n’ont plus personne à qui se plaindre. Désormais, il est à conclure que vu leurs maladies condamnées par le temps, ces dames de tout âge meurent en silence sans que personne ne bouge le petit doit…..SAUVEZ LES SVP.

Djillali Toumi 


le 21 juin 2013


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21 juin 2013

1 Commentaire pour “Une malade de cancer du sein : « Il faut implorer dieu de ne jamais tomber malade ni avoir affaire avec la justice ! »”

  1. BOUBAKAR

    nul n’est à l’abri de telles mèsaventures;maladies,dossiers à fournir ou la justice comme vous l’avez dit si Toumi;malheureusement il faut s’attendre à tous,c’est la volontè de Dieu les maladies Allah i3afina! ;implorer et prier c’est ce qu’attend de nous notre crèateur!

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