Le Camus des colons et le Camus des colonisés….

C’est vrai  que le vainqueur a toujours raison ; le vaincu a tort de fond en comble, et quand ce vaincu est un écrivain hors norme l’amplitude de sa culpabilité prend des proportions démesurés. Camus est coupable comme son personnage le docteur Rieux qui parce qu’il patauge dans la peste tente d’apporter un remède mais voilà la contamination n’épargne personne  d’autant que la ville d’Oran tourne le dos à la mer, donc à la métropole, donc  les habitants qui vivent dedans n’ont plus le choix que de mourir ou survivre. Ainsi l’histoire tragique n’obéit plus à la logique humaine car la mort est violente quand le virus pénètre le corps et voilà  les personnages camusiens n’ont plus de masque à porter, ils évoluent à l’état nu. Faut-il croire que parce que dans le roman camusien l’arabe n’est pas en première ligne pour vite comprendre qu’il n’existe pas. Parce que tout simplement les deux communautés  vivent ensemble mais séparés par trop de différence à commencer par la religion  pourtant monothéistes, par l’idée de la patrie et par extension l’idée de la nation. Camus  ne pouvait  faire le pas car c’était pour lui comme s’il devait être un collabo. Sincèrement faut-il pour cela l’accusé d’avoir trahi l’indépendance algérienne ? Non en tant qu’intellectuel  natif d’Algérie, ayant des affinités avec entres autres Ferhat Abbès, Mouloud Feraoun et bien d’autres  il aurait pu passer  de « l’autre côté » mais avait-il vraiment le choix facile qu’avaient les nationalistes algériens de trancher car cela coulait de source. S’il faut contenter un procès à Camus, il serait juste de lire le plaidoyer dans l’Etranger et l’on verra  que finalement il tombe dans l’indifférence du monde, il sait que son univers s’écroule, est en train de disparaitre, il sait qu’il est condamné à mort ; son dernier mot est que les hommes meurent et ne sont pas heureux. Il savait et son œuvre le souligne implicitement que l’Algérie française n’était qu’une illusion et la réalité voulait que l’Algérie retrouve son corps et son âme. En 2011 que reste t-il de l’Algérie française ?  Une lointaine nostalgie  pour ceux qui ne cesse de rêvasser sur le « Petit Paris ». Camus appartient à un monde révolu comme Faulkner au monde révolu, on l’aura palpé dans «  Autant en emporte le vent ». Mais posons-nous la question   nous les vainqueurs  faisons-nous  mieux que celui qui nous a colonisé quand la corruption , le népotisme , le passe droit , la « hogra » , les scandales financiers ,  la fuite des cerveaux et autant de maladies sociales , le vide culturel , la folklorisation de l’esprit  , le bureaucratisme , tous ces fléaux telle  la peste qui  minent notre société pour dire que Camus au-delà de la question de l’indépendance nous interpellent encore et prouve ainsi que l’œuvre  dépasse son auteur et ses convictions  comme dit le diction «  Ne fait pas ce que je fais , écoute ce que je dis »  est d’actualité . Le paradoxe de l’Histoire a voulu qu’il meure avant l’apparition de l’OAS, ce symbole à lui seul justifie son drame personnel.    Camus a tenté de réconcilié deux divorcés, peine perdue il mourut sans assister à la suite. Maintenant ironie du sort,  une partie de la jeunesse tente de rejoindre la rive française s au prix de sa vie, au prix d’être mangé par la mer. N’est-ce pas là l’absurde incarné ?

On dira que l’histoire est un éternel recommencement. A nos écrivains de l’indépendance de répondre par des œuvres de la dimension d’Albert Camus. La querelle de Yasmina Khadra et Kamel Daoud nous  donne en perspective le désarroi culturel. En fait la littérature algérienne est en train de se mordre la .queue d’autant que les bons sentiments ne font pas de bons romans… A titre d’exemple Bel abbès n’est pas une “ville littéraire” alors que de par le passé . Arrêtons de remuer la plaie d’antan et plutôt de juger Camus par rapport à l’Histoire , lisons son œuvre , étudions là , donnons à sa place de prix Nobel son statut et après ouvrons les polémiques.Les donneurs de leçons d’histoire n’ont qu’à retenir leurs propres leçons et les appliquer sur eux mêmes. En bon entendeur…


le 07 juillet 2011


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07 juillet 2011

4 Commentaires pour “Le Camus des colons et le Camus des colonisés….”

  1. En plein gestation de l’étranger Camus dans ses écrits dit : Je ne suis pas d’ici et pas d’ailleurs non plus et le monde n’est plus qu’un paysage inconnu où le cœur ne trouve plus d’appuis étranger m’avouer que tout m’est étranger .A partir de cette philosophie l’auteur tenait à expliquer et se faire expliquer ce que veut dire le mot ETRANGER homme aux principes injustes ce complexe d’identité l’a condamné à vivre l’irréel à disparaitre en affirmant une position géographique transitoire qui remonte de ses origines pour lui il lui a fallu déterminer un territoire pour raconter une histoire il n’a pas su accepter ce qu’il est .Ecrivain penseur de l’absurde prix Nobel de littérature évalué par un défaut d’origine impatient d’être pris par la mort que de rester voir une Algérie indépendante confronté par plusieurs auteurs Arabes Algériens irréprochables tel que FARAOUN , MAMERI , KATEB ,DIB sa philosophie n’a été qu’esthétique voulant ramener la vie à sa manière encore plus à sa convenance , cherchons du coté de AZZA Abdelkader ( le pacte de sang)un ouvrage plus que parfait une littérature concrète une mémoire réelle qui nous fait vivre par rapport à la philosophie inerte de Camus dés le départ lui valait un exil absolu et encore mieux résolu tournons aussi vers l’islam une religion de toute pureté depuis Mohamed notre prophète à nos origines jusqu’à la conquête de l’islam aucune philosophie ne met en aucun cas en doute l’humain. Un proverbe arabe dit ( Camus ferrai un âne mort )Notre indépendance mal entretenue que se soit par un peuple ou de ses dirigeants en mémoire à nos martyrs je dirai vive l’ALGERIE en réponse à tous ceux qui prétendent être Algériens sans rien donner !

  2. Je n’arrive plus à positionner mes réponses (eddarb rah metkhalef) pourtant une seule réponse suffira pour les deux articles celui (MON PERE J’AI SOUILLE TA MEMOIRE) et celui de (ALBERT CAMUS). En réponse à Camus ( ne te fatigues d’avoir ce qui ne t’appartient pas !)
    En plein gestation de l’étranger Camus dans ses écrits dit : Je ne suis pas d’ici et pas d’ailleurs non plus et le monde n’est plus qu’un paysage inconnu où le cœur ne trouve plus d’appuis étranger m’avouer que tout m’est étranger .A partir de cette philosophie l’auteur tenait à expliquer et se faire expliquer ce que veut dire le mot ETRANGER homme aux principes injustes ce complexe d’identité l’a condamné à vivre l’irréel à disparaitre en affirmant une position géographique transitoire qui remonte de ses origines pour lui il lui a fallu déterminer un territoire pour raconter une histoire il n’a pas su accepter ce qu’il est .Ecrivain penseur de l’absurde prix Nobel de littérature évalué par un défaut d’origine impatient d’être pris par la mort que de rester voir une Algérie indépendante confronté par plusieurs auteurs Arabes Algériens irréprochables tel que FARAOUN , MAMERI , KATEB ,DIB sa philosophie n’a été qu’esthétique voulant ramener la vie à sa manière encore plus à sa convenance , cherchons du coté de AZZA Abdelkader ( le pacte de sang)un ouvrage plus que parfait une littérature concrète une mémoire réelle qui nous fait vivre par rapport à la philosophie inerte de Camus dés le départ lui valait un exil absolu et encore mieux résolu tournons aussi vers l’islam une religion de toute pureté depuis Mohamed notre prophète à nos origines jusqu’à la conquête de l’islam aucune philosophie ne met en aucun cas en doute l’humain. Un proverbe arabe dit ( Camus ferrai un âne mort )Notre indépendance mal entretenue que se soit par un peuple ou de ses dirigeants en mémoire à nos martyrs je dirai vive l’ALGERIE en réponse à tous ceux qui prétendent être Algériens sans rien donner !

  3. akkou

    Albert CAMUS ce passager clandestin n’est qu’un roi de l’absurde malgré le prix Nobel cela ne nous intéresse nullement, il est étranger rien ne lui appartient ici chez nous ,c’est pour cela qu’il n’a pas admis ce que la nature lui a réservé sachant qu’il était étranger appelé à disparaitre il a essayer d’amener sa politique philosophique dans le concret l’affirmation de la patrie il lui a fallu déterminer un territoire comme raconter une histoire hélas nul ne peut franchir les pouvoirs divins. Sa littérature ne peut s’adapter à nos principes musulmans.

  4. Adil

    Ah! l’oeuvre d’Albert CAMUS dont à été tiré le film L’ETRANGER ,que j’ai vu en 1969 .

    Mon cher MEHDAOUI,bel article sur cet écrivain que j’apprécie pour sa littérature ,et pour ce roman qu’est L’ETRANGER voici ce que j’ai pu en conclure .Il n’en reste pas moins que L’Étranger pose encore de nombreuses questions auxquelles il est bien difficile de répondre. « Les grandes œuvres se reconnaissent à ce qu’elles débordent tous les commentaires qu’elles provoquent. C’est ainsi seulement qu’elles peuvent nous combler : en laissant toujours, derrière chaque porte, une autre porte ouverte.
    Cette histoire d’ETRANGER n’est qu’une pure fiction; en effet Camus avoue lui-même avoir écrit l’Étranger dans un but de distraire : son roman est inscrit dans un but ludique, et non pas philosophique. Cependant il est difficile de ne pas faire de rapprochement entre cette fiction et l’existentialisme.
    de cette existentialisme qui n’est purement que de la philosophie.
    Les Existentialistes ont reproché à Albert CAMUS que ses Oeuvres sont plutôt Moralistes que Philosophiques,tel son Roman L’HOMME REVOLTE ou il traîte principalement à travers le thème du suicide ,du caractère absurde de l’existence .
    BELLE LITTERATURE .
    Bien amicalement…………….Adil

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